jeudi 30 avril 2026

Les casques bleus ne meurent pas pour la paix

 

La volonté de l’impérialisme français d’exister

 


 

Un deuxième casque bleu français positionné au Liban est mort de ses blessures. Comme son camarade qui avait succombé immédiatement au tir, il est présenté en soldat de la paix par le gouvernement.

Les casques bleus interviennent au Liban depuis 1978 officiellement pour faire tampon entre belligérants, avec le succès que l'on sait ; en fait, pour le petit impérialisme français, c'est un moyen de conserver une présence dans la région sous couvert de bons sentiments, sans protéger la population de quoi que ce soit.

Assurances : le pactole

 

Mieux que le réchauffement, la canicule… pour les profits

 


 

Le groupe Covea qui possède, entre autres, les MMA, la MAAF et GMF, a annoncé des profits records pour 2025 : 1,8 milliard d’euros, en hausse de 47,5 %. 

Les différents événements météorologiques lui auraient coûté plus de 750 millions d’euros, mais ils ont largement été compensés. Le réchauffement climatique et ses conséquences catastrophiques sont même devenus un bon prétexte pour justifier les hausses incessantes des tarifs des contrats par les compagnies d’assurance.

         Pour un capitaliste, tout est bon pour faire du profit !

Il y a 40 ans : la catastrophe de Tchernobyl

 Il y a 40 ans : la catastrophe de Tchernobyl

Le 26 avril 1986, dans ce qui était alors l’Union soviétique, une catastrophe majeure se produisait à la centrale nucléaire de Tchernobyl. Lors d’un test de sécurité, son réacteur no 4 explosa, projetant dans l’atmosphère une grande quantité de produits radioactifs.

Publié le 28/04/2026

Alors que le nuage radioactif s’étendait rapidement sur l’Europe, et au-delà, ici, les autorités françaises prétendirent qu’il épargnait le pays. Il ne fallait pas laisser craindre qu’un jour, un tel drame puisse survenir dans la première puissance d’Europe en matière d’électricité nucléaire. Toutes les chaînes de télévision durent donc mentir, publiant cartes et commentaires sur le nuage de Tchernobyl qui se serait « arrêté à nos frontières ».

Quarante ans plus tard, les médias ont tenu à faire preuve de la même « responsabilité ». Bien peu ont rappelé que des catastrophes nucléaires avaient eu lieu avant Tchernobyl, comme à Three Mile Island, aux États-Unis, même si les conséquences n’en avaient pas été aussi tragiques. Celle de Fukushima au Japon, en 2011, classée au même niveau 7 d’intensité des accidents nucléaires, a été aussi en grande partie « oubliée ». Sans doute parce qu’elle témoigne d’un mépris des populations par un État capitaliste développé et d’un degré d’irresponsabilité des grandes compagnies d’électricité n’ayant rien à envier à ce dont le régime de la bureaucratie soviétique fit la preuve lors de ce drame.

Catastrophe et glasnost

Gorbatchev dirigeait alors l’Union soviétique mais il n’apprit du KGB (la police politique) ce qui était arrivé que le 27 avril. Il mit plusieurs jours à communiquer sur la catastrophe, mais le seul fait d’en parler tranchait avec la pratique d’un régime qui avait par le passé tu certains accidents nucléaires.

Au pouvoir depuis un an mais peinant à asseoir son autorité à la tête de l’État, Gorbatchev se faisait fort d’y parvenir en ralliant à lui des secteurs de la population. Pour cela, il lui promettait la « refonte de la société » (la perestroïka) et plus de « transparence » (la glasnost). Cela n’empêcha pas le Kremlin de minimiser l’ampleur de la catastrophe. En particulier, il ne voulut pas évacuer tout de suite les populations ukrainienne et biélorusse vivant près de Tchernobyl, ni avertir les deux millions d’habitants de Kiev, la toute proche capitale de l’Ukraine. Et ce n’est qu’au début du mois de mai qu’on installa une zone d’exclusion de trente kilomètres autour de Tchernobyl, où vivaient 135 000 personnes.

