« Paix sociale », façon municipale, veille d’élection
Cela donne la franche impression qu’ils perdent la boule et que la panique les gagne. En tout cas, c’est l’impression donnée par le premier tract diffusé rapidement par la liste de la municipalité sortante avant le second tour.
Dimanche soir, elle se croyait déjà reconduite. Face à ses 37% du premier tour, ses adversaires de gauche avaient obtenu respectivement 25, 13, et 12 %, et l’on pouvait penser qu’ils se maintiendraient en vue du second tour. Et patatrac, les deux secondes se retirent et fusionnent en tout ou en partie avec la première de LFI arrivée la première. La donne s’en trouvait totalement changée, et l’assurance de la victoire pour la majorité sortante s’éloignait.
La voilà donc sortant la grosse artillerie. Culpabilisant de façon peu délicate les habitants qui ne se sont pas déplacés le 15, et avançant l’hydre du démon LFIsme qualifié rien de moins de « parti de la haine et de la violence », et accusé de tous les mots, dont celui de responsable demain « de la perte de valeur de votre bien immobilier » ! Et l’on en passe.
La municipalité revient un siècle en arrière avec l'air des bolcheviks au couteau entre ses dents, voire deux siècle auparavant quand le bourgeois voyait partout du rouge à vilipender !
D'heure en heure, la campagne devient de plus en plus puante. Et l'on n'a pas fini.
Cette outrance, cette haine, ce ridicule parfois, écœurent, et donnent une idée bien peu ragoûtante de cette cuisine politicienne. DM

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