vendredi 24 avril 2026

Argenteuil, transports, une gratuité qui règlerait bien des problèmes

 

Pourquoi ce qui est possible ici ne le serait pas là ?

 

Dunkerque, avril 2026
 

Un voyage à Dunkerque dans le Nord m’a rappelé une décision locale essentielle, la gratuité des autobus.

         Cette gratuité règle bien des problèmes, au niveau de la vente des titres de transport, du contrôle, et des multiples incidents qui lui sont liés.

         Pourquoi ce qui est possible à Dunkerque ne le serait pas à Argenteuil, et finalement partout, pour les transports par bus pour commencer ?

         Aux antipodes des obstacles mis en place pour la circulation des véhicules et le stationnement douloureusement vécus sur la commune, cette gratuité serait un immense stimulant pour les déplacements, le commerce, et les échanges.

         Il est vrai, ce n’était pas dans le programme électoral de la municipalité, malgré ses belles écharpes vertes d’un instant. DM

jeudi 23 avril 2026

Édition : Bolloré impose sa loi

 Édition : Bolloré impose sa loi

Prétextant un différend sur la date de sortie du prochain livre de Boualem Sansal, Vincent Bolloré, qui possède Hachette et sa filiale Grasset, a décidé de licencier le directeur de celle-ci, Olivier Nora, en poste depuis vingt-six ans.

Publié le 22/04/2026

 

Bolloré contrôle déjà les chaînes du Groupe Canal+ (C8, Canal+, CNews, CStar), l’éditeur Editis, les radios Europe 1 et RFM, ou encore Télé-Loisirs, Geo, Gala, Voici, Femme actuelle, Capital, et Le Journal du dimanche. Certains de ces médias sont déjà des porte-voix des idées d’extrême droite et Bolloré n’a pas hésité à limoger ceux qui n’étaient pas assez dociles à son gré. Les journalistes du JDD avaient fait grève pendant 40 jours pour refuser la nomination de Geoffroy Lejeune à la tête du journal, ce dernier ayant été condamné pour injure raciste peu de temps auparavant.

L’éviction d’Olivier Nora a suscité la colère de nombre d’écrivains édités par Grasset : 170 d’entre eux ont affirmé vouloir quitter la maison d’édition. Si certains de ces écrivains sont connus pour leurs opinions hostiles à l’extrême droite, on peut raisonnablement sourire de la rébellion d’autres comme Bernard Henri Lévy et Alain Minc. Mais Grasset va certainement perdre des plumes au propre comme au figuré, parce que ces écrivains sont connus.

Bolloré traite ces départs avec mépris, dénonçant « une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient » comme s’il appartenait au bas peuple. Le fait que le chiffre d’affaires de sa maison d’édition risque de baisser n’est pas un problème pour ce milliardaire. À travers ses médias, comme sa maison d’édition, il tient à promouvoir un certain nombre d’idées : la littérature est le cadet de ses soucis et il éditera certainement le prochain livre de Bardella ou de Sarkozy.

La réaction des écrivains qui refusent d’être sous le contrôle de cet homme d’extrême droite est compréhensible, mais cela ne règlera pas le problème de la mainmise du milliardaire sur les médias ou l’édition. Il faut prendre le mal à la racine : que Bolloré, Arnault, Bouygues, Saadé soient les propriétaires de ces médias, leur donne le pouvoir de décider de tout, en particulier celui de promouvoir la montée des idées d’extrême droite.

Combattre l’extrême droite, c’est aussi combattre la mainmise des capitalistes sur la société et l’exploitation qu’elle entraîne.

                                                 Aline Urbain (Lutte ouvrière n°3012

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 24 avril, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou :

-samedi 25 avril, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 26 avril :  et de 11 h. à midi marché Héloïse.

Gaza : les chiffres d’une sale guerre

 

L’horreur du monde impérialiste

 

 

Un rapport conjoint de la Banque mondiale, de l’UE et de l’ONU estime à 71,4 milliards de dollars le coût de la reconstruction de Gaza. Les chiffres des destructions sont vertigineux : près de 400 000 logements détruits, 50 % des hôpitaux, la quasi-totalité des écoles… Et l’aide humanitaire continue à arriver au compte-gouttes : environ 200 camions par jour, contre 600 qui seraient nécessaires. 

         Parallèlement, l’ONU dénonce une « vague incessante de meurtres » de Palestiniens, tués « à bas bruit » dans la bande de Gaza par l’armée israélienne : au moins 700 morts et plus de 2 000 blessés en six mois ont été comptabilisés. La guerre du gouvernement de Netanyahou contre la population gazaouie n’est pas finie.

Essence : Lecornu carbure pour Total

 

Pendant ce temps-là, TotalEnergies pompe tranquille ses profits

 

 


Le Premier ministre a annoncé la poursuite des aides à l'achat de carburant pour certains patrons (pêcheurs et agriculteurs), et 2,9 millions d’euros pour les infirmières libérales, ainsi que les aides à domicile qui roulent beaucoup, avec de petits salaires. Par contre, rien pour les millions de salariés qui sont obligés de prendre leur véhicule pour travailler.

         Ces aides, si elles pourront peut-être soulager momentanément la facture pour certains, seront en définitive payées par les travailleurs eux-mêmes, au travers des coupes budgétaires, puisque l’État ne touche surtout pas aux gigantesques profits de TotalEnergies et autres grandes compagnies.

Il faudrait réquisitionner ces bénéfices réalisés sur le dos de la population laborieuse.