« Arcelor-PSA, même combat ! »
C’est
ce que scandaient hier les travailleurs de PSA-Aulnay-sous-Bois, venus à
Bobigny accueillir ceux d’ArcelorMittal Florange, qui marchent depuis dix
jours pour défendre leur emploi. En effet, d’un côté, le numéro 1 mondial de
l’acier (1,7 milliard d’euros de profits en 2011) laisse depuis des mois les
hauts-fourneaux à l’arrêt, avant sans doute de les fermer ; de l’autre,
les travailleurs de PSA (588 millions de profits) savent que leur patron
veut fermer deux usines, supprimer plusieurs milliers d’emplois, pour préserver
les dividendes de la famille Peugeot. Le permanent de l’Élysée Sarkozy – 19
331 euros par mois – s’en est pris aux syndicalistes de Florange, qui ont
l’impudence de manifester devant son siège de campagne, en les accusant
de « faire de la politique » au lieu de « défendre les salariés ».
Quelle morgue, quelle hypocrisie, de la part d’un serviteur aussi zélé de
la classe capitaliste !
Il avait promis aux travailleurs de
l’aciérie de Gandrange qu’il maintiendrait l’aciérie : elle est maintenant
fermée. Si Hollande est moins arrogant, il ne promet rien aux travailleurs de
Florange, et surtout pas d’empêcher Arcelor de licencier. Ni l’un ni l’autre
n’imposera quoi que ce soit à PSA, ou à toutes ces entreprises qui, de
Sealink à Sodimédical, de Paru-Vendu à Petroplus, licencient ou vont le faire,
en toute sérénité sur l’issue de l’élection présidentielle.
Alors, au-delà de ce scrutin, il faudra
que nous nous battions pour imposer l’interdiction des licenciements et
la répartition du travail entre tous, sans perte de salaire !
Nathalie Arthaud, vendredi 6 avril
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