samedi 16 février 2013

Quand M. Métézeau se gauchit

M. Métézeau vient de sortir une "lettre ouverte" où il s'émeut de la situation du personnel de la Ville d'Argenteuil : non renouvellement de contrats, mises au placard, mutations arbitraires.
     Toute chose qui se pratiquait sous le vice-pontificat de M. Métézeau de 2001 à 2008 est tout aussi inadmissible sous ses successeurs.
     En tout cas, pour notre part, les élus Lutte Ouvrière, dès le début, ont dénoncé tout non renouvellement de contrat, mise au placard ou mutations arbitraires dont ils avaient connaissance directement, ou indirectement. Il n'y a pas deux faces pour l'inadmissible.

Un heureux plagiat

     Le titre de cette lettre évoque le fameux duo "Zorro-Bernardo". Bien. mais c'est Patrice Crunil qui utilisa naguère cette référence à l'encontre de l'ami de M. Métézeau, le maire précédent d'Argenteuil.
     Si monsieur Métézeau prend son inspiration du côté des révolutionnaires...

Cheval, boeuf, mais aussi où il est question du porc : un cartel épinglé dans la filière du porc

L’Autorité de la concurrence vient de condamner à 4,5 millions d’euros d’amende cinq grands groupes abatteurs de porc (Socopa Viandes, Bigard, Abera, Bernard, Gad), accusés d’entente sur leurs achats au détriment des éleveurs. Ce « club des cinq » magouillait pour faire baisser le prix du porc payé aux éleveurs afin de restaurer et même d’augmenter leurs marges bénéficiaires.
     Les dispositifs d’alerte promis par les accusés – qui ont reconnu les faits – ne suffiront sûrement pas à rendre transparentes les opérations auxquelles se livrent les abattoirs et la grande distribution. La spéculation et l’entente sur les prix sont inhérentes au marché capitaliste. Seule l’intervention de la population pourrait les en empêcher, en imposant le contrôle des comptes et des échanges.

vendredi 15 février 2013

Renault : un communiqué de Nathalie Arthaud


Renault : le maître-chanteur est déjà gavé

Carlos Ghosn, le PDG de Renault, se moque du monde : il vient donc de proposer de reporter – pas même de renoncer – 30% de sa rémunération variable, soit 430 000 euros sur ses 11 millions de salaire annuel, afin de faire passer l’accord de compétitivité que vise Renault.
     Depuis des mois, au nom d’une prétendue nécessaire « compétitivité », Renault essaye d’imposer à ses salariés en France un accord qui prévoit le blocage des salaires, la suppression de jusqu’à 21 jours de congés par an et une flexibilité et une mobilité accrues. En fait de négociation, elle exerce un véritable chantage à l’emploi. Elle explique qu’elle « pourrait s’engager à ne pas fermer d’usine en France », toute la menace tenant dans le conditionnel. Et en même temps, elle prévoit 8000 suppressions d’emplois.
     Hier, l’entreprise a annoncé avoir fait, en 2012, 1,74 milliard de profits. Si on ajoute 600 millions de « cash flow » supplémentaire, 2 milliards de trésorerie en plus, un endettement de 300 millions qui se transforme en une créance de 1,2 milliard, c’est au total plus de 5 milliards qu’a gagné Renault en 2012. Les actionnaires toucheront 500 millions de dividendes au titre de 2012, soit plus que l’an passé. On comprend que l’action ait gagné 8% hier. Et la firme va bientôt bénéficier de l’allègement de cotisations promis par le gouvernement dans le cadre du « pacte de compétitivité ».
     Alors les travailleurs de Renault ont entièrement raison de refuser chacun des sacrifices qui leur sont demandés !
                                                                                                Nathalie Arthaud, le 15.02.13.

Argenteuil : meeting de Nathalie Artaud ce dimanche 17 février à 12 heures 45


A l’occasion du grand banquet fraternel des amis de Lutte Ouvrière d’Argenteuil et de la Région

Dimanche 17 février prochain

 à Argenteuil
Grande salle Jean Vilar : 

Meeting avec Nathalie ARTHAUD

à 12 heures 45

Nathalie Arthaud en meeting en 2012
(entrée libre pour ce meeting –banquet payant sur réservation)


(A l'occasion du meeting que tiendra notre camarade Nathalie Arthaud à l'occasion de cet après-midi fraternelle ce dimanche 17 février, meeting qui aura lieu de 12 heures 45 à 13 heures 15 à la salle Jean Vilar, une collecte de soutien aux ouvriers grévistes de PSA Aulnay aura lieu aux portes de la salle. Une occasion de les soutenir financièrement, et bien évidemment de discuter avec eux de leur grève qui concerne tous les travailleurs.)



Ikéa : fait d’un drôle de bois


Une nouvelle journée d’action a lieu dans le magasin d’Ikéa de Gonesse. En jeu, toujours le même climat détestable dénoncé dans l’entreprise depuis des mois par les organisations syndicales. « Chasse aux sorcières » « pressions » « dialogue social rompu » reviennent dans la bouche de responsables syndicaux.
    Bois du sud comme bois cpaitaliste du nord, il serait temps que les travailleurs montrent de quel bois ils se chauffent !

Dassault : représentant de commerce en déplacement


Hollande se rend en Inde accompagné de cinq ministres et d’une soixantaine de PDG et de dirigeants d’entreprise, parmi lesquels ceux de Dassault, Thales, Areva, Veolia, LVMH, Sanofi, EADS... Hollande aura 48 heures pour décrocher des contrats pour tous ces patrons et, en particulier, pour tenter de placer les rafales de Dassault...
Mais Dassault ne doit pas être trop inquiet : en cas de nouvel échec, l’État français lui passera une nouvelle commande. Comme d’habitude...
     Alors doper l’activité de Dassault ? Doper les profits de ses actionnaires bien plus certainement !

jeudi 14 février 2013

PCF : la disparition de la faucille et du marteau, pour alimenter le débat avec nos camarades du PCF, un article de l’hebdomadaire Lutte Ouvrière de ce jeudi 14.02.13.



PCF : de reniement en reniement

La faucille et le marteau, déjà effacés depuis 1999 du logo de L'Humanité, n'apparaissent plus cette année sur la carte d'adhérent du PCF, ce qui visiblement inquiète plus d'un militant de ce parti.
     « Nous voulons nous tourner vers l'avenir. C'est un sigle qui ne résume pas ce que l'on est aujourd'hui », s'est justifié le secrétaire national, Pierre Laurent. Effectivement, le PCF a cessé depuis longtemps de se réclamer de la révolution d'Octobre en Russie, dont la faucille et le marteau constituent l'un des symboles. Cette révolution représente pourtant le point culminant des combats livrés par le mouvement ouvrier, allié au monde des campagnes, pour renverser le pouvoir de la bourgeoisie, et il n'y a pas de quoi en avoir honte, bien au contraire ! Mais le PCF n'est pas à un reniement près, depuis la réintroduction dans ses cortèges, dès 1935, du drapeau tricolore, symbole de la bourgeoisie, au côté du drapeau rouge, jusqu'à l'abandon officiel de la perspective de la dictature du prolétariat par Georges Marchais en 1976.
     Pierre Laurent se contenterait sans doute d'un avenir garantissant au PCF de se maintenir la tête hors de l'eau. Mais un parti capable d'aller jusqu'au bout dans le reniement du passé glorieux du mouvement ouvrier, il en existe déjà un, c'est le PS, d'ailleurs remis en selle avec l'aide du PCF par Mitterrand depuis le début des années 1970.
     Quant au Parti de gauche, que la direction du PCF estime plus présentable que la référence au communisme, il n'est qu'une pâle copie du PS. Mélenchon, qui est d'ailleurs issu du PS, n'a pour ambition lui aussi que de se servir du PCF et de ses électeurs comme d'un marchepied.
                                                                       Jean SANDAY


Suicide d’un chômeur : l’image horrible de notre société


Un travailleur s’est immolé hier non loin d’une agence de Pôle emploi. Au terme d’une mission d’intérim, selon les services de l’agence, il ne pouvait bénéficier d’une indemnisation.
    Ce suicide est bien à l’image de la détresse créée par un chômage qui concerne un nombre croissant de travailleurs créant pour eux et leurs familles des conditions de vie de plus en plus dramatiques.
     Pendant ce temps, le principal dirigeant de Pôle emploi, interrogé par Les Echos ce matin s’affirme content, déclarant par exemple,  loin de la réalité vécue par les chômeurs : « Les marges d’amélioration sont assez importantes sur la gestion de notre image » ! Notre image, voilà ce qui intéresse ce monsieur.
     Entre la vie dramatique des uns, et le contentement béat des autres, une barrière infranchissable.