samedi 21 avril 2012

Canada : manifestations contre la hausse des droits de scolarité


Des manifestations se développent au Canada contre la hausse des frais de scolarité pour les les étudiants. Selon Libération, une augmentation de « 325 dollars par an pendant cinq ans à compter de l’automne, soit une hausse totale de 1 625 dollars ou 75%.
     Les frais de scolarité dans la province francophone sont beaucoup moins élevés qu’aux Etats-Unis et ailleurs au Canada, mais beaucoup plus onéreux que dans nombre de pays européens, selon les données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). »
     Comme en Espagne, au Canada, ces hausses vont priver un nombre croissant de jeunes de pouvoir faire des études.

Grand Prix de Bahrein : vroum, on réprime, vroum, on couvre le bruit des tortures


Demain, le Bahrein, petite dictature « pétrolière » de la péninsule arabique, accueille de nouveau le Grand Prix de Formule 1, qui n’avait pu s’y tenir en 2011 pour cause de manifestations et de « printemps arabe ». La dynastie sunnite, qui règne sans partage sur ce petit pays à majorité chiite, voudrait bien profiter de l’événement pour prouver que tout va désormais pour le mieux dans le meilleur des royaumes possibles. Sauf que, depuis la répression du mouvement qui avait ébranlé le régime l’an passé, les prisons se sont remplies d’opposants, et la torture – voire l’élimination – des contestataires se poursuit. Mais cela n’empêche pas les manifestations de se tenir ces derniers jours pour empêcher la tenue de la compétition.
     Le vrombissement des bolides suffira certainement pour satisfaire la bonne conscience des patrons occidentaux qui, répression ou pas, n’ont jamais cessé de faire des affaires avec le dictateur et ses amis. Mais pas pour étouffer les aspirations des travailleurs bahreïnis.

vendredi 20 avril 2012

Villiers-le Bel : pour échapper à la justice, manifestement, l’uniforme est plus efficace que la capuche.


Cinq ans après l’accident de Villiers-le-Bel entre une voiture de police et une mini-moto, dans lequel deux adolescents avaient perdu la vie, un policier vient d’être mis en examen pour faux témoignage.
     Il était rapidement apparu que la version des policiers ne cadrait pas avec les éléments matériels et que leur voiture, sans gyrophare ni sirène, roulait au-delà des 50 km/h autorisés. Mais le gouvernement avait étouffé l’affaire et la plainte de la famille avait été enterrée. Ce n’est qu’après plusieurs années de bataille judiciaire que les membres de la patrouille devraient avoir à répondre publiquement de leurs actes.


Blanqui : discours dit "toast de Londres" à lire et relire sans modération à la veille de toute élection... et après


