vendredi 17 avril 2026

Licenciements, fermetures d’entreprises, quand il s’agit déjà de partir « la tête haute »

 Mitsubishi – Balan : une grève efficace

Ce grand groupe industriel de chimie a annoncé le 16 mars la fermeture de son usine d’usinage plastique de Balan, près de Lyon, et l’envoi au chômage des 35 salariés du site.

Publié le 15/04/2026

 

Un directeur spécialisé dans les fermetures d’usines a été nommé pour régler l’affaire au plus vite. Mais les conditions du plan de départ se sont vite avérées dérisoires pour ces travailleurs, écœurés qu’on les jette alors que les bénéfices de Mitsubishi sont en hausse ces dernières années. S’ils sont bien conscients qu’à 35 ils pourront difficilement empêcher ce projet de fermeture, ils n’acceptent pas de partir à ces conditions. Les plans de restructuration se multipliant dans toute la chimie, ils savent que retrouver un emploi dans la période sera particulièrement compliqué.

Le mercredi 8 avril, ils ont donc décidé la grève pour « partir la tête haute », établi leurs revendications et décidé d’alerter la presse. Plusieurs reportages sur BFM Lyon, France 3 et d’autres médias ont rapidement fait connaître leur mouvement. Dès le vendredi 10 avril, deux jours plus tard, Mitsubishi a accepté les demandes des grévistes, soit des indemnités pouvant aller jusqu’à 100 000 euros selon l’ancienneté.

Ces conditions de départ nettement plus favorables sont une broutille pour un groupe de cette taille, mais elles n’auraient pas été obtenues sans grève. Les grévistes ont maintenant le sentiment de s’être fait respecter et cette expérience de lutte leur servira par la suite.

                                                       Correspondant LO (Lutte ouvrière n°3011)

Argenteuil, conseil municipal du 15 avril, rien ne change quand tout continue comme avant

 

La même partition, toujours pas de vrais échanges

 

 

Lors du conseil municipal qui a eu lieu mercredi soir, si les acteurs ont changé à la marge, les quelques habitants intéressés ont retrouvé le même spectacle.

         Il est dommage que le maire d’Argenteuil ait du mal à tourner la page. S’il n’avait rien à dire sur l’avenir du complexe Jean Vilar à propos duquel il a pourtant délivré quelques éléments sommaires à un journaliste de La Gazette au soir du second tour, son propos liminaire a porté de façon étonnante sur… l’opposition municipale, lui reprochant de manière vindicative voire amère son éclatement en plusieurs groupes au sein du conseil, alors que les élus de cette opposition s’étaient retrouvés sur une seule liste lors du second tour. Il est sûr que cela ne devra pas lui faire plaisir de donner la parole lors des conseils à plusieurs intervenants parlant au nom de groupes différents au lieu d’un seul.

         Rebelote si l’on peut dire, en toute fin de conseil, alors qu’une conseillère interrogeait sur la disparité des indemnités au sein même du même type d’élus de la majorité municipale, et sur le jeu de chaises musicales qui a eu lieu lors des nominations, il a fallu une nouvelle fois que le premier magistrat ne répondant pas à ces interrogations, rappelle en revanche à cette conseillère qui était sur la liste conduite par Philippe Doucet lors du premier tour les frais de représentation que ce dernier s’était fait voter naguère. Totalement hors sujet, mais il importe.

         Le maire d’Argenteuil devrait se rappeler quelques chiffres. Certes, sa majorité a été élue. Mais avec 13 893 voix. Sur 55736 électeurs inscrits. Pour une population de 107135 habitants (chiffre INSEE 2022). Donc, pas de quoi pavoiser.

         Il est vrai que c’est dans la nature même de ces conseils, en tout cas à Argenteuil, qu’il n’y ait pas de véritables débats. Des questions sont posées, mais les vraies réponses sont rarissimes. On y joue beaucoup au football en revanche, ou au rugby, en bottant en touche.

         Sinon, on aura appris mercredi que la durée de la future délégation de service public concernant les marchés d’Argenteuil est ramenée à 5 ans au lieu de 20 ans comme prévu précédemment.

         Des véritables interventions orales de la part des conseillers LFIstes de l’opposition ont eu le mérite de poser des problèmes concernant vraiment les habitants et les agents territoriaux, à propos respectivement de la hausse des tarifs municipaux et de la situation des agents des écoles mobilisés la semaine passée.

         Nous reviendrons pour notre part sur ces sujets.

         Prochain conseil municipal : le 3 juillet. Pour les nombreux problèmes concernant la situation de la population locale, il n’y a pas apparemment le feu. DM

jeudi 16 avril 2026

Détroit d’Ormuz : une guerre qui menace le monde

 Détroit d’Ormuz : une guerre qui menace le monde

Moins de 24 heures après le début des négociations entre les États- Unis et l’Iran, la délégation américaine a claqué la porte parce que que les Iraniens refusaient de se soumettre à ses exigences. Aussitôt, Trump annonçait un blocus naval des ports de l’Iran, fermant un peu plus le détroit d’Ormuz.

Publié le 15/04/2026

Dépité que le régime iranien ne se soit pas effondré malgré 40 jours de bombardements massifs sur les infrastructures du pays, confronté aux conséquences économiques mondiales majeures de la guerre qu’il a déclenchée, Trump avait accepté un cessez-le-feu et l’ouverture de discussions au Pakistan. Mais en guise de négociations, il a d’emblée affirmé « je ne veux pas 90 %, ni 95 %, je veux tout ». Il exigeait ainsi la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, contrôlé depuis le 28 février par les Pasdarans qui ne laissent passer que les navires validés par l’Iran, le renoncement de ce pays à tout programme nucléaire et la remise de son stock d’uranium enrichi, le tout sans contreparties, ni la levée de l’embargo économique qui asphyxie le pays, ni le dégel des fonds iraniens bloqués au Qatar ou ailleurs.

Les dirigeants iraniens n’ont pas cédé à ce diktat. Trump a beau répéter « l’Iran veut à tout prix un accord » ou « ils n’ont aucune carte en main », il ne suffit pas d’être le chef suprême de l’impérialisme pour que tous les peuples et tous les régimes se plient. Malgré son caractère dictatorial et réactionnaire, malgré les révoltes successives qui l’ont contesté depuis plusieurs années, le régime iranien a gardé une base sociale. En dépit de l’élimination de ses principaux dirigeants, il a été renforcé par l’agression israélo-américaine dont la brutalité aveugle ne peut qu’alimenter le sentiment anti-impérialiste de la population.

Pour l’instant, face à la détermination iranienne, Trump n’a pas repris les bombardements qui ont coûté quelque 500 millions de dollars par jour et ont fait fondre les stocks de munitions de son armée. Mais depuis le 13 avril, celle-ci affirme qu’elle interceptera, voire coulera, tout navire qui quittera ou se dirigera vers un port iranien.

Ce blocus vise à empêcher l’Iran d’exporter son pétrole et à le priver ainsi de son principal revenu. Trump espère que la Chine, principal pays importateur des hydrocarbures d’Iran, fera pression sur les dirigeants iraniens pour les pousser à revenir négocier. Mais cette décision est une nouvelle fuite en avant, lourde de dangers. Outre qu’elle prolonge la crise pétrolière et aggrave la crise de l’économie mondiale, elle pourrait étendre encore la guerre. Quelle sera la réaction de l’Iran ou de ses alliés, en particulier les Houthis du Yémen capables de perturber la voie maritime vers le canal de Suez, face à un blocus prolongé et efficace ? Que se passera-t-il si un navire chinois ou d’une autre nationalité est coulé dans le détroit d’Ormuz ?

Depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, les dirigeants chinois essaient d’éviter de s’engager dans une escalade. Il en est de même des princes et émirs du Golfe alliés des États-Unis, impliqués malgré eux dans une guerre qui sape leur prospérité. Les pays impérialistes de second rang, même s’ils estiment n’avoir d’autre choix que de rester dans le sillage américain, ne suivent le chef de bande qu’à reculons. De son côté, l’impérialisme américain lui-même n’est en fait pas prêt militairement à s’engager dans une guerre tous azimuts.

C’est une politique du gros bâton qui a été engagée par Trump, avec le soutien de la bourgeoisie américaine, pour éliminer ou affaiblir les régimes qui refusent de se soumettre à ses intérêts et qui lui résistent. Cette politique a sa propre logique, et celle-ci enfonce déjà la planète dans le chaos.

                                               Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3011)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 17 avril, de 15 heures à 15 heures 45, marché du Val-Nord,

Et de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou :

-samedi 18 avril, de 10 heures à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 19 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

Hausse des carburants : Les salaires aussi doivent être en hausse permanente

Ne comptons que sur nous-mêmes

 

 

"Quand les prix mondiaux baissent, les prix à la pompe doivent baisser, aussi vite qu'ils sont montés. Le gouvernement y veillera". C’est ce qu’avait annoncé Lecornu au moment de l’annonce d’un cessez-le-feu au Moyen-Orient, et alors que le prix du baril était annoncé à la baisse. Résultat : le prix du litre de gazole a bien baissé… de 6,5 centimes. Une sinistre blague, juste le temps que l’annonce du blocus d’Ormuz par Trump fasse repartir les prix à la hausse !

         Pour s’en sortir, une seule solution : augmenter les salaires et les indexer sur les prix, à commencer par ceux du carburant. Mais pour l’imposer, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes.

 

RN : de Le Pen à Bardella, capitalistes et la Haute, leurs rendez-vous

 

Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es

 

 

Marine Le Pen a dîné avec les principaux dirigeants du CAC 40, histoire de leur montrer que, si elle était élue, elle saurait défendre leurs intérêts. De son côté, Bardella s’affiche en Une de Paris-Match, propriété de Bernard Arnault, avec sa dulcinée, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles. On est loin du parti soi-disant antisystème !

         Ils se font passer pour des défenseurs des petites gens pour se faire élire, mais ce qu’ils admirent et ce qu’ils veulent défendre, c’est le monde des riches. Voter pour eux, c’est voter pour un énième ennemi des travailleurs.