EuroDisney
: une entreprise bien assistée par l’État
EuroDisney, qui boucle ses
comptes chaque année au 30 septembre, vient de publier ceux du troisième
trimestre 2015.
Tout
baigne ! 6 % d’augmentation du chiffre d’affaires par rapport au trimestre
équivalent de 2014. Et + 9 % pour les neuf premiers mois de l’année.
Mais
attention, il ne faut pas être trop rassurant. Dans son communiqué envoyé à
tous les salariés, Tom Wolber, le PDG, précise que cette amélioration est
compensée par une augmentation des charges due « à l’amélioration de
l’expérience proposée aux visiteurs… ainsi qu’à l’augmentation des salaires ».
Grâce à
une structure financière complexe, mais approuvée chaque année par toutes les
autorités dites compétentes, EuroDisney reverse des royalties ainsi que des
intérêts à la maison mère, la TWDC (The Walt Disney Company), ce qui fait qu’il
est souvent déclaré en déficit, à deux doigts du dépôt de bilan.
Il est
bien évident qu’ils ne vont pas se déclarer en faillite, alors tout l’art est
de naviguer entre ces limites. Ainsi, cette année, ils ont annoncé une
recapitalisation d’un milliard d’euros, qui devrait leur permettre de revenir à
des chiffres plus acceptables.
Grâce au
Crédit impôt compétitivité emploi (CICE), Disney, qui ne paie pas d’impôt,
s’est fait rembourser 16,4 millions d’euros en 2014, 9,3 en 2013 et on peut
estimer que pour 2015 ce sera du même ordre de grandeur qu’en 2014, soit plus
de 40 millions au cours de ces trois années.
La
prudence liée « à l’augmentation des salaires » a fait sourire plus d’un
salarié. Certains avaient manifesté au printemps dernier pour réclamer
justement des hausses de salaires.
Il leur
reste à aller chercher ces augmentations, tant redoutées par Wolber. Quant à
Bob Iger, le patron de la TWDC, les aides du CICE lui permettront d’assurer
deux ou trois ans de son salaire... mais pas plus !
Correspondant LO
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire