Le signe du profond recul de la condition ouvrière
Quelques habitants du quartier Carnot sont actuellement interrogés par l’INSEE, l’institut de la statistique. Nous sommes retraités, et cela intéresse l’organisme de savoir si nous travaillons encore. Ce n’est pas une question oiseuse. De plus en plus de retraités sont obligés de retrouvés une activité salariée. Il y a sans doute pour cela des motifs de différentes sortes, mais l’essentiel est que les difficultés s’aggravent pour des retraités dont les retraites sont non seulement très faibles pour certains d’entre eux mais sont de plus en plus dépréciées par l’inflation.
Travailler après la retraite est donc une nécessité pour un nombre croissant de travailleurs retraités en France. En 2025, près de 580 000 retraités exerçaient officiellement une activité professionnelle, c’était 65% de plus qu’il y a 10 ans. Et ce n’est là qu'une vue uniquement de ceux qui travaillent officiellement.
J’ai été interrogé une fois. Cela suffira pour l’enquête car j’ai plus de 70 ans (74) n’en déplaise à ce qui est dit sur notre blog qui s’est arrêté à 69 ans. En revanche, ceux qui ont moins de 70 ans auront de trimestre en trimestre encore à répondre quelques fois de leur situation.
À 60 ans, on devrait pouvoir souffler un peu et échapper au travail salarié contraignant, comme j’ai pu en bénéficier pour ma part.
Mais si la condition ouvrière et salariale continue à se dégrader, si l’inflation continue à rogner en profondeur le montant des retraites, on verra de plus en plus de travailleurs continuer à travailler, longtemps et de plus en plus longtemps.
On partira sur le papier à 62 ans, 63, voire davantage si nous ne l’empêchons pas. Les travailleurs seront retraités… mais continueront à travailler. DM
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