dimanche 3 mai 2026

Argenteuil, espace mémoriel Gabriel Péri, la municipalité doit revenir en arrière

Si c’est une erreur, il suffit de la réparer !

  


Lundi 4 mai, à 18 heures, la section d’Argenteuil du PCF organise un rassemblement devant la statue de Gabriel Péri, avenue éponyme, dont la destruction de l’espace mémoriel a commencé à être détruit il y a plusieurs semaines.

         Cette mémoire n’est pas celle d’un fait simple fait historique ancien mais une partie du patrimoine politique local, en particulier pour le PCF, dont ce parti continue à se réclamer, au-delà du caractère dramatique de la mort du député Gabriel Péri, au vue de quelques commentaires sur ce que j'ai écrit.

         Ce que nous reprochons à la municipalité d’Argenteuil, c’est qu’elle n’ait pas eu l’idée de ce que représentait cette mémoire toujours vivante, et ait sans apparemment se poser trop de questions commencé la destruction de cet espace mémoriel. Si j’avais été présent ce jour-là à Argenteuil, personnellement, j’aurais été solidaire sur ce plan, de l’initiative du PCF.

         Passant hier dans le secteur, j’ai pu constater que la démolition de l’espace ne s’était pas poursuivi et que la photo prise dix jours plutôt ci-dessus était toujours valable.

         La municipalité se pose peut-être des questions, et considère aujourd’hui qu’elle a agi avec précipitation dans cette affaire. Qu’elle le reconnaissance simplement publiquement, et qu’elle tire les conclusions aujourd’hui de son erreur. DM

 

Argenteuil, fête de Lutte ouvrière 2026, dimanche 24 mai, un car pour se rendre à la fête et en revenir. Qu’on se le dise, il faut s’inscrire.


Pour le prendre, il faut réserver !

  


Comme l’an passé, un car est mis à notre disposition pour nous rendre à la fête. Départ 9 heures devant la mairie, retour 20 heures (Départ de Presles à 19 heures). Il faut s’inscrire auprès de Valérie Suarez et de moi-même. Il est particulièrement utile pour des familles, et pour les anciens. Rappelons que la gratuité est assurée pour les enfants jusqu’à 14 ans. L’entrée est fixée à 15 euros jusqu’au 10 mai au soir, puis ce sera 25 euros. Il faut s’inscrire : MDommarie@aol.com et 0699499864.

 

La fête de Lutte ouvrière 2026, les 23, 24, 25 Mai, une éclaircie fraternelle dans ce monde de brute.

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Jusqu’au 10 mai : 15 euros l’entrée pour les 3 jours !

Achetés à l’avance : des bons de réduction !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org

À Argenteuil :

MDommarie@aol.com

 

samedi 2 mai 2026

Manifestation du 1er mai à Paris : une intervention de Nathalie ARTHAUD à la fin de la manifestation parisienne - 6 min 42

Liban : des morts et des ruines

 Liban : des morts et des ruines

Au moins 2 490 morts et 7 725 blessés, depuis le prétendu cessez- le-feu du 2mars : cest le sombre bilan établi le 24avril par le ministère de la Santé libanais après les bombardements et tirs israéliens sur le sud du Liban, sous prétexte de détruire « des infrastructures militaires du Hezbollah ».

Publié le 28/04/2026

 


Lors du seul dimanche 26avril, quatorze habitants de villages du sud du Liban étaient tués sous d’intenses bombardements et, après un ordre d’évacuation diffusé par drones aux habitants de sept villages de la zone de Nabatiyé, un nouvel exode s’est traduit par des encombrements monstres sur les routes quittant la « zone jaune ». Ces quelque 600 km² sont désormais occupés par l’armée israélienne, et 55 à 70 villages déjà transformés en champs de ruines prétendument pour assurer la protection des villages israéliens limitrophes, eux-mêmes visés par des roquettes du Hezbollah. La menace sur le Liban s’est même étendue au nord-est, avec des bombardements dans la plaine de la Bekaa.

Les habitants, majoritairement chiites, de ces villages, ainsi que les milliers de familles déplacées qui s’y sont réfugiées, subissent quotidiennement des survols de drones de surveillance et d’avions de chasse, des bombardements, avec ou sans avertissement. Ils doivent évacuer dans la panique et, pour ceux qui tentent de revenir ou refusent de partir, retrouver des maisons dynamitées et des terres agricoles dévastées.

Le gouvernement israélien, en appelant à la « survie existentielle » du pays, met le même zèle à raser le sud du Liban qu’à Gaza. À preuve, la publicité écœurante faite à un certain rabbin d’extrême droite, réserviste en rangers, choisi comme porte-flambeau dans les récentes célébrations de l’indépendance israélienne. Donné en exemple par Netanyahou et sa clique pour sa « contribution extraordinaire à la société et à l’État », ce religieux fascisant s’était donné en spectacle aux manettes d’un bulldozer blindé, aplatissant les ruines encore fumantes à Gaza. Il sévit à présent dans le sud du Liban et se fait fort de raser « 50 maisons par semaine »… soigneusement protégé par les avions, les chars et les artilleurs israéliens. S’il en était besoin, il est couvert par l’ordre donné par le Premier ministre à l’armée de « frapper avec force au Liban après les violations du cessez-le-feu par le Hezbollah ». Le prétexte éculé des tirs du parti pro- iranien ne fait évidemment que renforcer la détermination de ses partisans, face à la guerre permanente que le pouvoir israélien impose aux populations de la région.

Le récent accord entre les dirigeants américains et le Premier ministre libanais autorise explicitement Netanyahou à se livrer à des destructions illimitées si elles visent « à se défendre contre des attaques ». Toute latitude est donc clairement donnée par les grandes puissances, et surtout la première, l’impérialisme américain, pour reprendre activement l’occupation du Liban du Sud, pouvant déboucher sur une annexion pure et simple. Ce qui se dessine est une guerre sans fin subie par les habitants de la région, y compris ceux qui croient être défendus par Netanyahou.

                                               Viviane Lafont (Lutte ouvrière n°3013)

 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 2 mai, de 10 h. à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 10 h. à midi marché de la Colonie ;

-de 15 h.30 à 17 heures 30, carrefour Babou ;

-dimanche 3 mai : de 10 h.15 à midi 15 au marché Héloïse ;

-lundi 4 mai : gare du Val, de 6 h.45 à 8 h.15 ;

- de 17 à 19 heures 30 devant Intermarché ;

-mercredi 6 mai : de 6 h.30 à 8 h.15 entrée de l’hôpital d’Argenteuil ;

-jeudi 7 mai : de 7 h. à 8 h.30 : gare d’Argenteuil.

À suivre

Argenteuil, PCF, Lutte ouvrière, discuter tranquillement ou avec passion au sein du mouvement ouvrier, mais discuter, cela relève simplement de la démocratie ouvrière entre militants, une évidence, que cela plaise ou non.

 

Le débat, une exigence du combat militant

 

J’ai largement informé sur le commencement de destruction de l’espace mémoriel dédié à Gabriel Péri. J’ai contesté cette initiative municipale. Mais j’ai tenu tout de même ensuite à évoquer ce que je pense de l’homme Péri, dont la mort est totalement respectable certes, mais qui fut une personnalité notable du PCF, de la localité mais également à l’échelle du pays. En quoi il porte une responsabilité dans la politique de son parti, des années 1920 à son arrestation le 18 mai 1941.

         Comme je pouvais l’imaginer, cela n’a pas plu à des responsables ou ex petite personnalité locale du PCF. Cette dernière m’a envoyé un commentaire perfide « Anticommuniste d’un jour, anticommuniste toujours », un responsable actuel m’a dit sur la route du 1er mai : « je te sers la main malgré ce que tu as écrit sur Péri et le Pacte germano-soviétique », et la responsable fédérale m’a purement et simplement ignoré lorsque je l’ai croisée. C’est la vie, et je préfère cela plutôt que les coups que je reçus naguère.

         Au lieu de bouder, pourquoi n’ont-ils pas discuté ce que j’écrivais ? Sans doute un militant de leur parti d’ailleurs a pris, lui, au moins, le temps de le faire, et je l’en remercie.

         Car c’est comme cela qu’on pourrait au moins se comprendre, que l’on reste sur ses positions ou pas. DM, le 1.5.26.

 

Voilà ce que j’écrivais le 23 avril dernier. C’est injurieux ?

 

Argenteuil,  Gabriel Péri, s’opposer à une décision municipale calamiteuse n’est pas approuver et se réclamer d’un passé désastreux

 

Un acteur important d’une politique désastreuse pour l’avenir du mouvement ouvrier

 

 


Gabriel Péri et Maurice Thorez dans les années 1930

 

Chaque année, une cérémonie a lieu en décembre pour commémorer la mort sous les balles de l’armée allemande du député d’Argenteuil et de la région, Gabriel Péri. Il avait 39 ans. Pour ma part, je ne participe à cette cérémonie.

         Né en 1902, engagé jeune dans le mouvement socialiste durant la Première guerre mondiale, de la naissance du Parti communiste en France jusqu’à sa mort dramatique, Gabriel Péri fut un cadre de ce parti, d’abord comme responsable des Jeunesses communistes, puis tout au long de sa courte vie, comme un des responsables du Parti Communiste devenu Français, un responsable de second plan il est vrai.

         Le drame de ce parti fut qu’il approuva et suivit la dégénérescence stalinienne de l’Union soviétique et de l’Internationale communiste, menant une politique erratique selon les virages de Staline, et abandonnant la perspective de la révolution ouvrière. À parti du « tournant antifasciste » de 1935, il rompit avec l’internationalisme pour le nationalisme, une voie que le PCF poursuivit ensuite, mais c’est une autre histoire.

         Gabriel Péri ne s’opposa jamais, en tout cas publiquement à cette politique. En son for intérieur, il n’approuva pas sans doute le pacte germano-soviétique de fin août 1939, comme d’autres cadres du PCF à ce moment-là, mais il se tut une nouvelle fois.

         La mort tragique de Gabriel Péri mérite le respect, mais n’exige pas de gommer sa responsabilité parmi tant d’autres dans le drame du prolétariat d’ici comme du monde : le stalinisme. Un drame dont les travailleurs ne se sont jamais relevé jusqu’à nos jours, et qui permet que les affres du capitalisme se poursuivent encore. DM

  

Notons que c’est sur la base politique que j’évoque ci-dessus que les ancêtres politiques de la municipalité actuelle, et De Gaulle en premier lieu, purent aider la bourgeoisie française à franchir la Libération qui était pourtant grosse de la possibilité d’une révolution ouvrière, en France comme dans d’autres pays d’une Europe exsangue. De cela, Gabriel Péri, disparu en décembre 1941, ne fut pas responsable. Mais il est bon de le rappeler à nos démolisseurs d’aujourd’hui. Il est vrai que la bourgeoisie et ses défenseurs n’ont guère ni  mémoire ni reconnaissance. DM