Quel écueil menace la révolution de demain ?
L'écueil où s'est brisée celle d'hier : la déplorable popularité de bourgeois déguisés en tribuns.
     Ledru-Rollin, Louis Blanc, Crémieux, Lamartine, Garnier-Pagès, Dupont de l'Eure, Flocon, Albert, Arago, Marrast !
      Liste funèbre ! Noms sinistres, écrits en caractères sanglants sur tous les pavés de l'Europe démocratique.
      C'est le gouvernement provisoire qui a tué la Révolution. C'est sur sa tête que doit retomber la responsabilité de tous les désastres, le sang de tant de milliers de victimes.
      La réaction n'a fait que son métier en égorgeant la démocratie.
      Le crime est aux traîtres que le peuple confiant avait acceptés pour guides et qui l'ont livré à la réaction.
      Misérable gouvernement ! Malgré les cris et les prières, il lance l'impôt des 45 centimes qui soulève les campagnes désespérées, il maintient les états-majors royalistes, la magistrature royaliste, les lois royalistes. Trahison !
      Il court sus aux ouvriers de Paris ; le 15 avril, il emprisonne ceux de Limoges, il mitraille ceux de Rouen le 27 ; il déchaîne tous leurs bourreaux, il berne et traque tous les sincères républicains. Trahison ! Trahison !
      A lui seul, le fardeau terrible de toutes les calamités qui ont presque anéanti la Révolution.
      Oh ! Ce sont là de grands coupables et entre tous les plus coupables, ceux en qui le peuple trompé par des phrases de tribun voyait son épée et son bouclier; ceux qu'il proclamait avec enthousiasme, arbitres de son avenir.
       Malheur à nous, si, au jour du prochain triomphe populaire, l'indulgence oublieuse des masses laissait monter au pouvoir un de ces hommes qui ont forfait à leur mandat ! Une seconde fois, c'en serait fait de la Révolution.
       Que les travailleurs aient sans cesse devant les yeux cette liste de noms maudits ! Et si un seul apparaissait jamais dans un gouvernement sorti de l'insurrection, qu'ils crient tous, d'une voix : trahison !
        Discours, sermons, programmes ne seraient encore que piperies et mensonges ; les mêmes jongleurs ne reviendraient que pour exécuter le même tour, avec la même gibecière ; ils formeraient le premier anneau d'une chaîne nouvelle de réaction plus furieuse !
        Sur eux, anathème, s'ils osaient jamais reparaître !
        Honte et pitié sur la foule imbécile qui retomberait encore dans leurs filets !
         Ce n'est pas assez que les escamoteurs de Février soient à jamais repoussés de l'Hôtel de Ville, il faut se prémunir contre de nouveaux traîtres.
         Traîtres seraient les gouvernements qui, élevés sur les pavois prolétaires, ne feraient pas opérer à l'instant même :
1° - Le désarmement des gardes bourgeoises.
2° - L'armement et l'organisation en milice nationale de tous les ouvriers.
Sans doute, il est bien d'autres mesures indispensables, mais elles sortiraient naturellement de ce premier acte qui est la garantie préalable, l'unique gage de sécurité pour le peuple.
Il ne doit pas rester un fusil aux mains de la bourgeoisie. Hors de là, point de salut.
Les doctrines diverses qui se disputent aujourd'hui les sympathies des masses, pourront un jour réaliser leurs promesses d'amélioration et de bien-être, mais à la condition de ne pas abandonner la proie pour l'ombre.
     Les armes et l'organisation, voilà l'élément décisif de progrès, le moyen sérieux d'en finir avec la misère.
      Qui a du fer, a du pain.
On se prosterne devant les baïonnettes, on balaye les cohues désarmées. La France hérissée de travailleurs en armes, c'est l'avènement du socialisme.
       En présence des prolétaires armés, obstacles, résistances, impossibilités, tout disparaîtra.
        Mais, pour les prolétaires qui se laissent amuser par des promenades ridicules dans les rues, par des plantations d'arbres de la liberté, par des phrases sonores d'avocat, il y aura de l'eau bénite d'abord, des injures ensuite, enfin de la mitraille, de la misère toujours.
        Que le peuple choisisse !






Notre dernière lettre aux amis du 16.04.12.




                  
Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades,
quelques nouvelles de LUTTE OUVRIERE-Argenteuil :
1.La campagne de notre candidate Nathalie Arthaud :
Le succès du grand meeting de ce dimanche 15 avril
Au Zénith de Paris

On peut être minoritaire à la date d’aujourd’hui dans l’opinion publique et être un courant politique qui compte dans un certain nombre d’entreprises et de quartiers populaires, là où nous militons, là où se décidera l’avenir de notre classe à travers ses luttes. On peut être minoritaire et offrir l’analyse juste de la situation et un programme de lutte nécessaire à notre classe.
      Le courant communiste révolutionnaire est bien vivant. Le meeting du Zénith en a donné une nouvelle preuve. Ceux qui pratiquent internet peuvent le vérifier en écoutant l’intégralité des interventions de cette réunion présidée par notre camarade toujours vaillante et si présente, Arlette LAGUILLER. (lutte-ouvrière.org).
     Les 4000 assistants ont pu entendre décrire le sort de leur monde, celui du travail, à travers les quatre premières interventions : notre camarade Gislaine JOACHIM-ARNAUD apportant le soutien de notre organisation-sœur des Antilles, Combat Ouvrier, et exposant la situation dramatique de nombre de nos frères d’au-delà des océans, puis deux camarades, de la santé et du transport exposant le recul des services publics. Jean-Pierre MERCIER indiquant, pour terminer, que la lutte d’une entreprise devrait être celle de tous les travailleurs du pays, à partir de l’exemple du combat des ouvriers de son entreprise, PSA, contre la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois.
      Nous ne reviendrons pas sur l’intervention de Nathalie ARTHAUD qui sous les applaudissements et les drapeaux flottant au rythme de ces derniers, a répété une nouvelle fois le plan de lutte nécessaire à ces combats et mobilisations futures, un plan de lutte sur lequel nous demandons dimanche prochain que vous vous prononciez nombreux en apportant vos suffrages à sa candidature. Nathalie ARTHAUD a terminé sur la nécessité de construire le parti communiste révolutionnaire qui manque cruellement aujourd’hui à la classe ouvrière.

