mardi 12 mars 2013

Hôpitaux : Hollande à Dijon : une promenade et du blabla…


  Dans un entretien à la presse locale avant sa visite à Dijon, Hollande a déclaré que personne en France ne devait se trouver à plus de 30 minutes d’un service d’urgence… Avec la politique de regroupement des hôpitaux menée ces dernières années, sur laquelle le gouvernement actuel n’est pas revenu, rien n’est moins sûr. Et Hollande ne s’est pas engagé sur le temps d’attente dans ces mêmes services d’urgence, débordés du fait du sous-effectif permanent qu’ils connaissent.

     Pendant que le président se promène en faisant ce genre de déclarations, le gouvernement continue d’imposer une politique d’austérité aux hôpitaux et à tous les services publics ! On peut le voir à l’hôpital d’Argenteuil où l’on veut faire payer le déficit aux personnels.

Fukushima : décontamination et exploitation des travailleurs

Dans des conditions épouvantables, 3000 travailleurs, que l’on appelle les « liquidateurs », se relaient chaque jour autour des réacteurs nucléaires endommagés de Fukushima. Pour à peine 6 euros de l’heure, souvent sans contrat de travail, employés par des entreprises sous-traitantes, ils risquent à terme leur vie pour refroidir les installations radioactives. Depuis deux ans, les révélations se multiplient, montrant les violations des règles de sécurité et d’exposition à la radioactivité qui se sont succédé.


      Les dirigeants de la compagnie japonaise TEPCO et ses actionnaires ont été responsables hier de la catastrophe tout comme, aujourd’hui, ils sont responsables de la mort à terme, par contamination, des travailleurs qui réparent les conséquences de leurs négligences d’il y a deux ans.



Voir l’éditorial des bulletins d’entreprise Lutte Ouvrière du 11.03.13. sur la page suivante. Il est intitulé : « Il n’y a pas de sauveur suprême, ni au Venezuela ni ailleurs »

lundi 11 mars 2013

Editorial des bulletins d'entreprise LUTTE OUVRIERE de ce 11.03.13


lundi 11 mars 2013

Il n’y a pas de sauveur suprême, ni au Venezuela ni ailleurs

Les commentateurs des médias ont été étonnés devant les foules immenses de pauvres, qui, au Venezuela, ont accompagné les obsèques de Chavez.
     Eh oui, Chavez était un président qui avait su attirer la sympathie des masses pauvres de son pays. Mais comme en témoignait la présence de plusieurs dizaines de chefs d’Etat ou leurs représentants, il avait su tout aussi bien se faire accepter par les grands dignitaires de ce monde.
    Chavez était un des rares chefs d’État de pays sous-développés qui avait su dire non aux grandes puissances, en l’occurrence les États-Unis, et aux représentants des grands trusts qui dominent l’économie de ces pays.
     De plus, il avait une politique sociale qui tranchait sur celles de tant de dirigeants politiques d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. Ceux-ci empochent les miettes que leur concèdent les grands trusts qui pillent leurs pays sans en laisser la moindre retombée pour leurs peuples. Il a utilisé une partie de l’argent du pétrole pour créer des écoles et des centres de santé dans les quartiers populaires alors que tant de protégés de grandes puissances se moquent d’apprendre à lire et à écrire aux enfants de leurs pays et ne se soucient même pas qu’ils puissent manger à leur faim.
     Chavez a su s’opposer aux multinationales américaines et imposer ses conditions. Mais il n’est pas allé jusqu’à confisquer les intérêts étrangers dans le pétrole. Il s’est contenté d’accroître le contrôle de l’État et cela a suffi pour qu’il devienne la bête noire des américains.
C’est son courage à s’opposer à la première puissance mondiale qui a fait sa popularité. Il a redonné fierté et dignité à son peuple piétiné par l’impérialisme.
     La popularité dont bénéficiait Chavez donne une idée, fut-ce indirectement de la haine suscitée en Amérique latine par la domination impérialiste et en particulier par les Etats-Unis.
     Ces peuples ont été exploités, opprimés pendant des siècles. Leurs richesses naturelles ont été pillées. Pour tirer bénéfice de la culture de la canne à sucre, du coton on leur a imposé l’esclavage. La mémoire de ce passé de pillage, d’oppression et d’exploitation survit d’autant plus qu’il continue sous d’autres formes. La souffrance des victimes des putschs et des dictatures soutenues par les Etats-Unis n’est pas seulement inscrite dans la mémoire collective, elle est inscrite dans la chair de millions de femmes et d’hommes en lettres de sang.
      La présence aux obsèques de Chavez de tant de chefs d’Etat ou de leurs représentants a montré que ceux-ci reconnaissaient en lui un des leurs. Chavez était intégré au concert des chefs d’Etat et au monde capitaliste.
     Chavez ne combattait pas réellement l’impérialisme car il ne combattait pas la base sur laquelle il repose : la propriété capitaliste. Si l’État a pris, en partie, le contrôle de l’industrie pétrolière, il n’a pas exproprié les classes possédantes. Les riches ont continué à prospérer et sont toujours les maîtres de l’économie. Quant à « l’ennemi américain » il continue de piller le pétrole tant et si bien que le Venezuela est resté son principal fournisseur.
     Malgré les mesures sociales, le pays est empêtré dans le sous-développement. Redistribuer aux plus pauvres une partie de la rente pétrolière n’a pas supprimé les inégalités, le chômage et la misère car l’économie du pays continue d’être pillée et dominée par les grandes puissances.
     Sauf mettre à bas l’impérialisme, il n’y a pas d’échappatoire pour les pays pauvres. Et cela ne peut pas être le fait d’un homme providentiel car il ne s’agit pas seulement de remplacer un homme par un autre. Il s’agit de transformer les bases de la société, de remettre en cause la propriété capitaliste et faire en sorte qu’il n’y ait plus de privilèges et de privilégiés.
     Cela ne peut se faire sans que la classe ouvrière s’en mêle. Cela ne peut se faire que collectivement, par l’organisation consciente de tous les exploités prenant la direction de l’économie. C’est la seule voie qui peut faire en sorte que dans des pays comme le Venezuela, l’Algérie, le Niger, le Gabon et bien d’autres encore, la grande majorité de la population ne soit pas condamnée à la misère.
     En revenant des obsèques de Chavez, le ministre socialiste de l’outre-mer a déclaré, en substance, que le monde gagnerait si, parmi les dirigeants des pays pauvres, il y en avait qui ressemblaient à Chavez. Quelle hypocrisie ! Si tant de régimes pourris et corrompus perdurent en Afrique, c’est en raison du soutien, au besoin militaire, de l’impérialisme français. Et ce, que le gouvernement soit de droite ou de gauche.

Peugeot : une fortune opaque, un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière de cette semaine


L'opacité de la fortune des Peugeot

« La compagnie holding de la famille Peugeot, FFP (société foncière financière et de participation), va subir de plein fouet les difficultés du constructeur automobile PSA », estime l'agence d'informations financières Agefi. À croire que les Peugeot devraient se retrouver sur la paille.
      La décision de la direction du groupe PSA – à laquelle appartiennent plusieurs membres de la famille Peugeot – de déprécier artificiellement la valeur de ses « actifs » (bâtiments, usines, machines...) a pour conséquence, par un jeu d'écritures, de pouvoir inscrire une « perte ». Mais c'est avoir la mémoire courte et très sélective que de s'en tenir aux fluctuations des ventes et de la production automobile et à ces jeux d'écriture. Ce n'est pas d'hier que la famille Peugeot fait des affaires, puisque dès 1810, elle avait commencé à investir dans l'industrie une partie des rentes qu'elle percevait des paysans de la région de Montbéliard. Son enrichissement s'appuya ensuite sur le développement de la métallurgie. Qu'il s'agisse de ressorts d'horlogerie, de baleines de parapluie ou de corset, ou plus tard de l'industrie d'automobile, il y eut continuité dans cette famille d'exploiteurs.
     En 1929, l'immense fortune accumulée dans l'automobile conduisit la famille Peugeot à créer cette société financière, FFP, pour gérer son capital. Depuis une trentaine d'années, elle s'est diversifiée en achetant des participations dans divers secteurs : l'équipementier aéronautique Zodiac Aerospace, le fabricant de petit électroménager Seb, une société de marketing suisse, le gestionnaire de maisons de retraites Orpea, la société de nettoyage Onet, la Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef), différents fonds de placements... Et encore, cette société financière ne constitue-t-elle qu'une « poire pour la soif », selon Robert Peugeot lui-même, qui en est à la tête.
     À combien se monte la fortune des Peugeot et où se trouve-t-elle ? L'opacité et le secret sont quasi totaux sur ce point. On peut remarquer cependant que le magazine suisse Bilan qui établit un palmarès des résidents suisses, quelle que soit leur nationalité, y fait figurer la famille Peugeot en bonne place.
     En France, il est vrai, la revue économique Challenges estime que la fortune des Peugeot a certes diminué de moitié l'an dernier – ce qui ne les empêche pas de rester à la 36e place dans les fortunes professionnelles de ce pays. Cette estimation n'est que virtuelle, puisqu'elle se base sur la capitalisation boursière du groupe, qui est le reflet d'une activité en partie spéculative, donc fluctuante. La véritable fortune des Peugeot, leurs avoirs, leurs propriétés, la fortune des dizaines d'héritiers de la famille... tout cela est soigneusement à l'abri des regards grâce au secret bancaire.
     Savoir ce qu'il en est exactement de cette fortune accumulée grâce à la sueur des travailleurs serait la moindre des choses, et c'est bien pourquoi il faudrait imposer la levée du secret des affaires.
                                                                                 Jean SANDAY

