vendredi 6 avril 2012

Arcelor-PSA : un communiqué de Nathalie Arthaud


« Arcelor-PSA, même combat ! »

C’est ce que scan­daient hier les tra­vailleurs de PSA-Aulnay-sous-Bois, venus à Bobigny accueillir ceux d’ArcelorMittal Florange, qui mar­chent depuis dix jours pour défen­dre leur emploi. En effet, d’un côté, le numéro 1 mon­dial de l’acier (1,7 mil­liard d’euros de pro­fits en 2011) laisse depuis des mois les hauts-four­neaux à l’arrêt, avant sans doute de les fermer ; de l’autre, les tra­vailleurs de PSA (588 mil­lions de pro­fits) savent que leur patron veut fermer deux usines, sup­pri­mer plu­sieurs mil­liers d’emplois, pour pré­ser­ver les divi­den­des de la famille Peugeot. Le per­ma­nent de l’Élysée Sarkozy – 19 331 euros par mois – s’en est pris aux syn­di­ca­lis­tes de Florange, qui ont l’impu­dence de mani­fes­ter devant son siège de cam­pa­gne, en les accu­sant de « faire de la poli­ti­que » au lieu de « défen­dre les sala­riés ». Quelle morgue, quelle hypo­cri­sie, de la part d’un ser­vi­teur aussi zélé de la classe capi­ta­liste !
     Il avait promis aux tra­vailleurs de l’acié­rie de Gandrange qu’il main­tien­drait l’acié­rie : elle est main­te­nant fermée. Si Hollande est moins arro­gant, il ne promet rien aux tra­vailleurs de Florange, et sur­tout pas d’empê­cher Arcelor de licen­cier. Ni l’un ni l’autre n’impo­sera quoi que ce soit à PSA, ou à toutes ces entre­pri­ses qui, de Sealink à Sodimédical, de Paru-Vendu à Petroplus, licen­cient ou vont le faire, en toute séré­nité sur l’issue de l’élection pré­si­den­tielle.
     Alors, au-delà de ce scru­tin, il faudra que nous nous bat­tions pour impo­ser l’inter­dic­tion des licen­cie­ments et la répar­ti­tion du tra­vail entre tous, sans perte de salaire !

                                                           Nathalie Arthaud, vendredi 6 avril

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