samedi 7 avril 2012

Locataires de Montigny-les-Cormeilles : succès du premier rassemblement


Le rassemblement devant l’antenne de Montigny-les-Cormeilles d’AB-Habitat a réuni près de 80 personnes dont des locataires concernés qui représentaient l’essentiel des personnes présentes.
     Il y a eu plusieurs prises de parole. Un membre de la Confédération Nationale du Logement a résumé le problème. Une déléguée de la CGT d’AB-Habitat a développé la question des dangers d’une telle vente. Le maire de Montigny tout en affirmant sa solidarité avec les locataires mobilisés a tenu à évoquer qu’il fallait tout de même prendre acte d’une délibération votée. Un militant du PCF est quant à lui intervenu sur la situation générale du logement populaire actuellement.
     J’ai tenu à être personnellement présent à ce rassemblement, et j’ai pu y prendre la parole au nom des deux élus Lutte Ouvrière du Conseil municipal d’Argenteuil, Patrice CRUNIL et moi-même.
     Nous avons élu le maire d’Argenteuil tout comme nous l’avons délégué à AB-Habitat. Quand il y a lieu de le faire, il y va de notre responsabilité d’exprimer notre désaccord comme nous l’avons fait par écrit dans la lettre que nous lui avons destinée dès que nous avons eu connaissance de ce projet.
     Nous sommes en désaccord sur le fond et sur la méthode.
     Jamais la proximité qui est celle aujourd’hui d’AB-Habitat ne sera celle de tout autre bailleur : une proximité géographique et morale. Il n’est pas question de déshabiller Pierre de Montigny pour améliorer la situation de Jean d’Argenteuil. Ces calculs localistes ne sont pas justes. Une fois vendus, quelle serait la politique, demain ou dans quelques années, du nouveau bailleur ?
     Quand à la méthode, nous avons suffisamment reproché à la droite argenteuillaise de ne pas se comporter correctement pour l’accepter de quiconque quand c'est le cas. Ce qui était vrai pour Joliot-Curie à Argenteuil l’est tout autant à Montigny-les-Cormeilles. Rien ne doit se faire au détriment des locataires, et l’ordre des projets, pour nous, doit toujours être : information-concertation-décision. Car leur logement, est le cœur de la vie des locataires.
                                                          
                                                                       Dominique MARIETTE

Ecole : un rassemblement est envisagé le 12 mai


Pas question de baisser les bras. Il faut des moyens supplémentaires. Et dès le premier jour de la rentrée prochaine. Les parents de l’école Romain Rolland du Val-Nord nous montrent la voie en ayant obtenu l’annulation de la fermeture d’une classe prévue.
     Une réunion de préparation aura lieu ce mercredi 11 avril à 18 heures 30 à l’espace  Nelson Mandéla. Elle doit réunir le maximum de personnes et de représentants, de toutes les organisations de parents, affiliées aux fédérations ou pas, et de syndicats des personnels.


L’Europe de la faim


Le Secours Populaire français a effectué une première distribution d’aide alimentaire en Grèce, dans un chantier naval près du port du Pirée. En 2008, 6 500 personnes y travaillaient, contre moins de 500 aujourd’hui. Avec la crise, de plus en plus de Grecs ne parviennent plus à se nourrir correctement. Partout en Europe, le constat est le même : selon Eurostat, 115 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en 2010, plus d’un européen sur six.
     Pour enrayer cette plongée des classes populaires vers la misère, il va falloir agir pour mettre fin à la dictature des banquiers et des capitalistes sur l’économie.

Grèce : un suicide symbolique des conséquences des mesures contre la population


Un pharmacien à la retraite de 77 ans s'est tiré une balle dans la tête mercredi devant le Parlement grec. D'après des témoins, il a crié "j'ai des dettes, je n'en peux plus", avant de se suicider. Selon un passant, il a également dit: "Je ne veux pas laisser mes dettes à mes enfants."
     Une note retrouvée sur lui met en cause la classe politique et les milieux financiers. "Je préfère choisir une fin digne, plutôt que fouiller dans les poubelles à la recherche de ma subsistance".

Dictature patronale : il n’y a pas qu’Ikéa


Après les révélations qui n’en finissent pas sur le comportement de la direction d’Ikéa, un livre révèle au grand public les pratiques ordinaires de nombreux patrons : espionnage des salariés par divers moyens, embauche de faux vigiles, voire de « taupes », au sein même des syndicats.
     La démocratie, déjà toute relative dans une société où règne le pouvoir de l’argent, s’arrête complètement à la porte des entreprises. À l’intérieur, la dictature du capital s’exerce sans beaucoup de retenue… jusqu’à ce que les travailleurs y mettent le holà !

Total : totalement coupable


Treize ans après le naufrage de l’Érika, qui a souillé des dizaines de kilomètres de côtes, et malgré une condamnation – plutôt symbolique mais confirmée en appel –, un juge de la Cour de cassation envisage très sérieusement d’exonérer Total de toute responsabilité pénale. Le prétexte juridique ? L’Érika était « un navire étranger naviguant dans les eaux internationales».
     Avec des armées d’avocats, du temps et du fric, un groupe richissime comme Total peut, en toute impunité, affréter des bateaux poubelles, détruire la faune et la flore, et ruiner des communes du littoral. Ce n’est pas un déni de justice, c’est la justice ordinaire, dans une société où les lois protègent les propriétaires, surtout les plus riches.

vendredi 6 avril 2012

Arcelor-PSA : un communiqué de Nathalie Arthaud


« Arcelor-PSA, même combat ! »

C’est ce que scan­daient hier les tra­vailleurs de PSA-Aulnay-sous-Bois, venus à Bobigny accueillir ceux d’ArcelorMittal Florange, qui mar­chent depuis dix jours pour défen­dre leur emploi. En effet, d’un côté, le numéro 1 mon­dial de l’acier (1,7 mil­liard d’euros de pro­fits en 2011) laisse depuis des mois les hauts-four­neaux à l’arrêt, avant sans doute de les fermer ; de l’autre, les tra­vailleurs de PSA (588 mil­lions de pro­fits) savent que leur patron veut fermer deux usines, sup­pri­mer plu­sieurs mil­liers d’emplois, pour pré­ser­ver les divi­den­des de la famille Peugeot. Le per­ma­nent de l’Élysée Sarkozy – 19 331 euros par mois – s’en est pris aux syn­di­ca­lis­tes de Florange, qui ont l’impu­dence de mani­fes­ter devant son siège de cam­pa­gne, en les accu­sant de « faire de la poli­ti­que » au lieu de « défen­dre les sala­riés ». Quelle morgue, quelle hypo­cri­sie, de la part d’un ser­vi­teur aussi zélé de la classe capi­ta­liste !
     Il avait promis aux tra­vailleurs de l’acié­rie de Gandrange qu’il main­tien­drait l’acié­rie : elle est main­te­nant fermée. Si Hollande est moins arro­gant, il ne promet rien aux tra­vailleurs de Florange, et sur­tout pas d’empê­cher Arcelor de licen­cier. Ni l’un ni l’autre n’impo­sera quoi que ce soit à PSA, ou à toutes ces entre­pri­ses qui, de Sealink à Sodimédical, de Paru-Vendu à Petroplus, licen­cient ou vont le faire, en toute séré­nité sur l’issue de l’élection pré­si­den­tielle.
     Alors, au-delà de ce scru­tin, il faudra que nous nous bat­tions pour impo­ser l’inter­dic­tion des licen­cie­ments et la répar­ti­tion du tra­vail entre tous, sans perte de salaire !

                                                           Nathalie Arthaud, vendredi 6 avril

"Sans papiers" : nos sœurs et nos frères de misère


Pour déposer une demande de titre de séjour afin d’être régularisé, il faut payer 110 euros  depuis le vote de la loi de finance de 2012 !
    Rien ne sera épargné à ceux que la misère des pays pauvres conduit, après mille écueils, vers les pays bien plus riches du nord.
     Pas encore régularisés mais déjà taxés.