La Poste-Val d’Oise : la régression du service public


L’objectif des dirigeants départementaux de La Poste est de s’en prendre aux établissements de tri et de distribution du courrier de proximité.
     Pour les personnels, cela va se traduire par une aggravation des conditions de travail et de vie. Pour la population, une nouvelle dégradation du service public de courrier.
    A la Poste, ce qui est vrai pour le courrier l’est également pour les autres services. Il faudra combien de temps pour qu’un bureau soit à nouveau disponible dans le quartier d'Orgemont, après la fermeture il y a maintenant plusieurs années du bureau de la rue Kléber ?
     Le « Collectif de défense de la Poste du Val d’Oise » appelle à une manifestation samedi 23 mars prochain devant la direction de La Poste, 7 place des Cerclades (à côté de la Préfecture) à Cergy. C’est une très bonne initiative.

Le 8 mars : histoire de la création de cette journée : suite et fin de l’article de Lutte Ouvrière de mars 2010



UN COMBAT TOUJOURS INDISPENSABLE

Entre-temps, dans l'URSS de Staline, la condition des femmes reculait et le mouvement ouvrier tendait à gommer l'émancipation des femmes de son programme réel. En France par exemple, ce ne fut pas le gouvernement de Front Populaire élu en 1936 qui accorda le droit de vote aux femmes, mais celui de De Gaulle en 1945. De même, le droit à la contraception puis à l'avortement furent conquis, en 1967 et 1975 sous des gouvernements de droite, sous la pression des féministes.
     À l'évidence, aujourd'hui encore, l'émancipation des femmes est loin d'être un acquis.      Les préjugés machistes, la discrimination au travail et l'esclavage ménager restent la règle, y compris dans les pays développés. En France, l'an passé, 160 femmes ont péri sous les coups de leur compagnon. Le développement des préjugés réactionnaires constitue de surcroît une menace pour les droits des femmes de ces pays dits « avancés ». Quant aux femmes des pays pauvres, elles restent opprimées, humiliées, exploitées, souvent usées par les grossesses à répétition et réduites à l'esclavage domestique. Privilège des femmes, elles peuvent être, suivant les barbaries locales, coutumières ou politiques, battues, voilées, excisées, infibulées, brûlées vives, répudiées, enfermées, violées, mariées de force. Mais elles ne se soumettent pas, comme le montrent celles qui, aux quatre coins du monde, se battent courageusement contre ces exactions.
      Même officialisée par les pouvoirs publics, la journée du 8 mars reste une occasion de montrer sa solidarité avec toutes ces combattantes, connues ou obscures.

                                                                      Paul GALOIS

Les "obusettes" de la Guerre de 14-18

Ouvrière dans une usine de l'Oise

dimanche 10 mars 2013

Michèle Audin, auteur de "une vie brève" à Argenteuil

Michèle Audin a trois ans et demi lorsqu'elle voit une dernière fois son père, Maurice Audin. Cet enseignant de 25 ans ne reparaîtra plus. Le 11 juin 1957, il est arrêté à son logement d'Alger par des parachutistes. Il est torturé. Il sera liquidé. La version de l'Etat français est qu'il s'est échappé lors d'un transfert. L'Etat français n'a, jusqu'à aujourd'hui, jamais remis en causse cette version officielle.
     Le sujet du livre n'est pas ce qui allait grâce à des personnalités comme Pierre Vidal-Naquet, devenir l'"Affaire Audin". Elle est celle d'une quête, voire d'une enquête d'une fille, Michèle qui part à la recherche du parcours de vie d'un père mort très jeune.
     Le vendredi 22 mars, à partir de 18 heures 30, Michèle Audin viendra s'entretenir de son livre, puis le dédicacer, dans l'auditorium de la maire d'Argenteuil. Cet entretien sera précédé d'une introduction de l'historienne Sylvie Thénault qui, elle, nous parlera de l"Affaire Audin". Une soirée à ne pas manquer.
                                                                                                        -entrée libre-

Algérie : "Algérie en guerre d'Algérie" : une exposition qu'il ne faut pas manquer

Une très intéressante exposition a lieu jusqu'au 21 mars dans l'agora de la mairie d'Argenteuil : "Paris en guerre d'Algérie". Elle porte sur la période 1953-1965 et sur le département de la Seine : situation difficile des travailleurs algériens appelés en métropole par le plein emploi ; vie quotidienne de ces travailleurs ; la répression coloniale à leur encontre ; les rivalités entre les courants nationalistes ; la politique ambigüe du PCF ; les solidarités militantes franco-algériennes ; la politique de De Gaulle ; les accords d'Evian qui ouvrent une nouvelle ère... mais la vie difficile des travailleurs algériens en France qui perdure. Pour ceux que cela intéresse, je fais du lundi au vendredi, une permanence à cette exposition qui permet de connaître et de se poser de nombreuses questions.