Voici le contenu d’un de nos derniers tracts du 12.04 d’appel à voter Nathalie ARTHAUD :
Lutte Ouvrière présente la candidature de Nathalie Arthaud au nom d'une politique fondée sur les intérêts de la classe ouvrière, cette classe faite de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui font tourner l'industrie et le commerce, qui font rouler les trains, construisent, soignent, enseignent, qui font fonctionner toute l'économie.
Dans ces élections, les travailleurs doivent pouvoir montrer qu'ils en ont assez des alternances entre deux grands partis, l'un clairement de droite, l'autre se disant de gauche, des alternances qui ne changent rien à la politique menée.
Les travailleurs doivent pouvoir affirmer qu'on ne doit pas s'opposer seulement à l'homme qui occupe l'Élysée mais à tout le système qu'il sert et qui est dominé par l'argent, par les grandes dynasties bourgeoises qui ont le véritable pouvoir, celui de disposer de l'emploi et de la vie de leurs travailleurs en fermant une entreprise, celui de peser sur les salaires.
Ils doivent pouvoir affirmer qu’ils ne croient plus aux programmes électoraux bidons et aux rares promesses jamais tenues, mais que, si les travailleurs veulent obtenir quelque chose, il faut qu'ils luttent et que leur lutte soit assez puissante pour changer le rapport des forces avec la classe capitaliste et son gouvernement.
Ils doivent pouvoir aussi se prononcer pour un programme de lutte, dont l'exécution dépend uniquement de l'action collective et consciente de toute la classe ouvrière :
- l'interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire et la création d'emplois utiles en nombre suffisant dans les services publics ;
- l'augmentation générale des salaires, des retraites et des allocations, et leur indexation automatique sur les hausses de prix ;
- imposer aux entreprises le contrôle des travailleurs, des consommateurs et de la population, afin que les patrons soient obligés de rendre des comptes, dire ce qui dans leurs profits va aux actionnaires et à la spéculation, et dévoiler leurs plans de licenciements à l'avance afin que les travailleurs concernés et la population puissent réagir à temps.
Telle est le sens de la candidature de Nathalie Arthaud. Telles sont toutes les raisons, pour les travailleurs, de voter pour cette candidature.
Le vote Nathalie Arthaud : un vote de travailleurs conscients de leurs intérêts politiques
2.                           POUR LA DÉFENSE DE L’ÉCOLE :
Grand rassemblement à Argenteuil, le 12 mai prochain à 11 h, devant la Sous-Préfecture d’Argenteuil
A l’appel de la FCPE et de syndicats des personnels de l’Education

3. FÊTE DE LUTTE OUVRIÈRE :  26, 27 et 28 mai 2012
LA GRANDE FETE ANNUELLE DE LUTTE OUVRIÈRE
LES 26, 27 ET 28 MAI
A Presles dans le Val d’Oise
Trois jours de culture, de politique, de joie et de fraternité
JUSQU’AU 22 AVRIL
LES CARTES D’ENTRÉE SONT A 10 EUROS POUR LES TROIS JOURS
NOUS CONTACTER DÈS RÉCEPTION SI VOUS VOULEZ RÉSERVER DE TELLES CARTES

4. Le Conseil municipal d’Argenteuil du 13.04.12. :
Nous sommes intervenus deux fois lors de ce Conseil, une pour dénoncer la politique du Conseil général du Val d’Oise à l’encontre de nombreuses associations de quartier ; la seconde, pour dénoncer la demande de garantie communale de 3F, un bailleur dit « social » qui n’a de social que le nom.
     Par ailleurs, nous avons eu droit, lors de ce conseil, à un moment d’anthologie de la droite locale à l’occasion de l’annulation d’une décision prise par  celle-ci en 2005, engageant la vente du centre de vacances argenteuillais de Saint-Hilaire de Riez. Ces gens-là ne vivent pas sur la planète qui est celle de nombreux habitants, familles, anciens, jeunes, qui connaissent le mot « vacances », mais n’en savourent pas la réalité. Le retour de ces 11 hectares de pinèdes directement au bord de la mer dans le giron de la Ville doit permettre bien des possibilités de vacances pour ceux qui n’en prennent plus. Mais cela chagrine ces gens-là.

