samedi 5 novembre 2011

Ukraine : Austérité cynique


Le gouvernement ukrainien taille dans les budgets sociaux, lui aussi. Maintenant, il prétend supprimer les avantages sociaux dont bénéficient des catégories particulières, dont les « liquidateurs » de Tchernobyl.
     Les « liquidateurs » se sont ces hommes courageux et dévoués qui ont participé à la reprise du contrôle des réacteurs nucléaires en fusion et au nettoyage de la centrale pour réduire l’impact de la catastrophe de Tchernobyl en 1986. Certains sont morts, d’autres sont malades. Un millier d’entres-eux se sont lancé à l’assaut du parlement ukrainien en début de semaine pour protester contre la fin de leurs avantages. Le gouvernement leur a envoyé sa police, mais les manifestations continuent.
     Les liquidateurs ont rendu un bien grand service à la population il y a 25 ans. Ce que le gouvernement ukrainien leur a accordé n’a rien d’un privilège. A la différence de ces notables ukrainiens passés et actuels qui vivent en parasites sur le dos de la population.

Les licenciements à "Paru vendu" : un communiqué de Nathalie Arthaud

Paru vendu : 1650 licenciements, au bonheur du groupe Hersant
 L’éditeur et l’imprimeur du journal gratuit Paru Vendu ont été mis hier en liquidation judiciaire. 1650 salariés vont être licenciés. Plusieurs centaines d’entre eux manifestaient hier dans les rues de Lyon.
     Leur colère est mille fois justifiée et je suis entièrement solidaire de leur combat. On leur explique que leur entreprise « n’a pas su prendre le virage de l’Internet » ? Quelle mauvaise blague ! Paru Vendu n’était pas une PME artisanale. C’était une des parutions du groupe Hersant Média, dont elle fut une vache à lait pendant une dizaine d’années, avant que Hersant ne la sacrifie. Hersant contrôle encore 27 titres de presse, deux chaînes de télévision et sept stations de radio. Et aujourd’hui, malgré quelques revers, il demeure une des plus grandes fortunes françaises… en Suisse. On peut donc tout à la fois pratiquer l’évasion fiscale, gagner de l’argent avec des journaux et licencier.
     Alors, si nous voulons éviter que d’autres Hersant ne plongent demain des milliers de familles dans la misère, il faut interdire d’urgence les licenciements et imposer que les travailleurs contrôlent les comptes des entreprises.

                                                              Nathalie Arthaud, le 4.11.11.   

vendredi 4 novembre 2011

La mobilisation paie

Question contrats dits "aidés", au lycée Georges Braque, le contrat de l'employée qui n'avait pas encore vu son contrat renouvelé, vient de l'être.
     Le jour de la rentrée, on annonçait que 16 collègues dans cette situation allaient bientôt se retrouver à la porte. Deux mois plus tard, tous les contrats de ceux qui le souhaitaient ont été renouvelés.
     Entre ? Pas de mystère, la mobilisation des personnels, titulaires et contractuels.


Des postes sans travailleur : des embauches dans les services publics !

La majorité socialiste du Sénat dénonce une diminution programmée des crédits d'Etat pour l'emploi, et en particulier pour le financement des contrats dits "aidés". Du côté du gouvernement, on rétorque qu'il n'en est rien, et qu'il y aurait même un reliquat important de crédits de 2011 non utilisés pour cela.
    Dans le Val d'Oise, ce sont pourtant des centaines et des centaines de travailleurs qui n'ont pas vu leur contrat renouvelé à l'Education nationale, et des centaines de postes d'accompagnement aux élèves handicapés qui ne sont toujours pas pourvus.

La nécessité d'une prudence extrême pour un fléau extrême

Le syndicat CGT d'AB-Habitat proteste contre le percement d'un passage entre le siège de l'office HLM et les locaux inutilisés actuellement de l'ancienne Caisse d'Epargne adjacente. Ils s'élèvent contre le fait que les travaux commencent sans qu'il y ait la certitude qu'il n'y a, à l'occasion de ces derniers, aucun risque lié à l'amiante.
     Quand on connaît les ravages mortels causés  par ce fléau, on ne peut que pratiquer avec la plus extrême des prudences.