vendredi 13 mars 2026

Le vote « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » : Affirmer le rejet du capitalisme et de la guerre

 Affirmer le rejet du capitalisme et de la guerre

Le déchaînement de la guerre en Iran et au Liban était dans toutes les discussions, les candidats des grands partis aux élections municipales ont continué à dérouler des programmes centrés sur le local.

Publié le 12/03/2026

 

Logement, école, santé, transport, tous ont présenté de prétendues solutions pour améliorer la vie des habitants, comme si ce qui se passait au niveau national et international n’avait aucune conséquence sur la situation locale. Rien d’étonnant venant de têtes de liste qui appartiennent à des partis qui ont été ou qui sont encore au gouvernement, et qui essaient de le faire oublier. Mais même venant de candidats n’ayant pas d’arrière-pensées politiciennes, prétendre permettre que tout aille bien à l’échelle d’une ville, prétendre échapper aux conséquences de la guerre, est une illusion.

Tout est lié. Il n’y a pas de bulle où l’on pourrait se réfugier. En France, nous ne sommes pas – pas encore – sous les bombes, mais la guerre, les travailleurs la paient déjà. Le gouvernement dépense des milliards pour le budget militaire. Il l’a augmenté de près de sept milliards. Il réserve dix milliards pour construire un autre porte- avions alors qu’il n’y a pas d’argent pour les infrastructures de santé, pas d’argent pour les écoles, pas d’argent pour construire ou rénover les logements, pas d’argent pour ce qui est essentiel pour la vie des travailleurs. Demain, il y aura moins de crèches, moins de transports, moins de services de santé accessibles, moins de profs et moins d’instituteurs, pour qu’il y ait plus de Rafale, plus de chars, plus de bombes, plus de munitions !

Et demain, c’est aux maires que le gouvernement demandera de mobiliser la population pour une guerre qui n’est pas la sienne. Le chef d’état-major, Fabien Mandon, s’est adressé en novembre dernier aux maires de France pour leur demander de contribuer à ce que « le pays soit prêt » en cas de guerre. Après avoir déclaré qu’il allait falloir « accepter le risque de perdre des enfants, de souffrir économiquement », il a demandé aux maires d’en parler dans les communes. « Les maires ont un rôle fondamental à jouer », a-t-il déclaré car ils seraient le « meilleur relais » auprès des concitoyens. Et de demander aux maires de se rapprocher de correspondants défense, de délégués militaires départementaux, de commandants de régiments et de bases navales pour expliquer la situation à leurs concitoyens. Le chef d’état-major a insisté pour que les maires facilitent l’installation des militaires dans leurs communes, permettent les entraînements et les grandes manœuvres que va effectuer l’armée de terre. « Nous avons besoin d’espaces. S’il vous plaît, essayez d’avoir un regard positif sur ces actions. Nous avons un réseau qui peut vous aider à préparer » la population, a-t-il martelé.

Aussi, les travailleurs doivent avoir les yeux grands ouverts sur la situation, être conscients de ce que la bourgeoisie prépare s’ils veulent pouvoir l’empêcher de faire de la jeunesse de la chair à canon. Face à cette situation, les travailleurs doivent ne compter que sur leurs combats, leur conscience, leur organisation pour changer le cours des choses. Les candidatures de Lutte ouvrière ont permis d’affirmer cette vérité alors que la plupart des autres candidats cherchaient avant tout à cacher la réalité de la crise et de la marche à la guerre.

                                                      Aline Retesse (Lutte ouvrière n°3006)

Argenteuil : Voter « travailleuses et travailleurs », affirmer la force politique du monde du travail en votant à Argenteuil comme partout où nos listes se présentent « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs ».

 

Marquer électoralement notre camp, celui du monde du travail

 

 

Le monde se dirige à l’échelle de la planète vers des affrontements de plus en plus vifs et sanglants. Tôt ou tard, ils se transformeront en guerre généralisée. C’est le prix que paiera l’humanité du maintien du capitalisme, et de la folle concurrence exacerbée des multinationales et des États à leur service. L’issue est dans les mains des producteurs, des travailleurs du monde, à condition qu’ils retrouvent le chemin de la conscience, de l’union, et de l’organisation. Les travailleurs font fonctionner la société, ils doivent la diriger.

         Durant cette campagne que nous avons menée à Argenteuil, c’est de cela que de nombreux habitants des classes populaires étaient prêts à discuter. Ils étaient heureux souvent d’entendre un langage qui réponde à leurs préoccupations et à leurs inquiétudes. Heureux d’entendre des militants s’intéressant au recul de la condition ouvrière, et des moyens d’inverser la situation. L’offensive contre l’Iran, et son produit, la hausse scandaleuse des carburants qui va nourrir l’inflation ont été l’objet à point nommé de nombreux échanges.

