Surmonter l’obstacle d’une loi du côté des exploiteurs
Un an après les 155 suppressions de postes à l’usine chimique de Belle-Etoile à Saint-Fons, la société Polytechnyl qui regroupe l’usine de Saint-Fons et celle de Valence, vient d’être mise en liquidation. Sur les 547 empois en CDI, le repreneur Lone Star ne garde que 72 emplois à Saint-Fons et aucun à Valence. Il récupère les brevets mais arrête la production.
Le milliardaire belge De Clerck, patron de Domo, qui avait repris l’entreprise en 2020, s’est débrouillé pour gratter le maximum de bénéfices sans investir un euro pour entretenir les sites. Depuis la mise en redressement judiciaire en janvier, il n’est plus responsable de rien : envolés les millions qu’il aurait dû provisionner pour payer le plan social de l’an dernier, envolés les jours mis par des travailleurs sur des comptes épargne temps, et finalement envolés les emplois et les salaires dont les travailleurs ont besoin.
La justice n’a rien à y redire car la loi est du côté des exploiteurs. Les travailleurs ne peuvent compter que sur leur force collective et leur organisation.

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