samedi 2 mai 2026

Argenteuil, PCF, Lutte ouvrière, discuter tranquillement ou avec passion au sein du mouvement ouvrier, mais discuter, cela relève simplement de la démocratie ouvrière entre militants, une évidence, que cela plaise ou non.

 

Le débat, une exigence du combat militant

 

J’ai largement informé sur le commencement de destruction de l’espace mémoriel dédié à Gabriel Péri. J’ai contesté cette initiative municipale. Mais j’ai tenu tout de même ensuite à évoquer ce que je pense de l’homme Péri, dont la mort est totalement respectable certes, mais qui fut une personnalité notable du PCF, de la localité mais également à l’échelle du pays. En quoi il porte une responsabilité dans la politique de son parti, des années 1920 à son arrestation le 18 mai 1941.

         Comme je pouvais l’imaginer, cela n’a pas plu à des responsables ou ex petite personnalité locale du PCF. Cette dernière m’a envoyé un commentaire perfide « Anticommuniste d’un jour, anticommuniste toujours », un responsable actuel m’a dit sur la route du 1er mai : « je te sers la main malgré ce que tu as écrit sur Péri et le Pacte germano-soviétique », et la responsable fédérale m’a purement et simplement ignoré lorsque je l’ai croisée. C’est la vie, et je préfère cela plutôt que les coups que je reçus naguère.

         Au lieu de bouder, pourquoi n’ont-ils pas discuté ce que j’écrivais ? Sans doute un militant de leur parti d’ailleurs a pris, lui, au moins, le temps de le faire, et je l’en remercie.

         Car c’est comme cela qu’on pourrait au moins se comprendre, que l’on reste sur ses positions ou pas. DM, le 1.5.26.

 

Voilà ce que j’écrivais le 23 avril dernier. C’est injurieux ?

 

Argenteuil,  Gabriel Péri, s’opposer à une décision municipale calamiteuse n’est pas approuver et se réclamer d’un passé désastreux

 

Un acteur important d’une politique désastreuse pour l’avenir du mouvement ouvrier

 

 


Gabriel Péri et Maurice Thorez dans les années 1930

 

Chaque année, une cérémonie a lieu en décembre pour commémorer la mort sous les balles de l’armée allemande du député d’Argenteuil et de la région, Gabriel Péri. Il avait 39 ans. Pour ma part, je ne participe à cette cérémonie.

         Né en 1902, engagé jeune dans le mouvement socialiste durant la Première guerre mondiale, de la naissance du Parti communiste en France jusqu’à sa mort dramatique, Gabriel Péri fut un cadre de ce parti, d’abord comme responsable des Jeunesses communistes, puis tout au long de sa courte vie, comme un des responsables du Parti Communiste devenu Français, un responsable de second plan il est vrai.

         Le drame de ce parti fut qu’il approuva et suivit la dégénérescence stalinienne de l’Union soviétique et de l’Internationale communiste, menant une politique erratique selon les virages de Staline, et abandonnant la perspective de la révolution ouvrière. À parti du « tournant antifasciste » de 1935, il rompit avec l’internationalisme pour le nationalisme, une voie que le PCF poursuivit ensuite, mais c’est une autre histoire.

         Gabriel Péri ne s’opposa jamais, en tout cas publiquement à cette politique. En son for intérieur, il n’approuva pas sans doute le pacte germano-soviétique de fin août 1939, comme d’autres cadres du PCF à ce moment-là, mais il se tut une nouvelle fois.

         La mort tragique de Gabriel Péri mérite le respect, mais n’exige pas de gommer sa responsabilité parmi tant d’autres dans le drame du prolétariat d’ici comme du monde : le stalinisme. Un drame dont les travailleurs ne se sont jamais relevé jusqu’à nos jours, et qui permet que les affres du capitalisme se poursuivent encore. DM

  

Notons que c’est sur la base politique que j’évoque ci-dessus que les ancêtres politiques de la municipalité actuelle, et De Gaulle en premier lieu, purent aider la bourgeoisie française à franchir la Libération qui était pourtant grosse de la possibilité d’une révolution ouvrière, en France comme dans d’autres pays d’une Europe exsangue. De cela, Gabriel Péri, disparu en décembre 1941, ne fut pas responsable. Mais il est bon de le rappeler à nos démolisseurs d’aujourd’hui. Il est vrai que la bourgeoisie et ses défenseurs n’ont guère ni  mémoire ni reconnaissance. DM

Argenteuil, élus, une indemnité pour un plein temps correspondant au salaire normal devant être celui de tout travailleur ?

 

S’il n’y a pas cumul, c’est à signaler

 


 

À noël, lors des distributions de friandises sur les marchés, on risque donc de le rencontrer (Merci Facebook)

Le jeune adjoint au maire d’Argenteuil Maxime Renault vient d’annoncer qu’il quitte son emploi à la Région : « Clap de fin après 5 ans et 8 mois, soit près de 2 070 jours au service de la Région Île-de-France.

Une page qui se tourne, remplie de souvenirs, d’engagement et surtout de rencontres… ».

         Il y en a donc qui ont de la chance. La preuve. Il avait été élu conseiller municipal aux élections municipales de 2020, et avait donc obtenu un emploi dans la foulée à la Région Ile de France. La chance, ou les simples compétences, il n’y a sans doute rien à dire.

         C’est vrai qu’il a obtenu de la promotion dans la municipalité qui l’a emporté à Argenteuil en mars dernier. Le voilà dorénavant adjoint-au maire en charge des marchés forains de la ville et des habitants du quartier des Coteaux.

         S’il vit dorénavant avec sa simple indemnité, il n’y a rien à dire. Une indemnité normale pour vivre, comme cela devrait être le cas pour tout travailleur. S'il se contente de cette seule activité d’adjoint, dans ce cas, il va pouvoir s’occuper à bien des habitants de ce quartier plutôt chéri des dieux (tant mieux ! ), et des marchés forains qui ont bien besoin d’intérêt et d’améliorations comme nous l’évoquions il y a quelques jours. Le dimanche matin, en conséquence, lors de sa visite au marché Héloïse, visite que l’on imagine hebdomadaire, je ne suis pas contre de lui faire partager mes petites, mais réelles je crois, lumières sur le sujet, à côté de commençants forains qui ont tant à lui dire. DM

La fête de Lutte ouvrière 2026, les 23, 24, 25 Mai, une éclaircie fraternelle dans ce monde de brute : le Moyen-Âge y est présent, sans nostalgie, mais histoire et spectacle !

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Jusqu’au 10 mai : 15 euros l’entrée pour les 3 jours !

Achetés à l’avance : des bons de réduction !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org

À Argenteuil :

MDommarie@aol.com

 

 

Demandez le programme

 

Le Village médiéval

 

 


La forge médiévale, la calligraphie, la vannerie, le travail du bois, les travaux d’aiguilles, les remèdes d’une herboriste pour lutter contre tous les maux

Le Procès du cochon : trois truies et un cochon jugés.

De la poésie, avec des poèmes de François Villon, Charles d’Orléans, Christine de Pisan et bien d’autres.

Samedi et dimanche soir, spectacle pyrotechnique.

Dimanche soir, bal folk.

  • William Blanc :
    • « Les croisades, réalités et usage politique contemporain »,
    • « Robin des Bois, légendes et réalités »,
    • sur ses livres 
      • Le Roi Arthur, un mythe contemporain et
      • Charles Martel, de l’histoire au mythe identitaire
  • François Gentili : « Le château médiéval de Viarmes et autres lieux seigneuriaux, enjeux militaires et guerre de classe »
  • Julie Pilorget : « Les femmes face à la justice médiévale »