Treize
ans après le naufrage de l’Érika, qui a souillé des dizaines de kilomètres de
côtes, et malgré une condamnation – plutôt symbolique mais confirmée en appel
–, un juge de la Cour
de cassation envisage très sérieusement d’exonérer Total de toute
responsabilité pénale. Le prétexte juridique ? L’Érika était « un
navire étranger naviguant dans les eaux internationales».
Avec des armées d’avocats, du temps et du
fric, un groupe richissime comme Total peut, en toute impunité, affréter des
bateaux poubelles, détruire la faune et la flore, et ruiner des communes du
littoral. Ce n’est pas un déni de justice, c’est la justice ordinaire, dans une
société où les lois protègent les propriétaires, surtout les plus riches.
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