a.Intervention sur le désengagement du Conseil général
« Les élus LUTTE OUVRIERE dénoncent eux aussi le désengagement du Conseil Général du Val d’Oise. Une nouvelle fois, cela se fera aux dépens des quartiers populaires d’Argenteuil comme d’autres communes, d’ailleurs.  La Maison pour Tous, Conjugue, l’Atelier des Courlis sont aujourd’hui victimes de cette politique et subissent la réduction ou la liquidation de leurs subventions.
     On nous parle de difficultés financières du Conseil général. Mais il ne s’adresse pas à l’Etat pour palier ces difficultés.
     Le gouvernement est compréhensif avec les grandes banques et les groupes industriels. Ses largesses et remises n’ont pas de bornes. Mais il est dur avec les services destinés à la population, y compris via les collectivités territoriales. Devant une telle situation, les élus du Conseil général se taisent, préférant augmenter une nouvelle fois les impôts tout en réduisant des services utiles à la population.
      Plus de difficultés exigerait plus de moyens. Mais non, au contraire, on en supprime.
     Pourtant, les sacrifices ne sont pas pour tout le monde. Dernièrement, le Conseil général a voté une subvention de plus de 173 000 euros pour l’entreprise Givaudan pour l’aider à développer les recherches sur un nouveau parfum. Comme si cette entreprise richissime avait besoin de cet argent ! Et ses actionnaires n’ont bien sûr pas refusé ce cadeau.
    Le journal Le Parisien peut être très content des quatre pages que le Conseil Général lui a payé pour faire sa propre publicité ce matin. Mais cet argent aurait certainement été utilisé plus utilement pour aider les associations. En tout cas, cela illustre le fait que le Conseil général pourrait parfaitement débourser les sommes nécessaires au lieu de tailler  dans les subventions. »

b.Sur la demande de « Garantie communale au bénéfice de l’Immobilière 3 F »
« Je profite de ce rapport pour souligner le caractère scandaleux des garanties d’emprunt exigées de la commune par la société Immobilière 3F qui n’a rien d’une petite société. Il s’agit d’une société appartenant au groupe Solendi, organisme collecteur des fonds versés par les employeurs au titre du logement, dans le cadre de ce qu’on appelait il y a quelques années le 1% logement.
     C’est dire que les caisses de 3F sont directement alimentées par des fonds privés, en provenance des patrons, qui n’investissent dans ce type de sociétés que parce qu’elles font d’abord et avant tout des profits et de façon annexe des logements pour ceux qui peuvent payer les loyers demandés. En fait, il s’agit là d’argent dû aux travailleurs, d’une partie détournée des salaires.
     C’est dire aussi que 3F pourrait construire les 22 logements du 344 avenue Jean Jaurès sans même avoir besoin d’emprunter à la Caisse des Dépôts.
Dans le dernier bilan financier publié par la société 3F seule, celui de l’année 2010, on constate que son chiffre d’affaires atteint près d’un milliard d’euros pour un « résultat net consolidé » -en clair, son bénéfice- de plus de 240 millions d’euros. 20% de bénéfice net sur le chiffre d’affaires ! Ce n’est pas mal pour un organisme qui a vocation à construire du logement social. Et je suis certain que malgré la crise, l’année 2011 n’aura pas été mauvaise pour les 3F qui continuent à augmenter régulièrement les loyers des locataires.
     En fait, des sociétés de construction comme les 3F exercent un véritable chantage sur les communes : ou vous garantissez nos emprunts sur 40 ou 50 ans comme c’est le cas de ce que l’on nous demande aujourd’hui ; ou nous ne construisons pas.
     Je ne suis pas d’accord pour engager les habitants d’Argenteuil dans une telle démarche, aussi nous nous abstiendrons sur ce rapport pour marquer notre protestation contre ce système de garanties immobilières autorisé par la loi. D’autant plus que si 4 logements sont réservés à la ville, celle-ci n’a aucun moyen de contrôle sur la qualité des logements qui vont être construits, la hauteur des loyers et donc la population qui pourra y avoir accès. Pour mettre fin à cette mainmise de sociétés comme les 3F et à leur situation de monopole, un office public –y compris avec un prolongement communal- de construction de logements sociaux, exerçant sous le contrôle de la population, apparaît de plus en plus indispensable. »
                                                                                                                 
Pour tout contact avec LUTTE OUVRIÈRE-Argenteuil, et ses conseillers municipaux,
Patrice CRUNIL et Dominique MARIETTE, pour être informé de nos activités et de nos prises de position :
· sur Internet :   LO Argenteuil.blogspot

· Permanences : le vendredi au carrefour Péri-P V-Couturier, de 17 h 15 à 18 h 15,
                        → dans le centre commercial Joliot-Curie le samedi de 10 h  à 12 h ;
                        → un dimanche par mois, au marché Héloïse, de 10 h 30 à 12 h.
· Contact : 2 rue Rouquès 95100 Argenteuil – MDommarie@aol.com – 06 99 49 98 64
Salutations cordiales et militantes, pour les camarades d’Argenteuil,
     Dominique MARIETTE

                        Imprimé par nos soins le 16/04/2012

jeudi 19 avril 2012

Etats-unis : l'emprisonnement des pauvres y bat tous les records : la faillite d'une société


Si les États-Unis ne représentent que 5 % de la population mondiale, on y trouve 25 % des détenus de la planète – et 60 % d’entre eux sont des Noirs ou des Hispaniques. L’esclavage été aboli il y a un siècle et demi, et la ségrégation il y a un demi-siècle, on compte plus de Noirs américains en prison aujourd’hui qu’on ne comptait d’esclaves en 1850 ! On nous assène encore souvent que les États-Unis, première puissance économique et militaire du globe, sont la preuve que le capitalisme « marche ».
     Oui, il marche. Comme marche une machine à enrichir les riches et à enfermer la fraction la plus pauvre des classes exploitées.

Nouvelles du monde du travail



PSA : un communiqué de Nathalie Arthaud
« PSA prépare toujours la ruine d’un département
En refu­sant hier de signer un enga­ge­ment écrit à main­te­nir l’emploi dans l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, la direc­tion du groupe a montré, une fois de plus, qu’elle a bien l’inten­tion d’essayer de fermer le site une fois les élections pas­sées.
     C’est grâce à la mobi­li­sa­tion des tra­vailleurs d’Aulnay que cette réu­nion tri­par­tite (syn­di­cats-direc­tion-État) s’est tenue, contre la volonté de la direc­tion de PSA qui pré­ten­dait ne pas vou­loir en enten­dre parler. Le refus de la direc­tion de s’enga­ger confirme que le seul moyen de faire recu­ler la famille Peugeot et ses commis – qu’il s’agisse du PDG de l’entre­prise, du pré­si­dent de la République ou des minis­tres –, c’est la mobi­li­sa­tion des tra­vailleurs eux-mêmes à une plus grande échelle, à l’usine d’Aulnay et, au-delà, dans toutes les usines du groupe, pour refu­ser que des mil­liers de tra­vailleurs soient jetés à la rue d’un côté, pen­dant que de l’autre, des mil­liers d’autres sont surex­ploi­tés sur les chaî­nes des autres usines.
    Le résul­tat de l’élection de diman­che ne chan­gera rien au sort de ces tra­vailleurs, qui est entiè­re­ment entre leurs pro­pres mains. En ce qui me concerne, avec mes cama­ra­des de Lutte Ouvrière, je sou­tiens sans réserve toutes leurs ini­tia­ti­ves et toutes leurs actions. »
                                          Nathalie Arthaud, vendredi 19 avril 2012

Keolis-Val d’Oise : la grève continue à Bernes-sur Oise
Cela fait une dizaine de jours, que les salariés sont en grève. Leur direction est obligée de reconnaître que le trafic est toujours « fortement perturbé ».  Pendant ce temps-là, à Paris, de grandes manœuvres ont lieu actuellement entre la direction de la SNCF, majoritaire dans ce trust du transport et les autres actionnaires. Deux mondes : celui des actionnaires, et celui des salariés. Les premiers doivent céder aux grévistes !

Leur monde et le nôtre


Rolex : un montre à ne pas montrer quand on veut faire peuple

Lors de son rassemblement à la Concorde à Paris, Sarkozy a été photographié en train de mettre discrètement sa Rolex à 50 000 euros dans sa poche. Cette montre, a-t-il-dit « est un cadeau de ma femme et je ne voulais pas la perdre ».
     Pardi ! Des fois qu’un délinquant de l’UMP aurait voulu s’en emparé peut-être !


Les amis de mes amis

Hollande, qui doit de temps en temps rappeler qu’il est de gauche, a dénoncé à grand bruit le repas qui a suivi le meeting de Sarkozy place de la Concorde, et où étaient rassemblés à l’hôtel de luxe Crillon quelques membres de la grande bourgeoisie.
     Mais les bonnes relations entre les hautes sphères du PS et cette même grande bourgeoisie sont aussi étroites que cordiales. Ainsi, le directeur de campagne de Hollande, Pierre Moscovici, est vice-président du Cercle de l’industrie, un organisme où gauche et droite se côtoient et fréquentent les grands patrons du Cac 40. Quant à son meilleur ami, Jean-Pierre Jouyet, il préside l’Autorité des marchés financiers, et a pour épouse Brigitte Taittinger (héritière des champagnes du même nom), qui organise des dîners avec son cousin germain, Christophe de Margerie, le PDG de Total.
     Sarkozy a été le bras droit de ces grands patrons ; Hollande sera leur bras gauche.