         Loin des programmes des uns et des autres que le contexte risque vite de transformer en fadaises, nos perspectives de reconstruction de l’organisation et de la nécessaire affirmation politique de la classe ouvrière a été largement écouté et souvent entendu.

         Quel que soient les pourcentages que nos listes obtiendront, ils marqueront l’existence politique de notre classe. Faisons qu’ils soient, certes sans doute encore très minoritaires, qu’ils soient les plus élevés possibles.

Votons pour les intérêts des travailleuses et des travailleurs

Votez et faites voter à Argenteuil pour notre liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs »

Conduite par moi-même et Valérie SUAREZ

                                                                              Dominique MARIETTE

Disparition d’un militant : quand les militants de Lutte ouvrière rendent un bel hommage à un de leurs camarades qui vient de décéder

 Les nôtres

Notre camarade Perrin

Publié le 12/03/2026

 

 

Notre camarade, Richard Percevault, que nous appelions Perrin, est décédé le dimanche 1er mars, des suites d’une maladie neurologique qui l’avait fait basculer dans un monde inaccessible, éprouvant pour lui et ses proches. Il allait avoir 76 ans.

C’est au tout début des années 1970, à la Thomson CSF, en banlieue parisienne, que Perrin a croisé le chemin de Lutte ouvrière. Il y avait été repéré par un militant dont il était le chef, comme un gars bien, solidaire des travailleurs. De fait, Perrin intégra vite la petite équipe qui publiait un bulletin politique régulier dans l’entreprise. C’était parti pour toute une vie de militant ouvrier.

Jusqu’en 2004, où Thomson, devenue Alcatel entre- temps, ferma ses portes, Perrin fut de tous les combats avec les travailleurs de l’entreprise et sur tous les fronts pour faire vivre Lutte ouvrière et défendre ses idées.

Mis à la retraite à 54 ans, il profita du temps dont il disposait pour épauler les camarades de plusieurs entreprises et pour prendre en charge d’autres tâches indispensables. Il fut l’un des accompagnateurs d’Arlette Laguiller dans ses déplacements, veillant à ce que tout se passe bien pour elle.

Il prit également part au travail nécessaire à l’entretien du parc de Presles, où se déroule la fête annuelle de Lutte ouvrière. Ses compétences en maçonnerie font d’ailleurs école aujourd’hui.

Qu’il s’agisse de couler une dalle en béton, d’assurer la tranquillité d’Arlette, de trouver la meilleure façon de rédiger un écho pour la presse d’entreprise ou de défendre ses idées sur un marché ou dans les campagnes électorales, Perrin était solide, ouvert et doux, toujours disponible et prêt à aider du mieux qu’il pouvait. Cela faisait de lui un camarade, un ami, un compagnon précieux. Il a vécu une belle vie de militant et nous sommes heureux et fiers de l’avoir partagée avec lui.

Iran : Ni Trump, ni Pahlavi, ni Khamenei !

 

Iran : Ni Trump, ni Pahlavi, ni Khamenei !

Au dixième jour de la guerre, les bombes israélo-américaines tombaient chaque jour en Iran, non seulement sur des casernes et des installations militaires mais aussi sur des immeubles d’habitation et des infrastructures.

Publié le 12/03/2026

 


À l’angoisse que son immeuble soit visé ou ses proches tués, s’ajoutent pour la population les difficultés pour s’approvisionner alors même que le pays est frappé depuis des années par l’embargo américain et l’hyperinflation. À Téhéran, le bombardement de plusieurs dépôts de carburant, le 8mars, a provoqué d’immenses incendies, suivis de pluies noires acides qui brûlent la peau, asphyxient les habitants et polluent les sols et les nappes phréatiques. Deux jours plus tard, le secrétaire américain à la Guerre annonçait que le pire était à venir : « Le 11mars sera le jour le plus intense de frappes. »

Voilà comment les dirigeants de l’impérialisme entendent « libérer » le peuple iranien de la dictature des mollahs ! Si, parmi les témoignages qui parviennent d’Iran, la haine du régime est toujours présente, on ne voit plus les scènes de liesse qui avaient suivi la mort de l’ayatollah Khamenei, le 28février. Seuls les partisans en exil de Pahlavi, le fils de lancien chah, complaisamment relayés dans les médias et qui prétendent sans gêne parler au nom de tous les Iraniens, osent voir dans ce tapis de bombes une entreprise de libération ayant l’assentiment de la population.