Les équipes chargées de « liquider » l’incendie du réacteur – des pompiers, des soldats, des volontaires, qui combattirent le feu et durent ramasser des débris irradiés sans autre équipement que des protections dérisoires – furent envoyées à une mort certaine. Pratiquement, dans les semaines et les mois qui suivirent, tous les « liquidateurs » décédèrent du fait d’avoir été contaminés. Aucune statistique n’ayant été publiée, on ignore le nombre précis des victimes civiles, mais il est estimé à 43 000.

Vinci, Bouygues, Westinghouse…

Comme il fallait désigner des coupables, la justice condamna peu après quelques responsables techniques de la centrale à des années de camp. Quant au réacteur même, après une première tentative infructueuse, il fallut encore une bonne dizaine d’années avant qu’on l’isole sous une enceinte de confinement, un « sarcophage » de 18 000 tonnes de béton et de métal.

Les firmes françaises de BTP Bouygues et Vinci, réunies au sein du consortium Novarka, se taillèrent la part du lion de ce marché colossal. Estimé à un demi- milliard d’euros il y a vingt ans, il fut financé en grande partie par la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement).

En 2000, on annonça qu’on avait fermé le dernier réacteur en activité de Tchernobyl. Le nucléaire civil ukrainien n’en a pas moins continué à faire saliver les géants mondiaux du secteur. Ainsi, la firme américaine Westinghouse a, depuis des années, obtenu de l’État ukrainien l’exploitation des centrales ukrainiennes, dont celle de Zaporojjia, que contrôle l’armée russe, même si cela reste pour l’heure en grande partie virtuel.

Quand Zelensky, à propos de la guerre en cours, vitupère le « terrorisme nucléaire russe », il se fait aussi, sinon surtout, le défenseur des intérêts de Westinghouse.

                                                     Pierre Laffitte (Lutte ouvrière n°3013)

Argenteuil, une fête extraordinaire à deux pas : la fête de Lutte ouvrière des 23, 24, et 25 mai 2026 à Presles, dans le Val d’Oise

 

Une petite idée de l’humanité future pour laquelle nous luttons

 


 Quand elle se prépare…

Tous ceux qui sont déjà venus à la Fête de Lutte ouvrière qui existe depuis 1971 n’ont jamais été déçus. Cette fête offre dans une ambiance fraternelle et détendue trois belles journées de ce que nous rêvons et combattons pour la société de demain.

         Un parc boisé, des centaines de stands, de la couleur, une multitude d’activités, de la démocratie et de la belle tranquillité. Chaque jour nous en abordons le programme qui au final fera une cinquantaine de pages.

         À Argenteuil, pour nous, c’est bien plus facile de se rendre à Presles que pour des habitants de l’autre partie du monde dont certains sont aussi présents. En voiture, 25 minutes. Vous covoiturez et un parking vous attend.

         Et puis, nous disposons d’un car Argenteuil-Presles-Argenteuil. Départ 9 heures le dimanche uniquement, devant le parc de la mairie. Pour le retour : départ de Presles à 19 heures. Il faut bien sûr réserver au 0699499864. Il est gratuit. 54 places.

         Jusqu’au 10 mai au soir, l’entrée pour les 3 jours est de 15 euros, puis ce sera 25 euros. C’est gratuit pour les enfants accompagnés de moins de 14 ans. Les enfants y trouveront de nombreuses activités. Comme nous aimerions que des familles de nos quartiers viennent à la fête, et occupent le car du dimanche.

         Des centaines d’habitants d’Argenteuil se retrouvent chaque année lors de cette fête. Soyez des nôtres, venez la découvrir. Une fête à nulle autre pareille. DM

mercredi 29 avril 2026

L'éditorial de Nathalie ARTHAUD en vidéo : Confiscation des bénéfices de tous les profiteurs de guerre ! 3 min 17

« Violence en politique », Trump, Macron, morale sélective

 

Drôle de monde, drôles de gens

 


 

Après les tirs lors d’un gala à Washington, la classe politique unanime, de Barack Obama aux États-Unis à Macron en France, dénonce la « violence en politique » et apporte son soutien à Trump.

Mais tous ces dirigeants, par leur soutien à Netanyahou, sont coresponsables d’une violence autrement plus massive qui a déjà coûté la vie à des dizaines de milliers de Palestiniens. Et tous participent à la guerre qui ravage le Moyen-Orient. Ils ne sont contre la violence que lorsqu’ils se sentent menacés.