Le
rassemblement devant l’antenne de Montigny-les-Cormeilles d’AB-Habitat a réuni près
de 80 personnes dont des locataires concernés qui représentaient l’essentiel
des personnes présentes.
Il y a eu plusieurs prises de parole. Un
membre de la Confédération
Nationale du Logement a résumé le problème. Une déléguée de la CGT d’AB-Habitat a développé
la question des dangers d’une telle vente. Le maire de Montigny tout en
affirmant sa solidarité avec les locataires mobilisés a tenu à évoquer qu’il
fallait tout de même prendre acte d’une délibération votée. Un militant du PCF
est quant à lui intervenu sur la situation générale du logement populaire
actuellement.
J’ai tenu à être personnellement présent à
ce rassemblement, et j’ai pu y prendre la parole au nom des deux élus Lutte
Ouvrière du Conseil municipal d’Argenteuil, Patrice CRUNIL et moi-même.
Nous avons élu le maire d’Argenteuil tout
comme nous l’avons délégué à AB-Habitat. Quand il y a lieu de le faire, il y va
de notre responsabilité d’exprimer notre désaccord comme nous l’avons fait par
écrit dans la lettre que nous lui avons destinée dès que nous avons eu
connaissance de ce projet.
Nous sommes en désaccord sur le fond et sur
la méthode.
Jamais la proximité qui est celle aujourd’hui
d’AB-Habitat ne sera celle de tout autre bailleur : une proximité
géographique et morale. Il n’est pas question de déshabiller Pierre de Montigny
pour améliorer la situation de Jean d’Argenteuil. Ces calculs localistes ne
sont pas justes. Une fois vendus, quelle serait la politique, demain ou dans
quelques années, du nouveau bailleur ?
Quand à la méthode, nous avons
suffisamment reproché à la droite argenteuillaise de ne pas se comporter
correctement pour l’accepter de quiconque quand c'est le cas. Ce qui était vrai pour Joliot-Curie
à Argenteuil l’est tout autant à Montigny-les-Cormeilles. Rien ne doit se faire
au détriment des locataires, et l’ordre des projets, pour nous, doit toujours être :
information-concertation-décision. Car leur logement, est le cœur de la vie des
locataires.
Dominique
MARIETTE
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire