lundi 25 février 2013

Ecole, "réformes" : les communes mises à mal

L'adjoint aux affaires scolaires a organisé ce lundi soir à Argenteuil une réunion d'information et de concertation qui s'adressait aux équipes d'enseignants des écoles maternelles et élémentaires de la commune sur la question des "rythmes scolaires".
     La très nombreuses assistance démontre bien que l'heure est grave pour des enseignants déboussolés depuis des années par la valse des "réformes" et par les conséquences de l'austérité.
      Si une telle réunion est utile, elle est montre en revanche que l'institution de l'Education nationale, elle, laisse les personnels depuis des mois dans l'inquiétude.
      Mais cette situation de silence est à l'image du reste.
     C'est le gouvernement et le ministère de l'Education nationale qui ont décidé, avant que toute véritable discussion avec la masse des intéressés n'ait eu lieu. Aux municipalités maintenant de se débrouiller pour choisir, réorganiser, rassurer.
      A elles de trouver les fonds nécessaires pour faire face aux conséquences pécuniaires de l'organisation qu'elles devront choisir.
      A elles comme ce soir, d'expliquer, de rassurer, quand elles ont les réponses.
      Ce serait pourtant à l'Etat d'assumer ses choix, de les financer, de les expliquer.
     Comme pour le reste, les communes en sont réduites à pallier le désengagement de l'Etat.
     En tout cas, à voir les réactions des participants, les personnels ne sont pas prêts à ce que cette "réforme" se fasse à leur détriment.


Editorial des bulletins Lutte Ouvrière du lundi 25.02.13.

Manifestons le 5 mars contre le projet de loi réactionnaire
 
Mardi 5 mars, une journée de mobilisation est organisée par la CGT et FO pour dénoncer le projet de loi, bien mal nommé « sécurisation de l’emploi ». Comme Hollande s’y était engagé, Sapin, le ministre du Travail, a fidèlement retranscrit l’accord signé entre le Medef, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC. D’un accord honteux, le gouvernement a fait un projet de loi honteux.
     Les défenseurs du projet parleront généralisation des complémentaires santé, droits rechargeables à l’assurance chômage, taxation des contrats courts… droits qui sont tous reportés à de nouvelles négociations et sans assurance de financement. Mais derrière ce rideau de fumée, il y a une charge sans précédent contre les travailleurs.
     Le patronat a obtenu la légalisation de la flexibilité : sous prétexte de difficultés économiques, les patrons pourront, à leur convenance, changer le temps de travail et baisser les salaires.
Bien des patrons n’ont pas attendu la loi pour le faire, mais en principe les salariés pouvaient, individuellement, refuser. Avec ce projet, le salarié qui refusera une baisse de salaire sera licencié. En plus de faire sauter le dernier verrou qui existait, la loi va soutenir le patronat, l’encourager dans ses attaques. Avoir le droit de baisser les salaires, c’était le rêve du patronat : Hollande veut le réaliser !
Faire croire que ces sacrifices sauveront l’emploi est un mensonge. Souvenons-nous de l’usine Continental à Clairoix, qui a fermé un an après que la direction a imposé ce genre d’accord. Prenez l’accord que Renault veut imposer : la direction annonce qu’en contrepartie des concessions faites par les ouvriers, il n’y aura pas de plan social mais elle va supprimer quelque 8 000 postes avec des départs volontaires et départs en retraite. Alors, qu’est-ce que cela change pour l’emploi ?
     Les patrons pourront imposer la mobilité interne : muter les travailleurs sur un autre poste, les envoyer travailler sur un autre site, la limite géographique étant fixée… à l’hexagone. Si le salarié refuse, il sera licencié.
     Il fallait toute la dose d’hypocrisie propre au Parti socialiste au pouvoir pour parler de « sécurisation de l’emploi » : plus rien n’est sécurisé pour le travailleur, ni son lieu de travail, ni ses horaires, ni même son salaire !
     Les patrons pourront aussi licencier plus vite et moins cher. Le licenciement économique de 99 salariés pourra être réglé en deux mois, quatre mois suffiront pour fermer une usine de 500 salariés. Les recours des travailleurs seront limités dans le temps et la procédure simplifiée. Alors, s’il y a une chose que cette loi sécurise, ce sont les licenciements.
     Si ce projet passe, ce que le patronat imposait par le chantage aura force de loi, et on le devra au Parti socialiste.
     Le patronat fait de la crise et du chômage une arme de guerre contre les travailleurs. Il remet en cause et veut démolir les droits gagnés au fil des luttes par des générations de travailleurs et faire reculer tous les salariés, toute la société.
     Pour l’arrêter, il faut changer le rapport de forces. Seule la mobilisation d’une grande partie de la classe ouvrière peut le faire. Seule une réaction massive du monde du travail, capable de bloquer l’appareil productif et d’imposer ses revendications vitales, l’interdiction des licenciements et la protection des salaires, peut renverser la situation.
     Un tel rapport de forces ne se décrète pas mais il se prépare. Et cela commence par dire « non », par exprimer notre opposition aux coups patronaux, par affirmer que l’on est contre tout sacrifice imposé aux travailleurs, et que rien ne les justifie.
     Encaisser les coups sans rien dire, en baissant la tête, ne fait que préparer les coups suivants. Quant à prendre des coups en les justifiant, comme l’ont fait les dirigeants de la CFDT, de la CGC et la CFTC, il n’y a rien de pire ! Cela revient à trahir les intérêts matériels des travailleurs, mais aussi leurs intérêts moraux, leur dignité d’exploités.
     Les confédérations CGT et FO, qui appellent au 5 mars, ont leur part de responsabilité. Au lieu de dénoncer la mascarade du dialogue social, de dire qu’il ne pouvait rien en sortir de bon pour les travailleurs, elles sont entrées dans le jeu du gouvernement et du patronat en participant à toutes les négociations.
     Alors, il faut dire, aussi bien au gouvernement qu’aux directions syndicales, que les reculs sociaux ne se feront pas avec l’accord des travailleurs.
     Dénoncer, le 5 mars, ce projet anti-ouvrier, c’est montrer qu’il y a des travailleurs qui n’acceptent pas de se sacrifier. C’est exprimer non seulement leur combativité mais aussi leur conscience. C’est le gage de voir, demain, le monde du travail se lever et rendre les coups.

 

"Paris en guerre d'Algérie" une exposition à visiter à Argenteuil du 1er au 21 mars


Une exposition particulièrement intéressante sera présentée dans le hall de la mairie d’Argenteuil du 1 au 21 mars : « Paris en guerre d’Algérie » qui a été préparée par le comité d’histoire de la Mairie de Paris ». Elle présentée par celui-ci de la façon suivante :

« Paris en guerre d’Algérie

L'année 2012 a été l'année du 50e anniversaire des accords d’Evian, et revenir sur les conséquences et les répercussions de la guerre d’Algérie a semblé utile et nécessaire, en diffusant auprès d’un large public les apports scientifiques d’historiens spécialistes de ces questions.
      L’exposition intitulée « Paris en guerre d’Algérie » entend étudier sur un temps chronologique plus large que celui du conflit stricto sensu – 1953-1968 – les répercussions  du conflit entre la France et l’Algérie à l’échelle de l’ancien département de la Seine. Elle est l’occasion de mettre en regard des expériences parallèles ou entrecroisées d’un conflit qui ne touche pas tous les  habitants de la région parisienne au même titre.

     L’exposition s’appuie sur quelque 300 documents dont une cinquantaine d’originaux.
     La collaboration des commissaires et des scénographes permet de monter une exposition vivante et graphique, mêlant photographies, journaux, documents officiels, diffusions sonores et imagées, avec de nombreux documents inédits, soulignant la multiplicité des sources existant sur cette période. »



Je me propose de présenter cette exposition à qui le souhaite :
D. MARIETTE, 06.99.49.98.

Mac Do, ça ne rimerait pas avec Démago ?


Des frites « 100% françaises » annonce Mac Do pour ses boutiques de l’hexagone. Il est vrai que c’est le genre de produits dont on ne voit pas très bien pourquoi elles feraient de milliers de kilomètres avant d’atterrir dans les assiettes.
     Cela dit, heureusement qu’un Parmentier et d’autres ont fait traverser l’Atlantique à cette tubercule bien connue qui nous est venue des Amériques.
     La pomme de terre, une immigrée, quoi !

Retraites : une même politique


Les grandes manœuvres autour de nouvelles attaques contre les retraites sont en marche.
      L’installation du groupe de démolisseurs est pour mercredi. A sa tête, celui qui a présidé, de 2000 à 2006 le sinistre « Conseil d’orientation des retraites ».
      C’est ce que l’on appelle la continuité.
      Attaques de droite contre les retraites ou attaques de gauche, les travailleurs doivent se préparer à résister.

Ecole : « l’enfant au centre »… une formule pour justifier l’injustifiable


Pour justifier toutes les transformations de l’Ecole qui n’ont abouti ces dernières décennies qu’à une grande dégradation de celle-ci pour les élèves des milieux populaires, on a resservi régulièrement l’injonction  : « les enfants d’abord », « l’enfant au centre du système éducatif ». Oui, bien sûr. Mais ces belles formules n’étaient là que pour justifier les attaques pour dégrader les conditions de travail des personnels… et donc des élèves.
     « L’élève au centre », à moins que le centre soit entendu comme le cœur de la cible de tir, la détérioration des conditions de travail des personnels ayant des conséquences désastreuses pour les apprentissages des enfants.
     L’élève au centre ? Que l’on  rétablisse une vraie possibilité de scolarisation des enfants de moins de cinq ans !
     Que l’on applique la formule : pas de classe sans maître !
     Que l’on rétablisse les postes de Rased supprimés !
     Etc ! Etc !

dimanche 24 février 2013

Conseil général : ses choix de soutien (rappel)

Bien évidemment, les artistes n'y sont pour rien à cette barrière entres les classes

Une priorité par exemple : que la journée de mobilisation du 5 mars prochain soit un premier succès

Un fascicule vient de sortir  sur les "1800 jours pour Argenteuil", une sorte de bilan-perspectives de l'action de la municipalité depuis les dernières élections municipales.
        Il y a sans doute des données légales qui amènent, un an avant les prochaines élections municipales à faire paraître cette sorte de bilan.
     Nous sommes à égalité avec chacun des habitants d'Argenteuil : nous découvrons le magazine en même temps qu'eux. Pas question de se plaindre.
     Les militants de Lutte Ouvrière n'ont en février 2013 qu'une priorité : comment contribuer à ce que les travailleurs du pays inversent le rapport de forces avec le Capital qui les oppriment et ceux qui le soutiennent.