jeudi 1 novembre 2012

Ikea : nouvelle journée de grève pour la feuille de paye : un article de l'hebdomadaire Lutte Ouvrière du 2.11.12., en vente à la Librairie des écoles, bd Léon Feix à Argenteuil, et à notre permanence de ce vendredi 2 à 17 heures 15

                           Ikea : nouvelle journée de grève pour la feuille de paye

Samedi 20 octobre, dans plusieurs points de vente du groupe suédois d'ameublement Ikea, les employés se sont mis en grève pour dénoncer notamment la baisse de leur prime d'intéressement et la faiblesse des salaires et réclamer l'embauche de personnel.
     À Franconville (Val-d'Oise), le magasin était fermé à 16 heures. À Gonesse (Val-d'Oise) et à Thiais (Val-de-Marne), un seul niveau était en activité. À Avignon, Lille ou Saint-Étienne, les travailleurs n'ont pas travaillé de toute la matinée. À Plaisir et Vélizy (Yvelines) et à Montpellier, il y a eu diverses perturbations. Au total, un tiers des 29 magasins de l'enseigne ont été touchés par la grève, parfois à 80 %.
     Depuis qu'il existe, l'intéressement est un mode de rémunération aléatoire. Comme pour les primes, mieux vaudrait qu'il soit intégré au salaire et pas utilisé comme une carotte qu'on agite sous le nez des salariés. À plus forte raison en cette période où les salaires ne compensent plus la hausse des prix. Comme tous les travailleurs, les employés d'Ikea ont de quoi être insatisfaits, et encore plus s'ils ne sont pas assez nombreux pour assumer les tâches quotidiennes. C'est d'autant plus choquant que le groupe familial Ikea, leader mondial de la distribution d'ameublement, a claironné avoir engrangé en 2011 des profits records, en hausse de 10 %.
     Mais la priorité du groupe n'est pas d'augmenter les salaires de ceux qui ont contribué à ces résultats, ni d'embaucher d'autres salariés, mais d'investir trois milliards d'euros dans ses points de vente, et 1,5 milliard pour se donner bonne image en investissant dans le solaire et l'éolien, et produire ainsi l'équivalent de sa dépense actuelle en énergie.
Ikea prétend vouloir satisfaire 95 % de ses employés, 95 % de ses fournisseurs et 70 % de ses clients et être perçu « comme une entreprise qui assume ses responsabilités sociales et environnementales ». La grève du 20 octobre aura en tout cas montré que la satisfaction du personnel serait d'autant plus grande si ses employés pouvaient regarder leur feuille de paye sans colère, ce qui n'est pas le cas.

                                                                    Jacques FONTENOY

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