Samedi
26, une nouvelle manifestation a eu lieu à Paris à propos des assassinats de
trois militantes kurdes en plein Paris. Les manifestants s’inquiètent à juste
titre et protestent contre la façon dont l’enquête est menée. La justice
française favorise, en effet, la thèse d’un règlement de compte au sein du PKK,
thèse qui écarte la responsabilité de l’État et de ses services secrets.
mardi 29 janvier 2013
Chômage : des chiffres qui ne trompent personne
Les
statistiques pour le mois de décembre laissent penser que le chômage est
stationnaire, avec « seulement » 345 chômeurs dits de
« catégorie A » supplémentaires. Or, en 2012, Pôle Emploi a radié
plus de 1 200 000 chômeurs sous le prétexte qu’ils n’avaient pas mis leurs
dossiers à jour et près de 50 000 qui n’auraient pas « respecté les règles
de la recherche d’emploi ». Et nombre de ces radiations ont eu lieu en
décembre.
Aux
licenciements, il faudrait ajouter les radiations par Pôle Emploi. Pour faire
reculer le chômage, il faut commencer par imposer l’interdiction des
licenciements.
Education nationale : en grève ce jeudi 31 janvier
Hier, les syndicats de la FSU du secondaire n’ont pas
participé à une réunion « paritaire » de répartition des moyens pour
la rentrée prochaine, à l’Inspection académique.
Ces dernières années, 80 000 postes
ont été supprimés à l’Education nationale. Il y en aurait 100 dans le Val d’Oise
de créés à la rentrée prochaine, mais pour près de 2250 élèves supplémentaires,
ce qui ne fait que quelques dizaines de postes nouveaux incapables de vraiment
contrebalancer les postes supprimés depuis des années.
Vive la grève de ce jeudi 31 janvier !
lundi 28 janvier 2013
Editorial des bulletins d'entreprises Lutte Ouvrière du 28.01.13.
Nous sommes tous
attaqués, organisons ensemble la riposte
Grève reconductible à l’usine PSA
d’Aulnay-sous-bois contre la fermeture programmée du site. Débrayages répétés
et de plus en plus importants dans toutes les usines Renault contre le chantage
de la direction qui ne laisse aux travailleurs que le choix entre
« travailler plus pour gagner moins » ou être licencié. Manifestation
des salariés de Virgin, de Sanofi, d’Arcelor. Action des travailleurs de
Goodyear dont la direction va annoncer qu’elle ferme l’usine d’Amiens avec 1
200 licenciements. Grève, jeudi prochain, dans la Fonction publique contre
les suppressions d’emplois et la baisse du pouvoir d’achat : bien des
travailleurs s’organisent pour se défendre. Ils ont mille fois raison. Leurs
combats doivent devenir la lutte de tous.
Le patronat
a pris l’offensive. Avec les « accords compétitivité », il
attaque tous azimuts. La direction de Peugeot a commencé son attaque avec un
plan de suppression d’emplois sans précédent incluant la fermeture de l’usine
d’Aulnay. Mais les hostilités ne s’arrêteront pas là, elle a déjà annoncé
qu’elle veut imposer des accords de compétitivité rebaptisés « accords
de performance ».
La direction de Renault a fait
l’inverse : elle a d’abord voulu imposer la mobilité intersites, allonger
le temps de travail et bloquer les salaires, et c’est après cela qu’elle a
annoncé 8 200 suppressions d’emplois, avec la menace de rayer de la carte deux
de ses usines, si les syndicats ne signent pas ces accords.
Les licenciements et les accords de compétitivité
sont les deux bouts d’un même bâton. Aucun travailleur ne sera épargné, pas
même ceux à qui l’on garantit de conserver leur emploi.
Conserver
son emploi ne veut même plus dire conserver son salaire. Les accords de
flexibilité qui ont été signés entre le patronat et la CFDT , la CGC et la CFTC , et que le gouvernement
soi-disant « socialiste » veut transposer dans la loi, autorisent la
baisse des salaires au gré des fluctuations du marché. Il suffira qu’une
entreprise prétexte des difficultés pour qu’elle impose une baisse du temps de
travail et une baisse du salaire.
Et les
patrons ne s’en priveront pas parce qu’avec la crise les affaires ralentissent.
Ou les travailleurs forceront le grand patronat à revoir ses profits à la
baisse, ou ce sont les salaires qui baisseront. Si les travailleurs ne se font
pas respecter, le patronat les fera reculer.
Il n’y a
aucune raison pour que les travailleurs acceptent de se sacrifier. Chez
Peugeot, qui des actionnaires ou des travailleurs doit faire des
sacrifices ? La famille Peugeot et les actionnaires ont encaissé 6
milliards de bénéfices ces dernières années. Ils ont de quoi voir venir, pas
les travailleurs qui ont toujours été payés au plus bas !
Qui a
réalisé 786 millions de bénéfice net pour les six premiers mois de 2012, plus
de 2 milliards en 2011 et 3,4 milliards en 2010 ? Le groupe Renault dont
le PDG, Carlos Ghosn, se verse une rémunération de 13 millions par an et
explique que, si les travailleurs n’acceptent pas de se sacrifier, leur usine
risque la faillite !
Le
patronat et le gouvernement alignent les chiffres d’affaires catastrophiques
pour faire pleurer dans les chaumières sur les difficultés patronales. Mais
quand les affaires tournaient à plein, c’est ce grand patronat qui s’est
enrichi. Et aujourd’hui encore, pour maintenir ses profits, il est prêt à
priver du nécessaire des millions de travailleurs.
Le
chômage est un drame pour ceux qui sont privés de salaire mais aussi pour les
autres travailleurs qui vivent avec cette épée de Damoclès sur leur tête.
Plus
largement, le chômage est un fléau pour toute la société. Quel peut être
l’avenir d’une société qui condamne 25 % de sa jeunesse à l’inactivité ou
aux petits boulots pendant qu’une infime minorité nage dans les millions ?
Le chômage, les inégalités, l’exploitation forment le terreau de
l’individualisme, de la délinquance, de l’insécurité, du racisme.
Les
conséquences du chômage ne sont pas qu’économiques, chacun les subit à tout
moment dans sa vie. Personne parmi les classes populaires ne peut y échapper,
pas même ceux qui ont encore un bon emploi et un bon salaire.
Alors les travailleurs de Peugeot, de Renault, de
Goodyear, tous ceux qui se battent pour ne pas être condamnés au chômage comme
ceux qui se battent pour leur salaire ou pour refuser la dégradation des conditions
de travail mènent un combat légitime. Un combat qui n’a rien d’un combat
solitaire ou corporatiste. C’est un combat pour tous.
En
refusant le diktat patronal et gouvernemental, les travailleurs qui se battent
aujourd’hui montrent la voie pour une riposte d’ensemble.
Goodyear : 1250 salariés menacés
Le
fabricant de pneumatiques Goodyear s’apprêterait à annoncer la fermeture de son
usine d’Amiens-Nord, qui emploie 1.250 personnes. En 2009, déjà, la direction
avait tenté d’imposer un plan de licenciements, mais les syndicats avaient
obtenu l’invalidation de ce plan par la justice. Les salariés de l’entreprise
rappellent que François Hollande avait promis une loi interdisant les
« licenciements boursiers ». Mais l’interdiction des licenciements,
de tous les licenciements, c’est par la lutte qu’il faudra l’imposer, au
patronat, comme au gouvernement à son service
PSA-Aulnay où la grève a été reconduite : un communiqué de Nathalie Arthaud
Quand PSA utilise des méthodes de gangster contre les travailleurs d’Aulnay-sous-Bois en grève
Depuis le 16 janvier, plusieurs centaines de travailleurs de l’usine PSA-Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois sont en grève contre la fermeture de leur usine, que la famille Peugeot a programmée en 2014. La direction utilise les méthodes de combat dont elle est coutumière depuis longtemps. Elle a d’abord fermé l’usine pendant une semaine pour disperser les travailleurs, orchestrant une campagne de presse visant à présenter les grévistes comme des voyous. En outre, la direction poursuit en justice cinq travailleurs, des militants CGT, qui sont convoqués cette semaine à la sûreté territoriale. Le gouvernement, qui protestait l’été dernier contre les licenciements de PSA, apporte maintenant son aide à la famille Peugeot contre les grévistes.
Ce lundi 28 janvier, la direction a mobilisé une centaine de vigiles de sociétés privées aux portes de l’usine, et fait venir quelque 200 cadres d’autres sites de l’entreprise pour essayer d’intimider les salariés afin qu’ils ne puissent se déclarer librement en grève. Mais la détermination des travailleurs de PSA Aulnay a été plus grande et ils ont largement reconduit la grève ce matin. Ils ont droit à la solidarité et au soutien de tous les travailleurs. Ils montrent la voie pour une riposte, tous ensemble, contre les licenciements !
Nathalie Arthaud, le 28.01.13.
La Maison pour tous : la preuve qu’elle a besoin d’argent pour fonctionner
Cela fait toujours du bien à ce genre de
personnes de venir là où vivent les milieux populaires. Quant aux raisons qui
motivent ce genre de sponsoring, on imagine qu’elles ne sont pas totalement
désintéressées. Mais on préfère que de l’argent soit donné dans ces conditions
plutôt que de servir à l’action militaire dans le monde.
Privés de subventions et en difficulté ces
derniers temps, on comprend que la
Maison pour tous ait accueilli des deux mains cette aide.
PSA-Aulnay en grève : soutenons-les financièrement !
Des Particuliers, des villes, des organisations syndicales ont décidé des versements de soutien aux grévistes de PSA-Aulnay en grève depuis le 16 janvier dernier. C'est nécessaire, ils en ont besoin.
Les
grévistes d'Aulnay signalent un changement d'adresse pour les soutenir
financièrement : il faut adresser les chèques à une nouvelle adresse :
"Soutien aux salariés de l'automobile du 93, 19-21 rue Jacques Duclos
93600 Aulnay-sous-Bois"
Sinon, on peut donner en ligne : http://www.soutien-salaries-automobile-93.org/
Merci d'avance pour les grévistes.
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