Loin de s’effondrer après l’élimination du premier cercle dirigeant, le régime a continué à organiser sa riposte militaire, frappant des bases et des installations américaines et d’autres cibles dans les pays du golfe Persique, en Israël, en Irak, en Jordanie ou en Azerbaïdjan. Un nouveau Guide suprême a été désigné en la personne de Mojtaba Khamenei, le fils du précédent. Ali Laridjani, rejeton d’une riche famille, proche des Pasdarans et chef du Conseil suprême de sécurité, tient en main l’appareil d’État. Sans surprise, les bombardements israélo-américains ont pour effet de renforcer le sentiment national iranien et de redonner de la légitimité à un régime pourtant discrédité après le massacre perpétré en janvier contre des millions de manifestants désarmés.

En Iran, mais aussi parmi les exploités de nombreux pays, cette nouvelle agression israélo- américaine a pour effet de faire apparaître les mollahs et les Pasdarans comme des résistants face à la domination impérialiste. C’est une terrible impasse car, si Trump et Netanyahou sont sans conteste les agresseurs, les dirigeants de la République islamique se cachent depuis 47 ans derrière les slogans anti-impérialistes pour piller l’Iran, accumuler des fortunes et exploiter leur propre peuple. Les classes populaires, la jeunesse et plus encore les millions de travailleurs d’Iran ont montré leur courage et leur force à de nombreuses reprises dans le passé proche ou lointain. Pour se libérer, à la fois du régime des mollahs et de la domination impérialiste, ils ne peuvent compter que sur leurs propres luttes et les liens qu’ils sauront établir avec les opprimés du monde entier.

                                                   Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3006)

jeudi 12 mars 2026

“Fascisme” et “antifascisme” : de quoi s’agit-il ?

 “Fascisme” et “antifascisme” : de quoi s’agit-il ?

La banalisation des discours d’extrême droite, l’activisme de groupes prêts à s’attaquer physiquement à tous ceux qui leur déplaisent, ont mis au premier plan de l’actualité l’existence de groupes « antifas » (pour « antifascistes »).

Publié le 04/03/2026

Pour beaucoup, le terme « fasciste » est aujourd’hui simplement synonyme de l’appartenance à l’extrême droite. Ce courant politique qui défend des idées racistes, xénophobes et autoritaires se renforce d’année en année. Même si, pour l’essentiel, en France, cette progression des idées d’extrême droite reste sur un terrain électoral, il est indispensable de la combattre. Reste que les qualificatifs génériques « fascistes » et « antifascistes » introduisent plus de confusion que de clarté.

Le courant fasciste a émergé en Italie au début des années 1920 et plus tard en Allemagne sous la forme du nazisme. Empêtrée dans sa crise, la bourgeoisie de ces pays eut recours à des troupes de choc, mobilisant des masses de petits bourgeois appauvris par la crise pour briser la classe ouvrière organisée et combative. Le développement d’un sentiment antifasciste exprimait en retour la volonté de riposter à cette évolution réactionnaire.

En France, la manifestation d’extrême droite du 6 février 1934, qui vira à l’émeute, déclencha une réaction massive : le 12 février, des centaines de milliers de travailleurs défilèrent à Paris. Cette remontée de la combativité ouvrière culmina lors de la grève générale de juin 1936. En Espagne, le coup d’État militaire de juillet 1936 déclencha un mouvement révolutionnaire.

Cette volonté de résister à la montée du fascisme fut cependant dévoyée par les partis ouvriers réformistes, socialistes et staliniens, et désarma finalement la classe ouvrière. Ces partis prétendirent que le combat contre le fascisme devait rester sur le terrain de la défense de la démocratie bourgeoisie. En France, au nom de cette politique, le Front populaire saborda la grève générale de juin 1936. En Espagne, le Frente popular étouffa l’explosion révolutionnaire de juillet 1936 et mena le combat au nom d’une République qui respectait la propriété et le pouvoir de la bourgeoisie, un « antifascisme » qui se solda par la victoire de Franco.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, le drapeau « antifasciste » justifia l’alliance de l’URSS avec les États- Unis, présentant cette guerre impérialiste comme un affrontement entre « démocratie » et « fascisme » ; à la sortie de la guerre, ce fut encore au nom de l’antifascisme que les partis staliniens justifièrent leur participation à des gouvernements bourgeois, dont celui de De Gaulle en France, et leur contribution à la préservation de l’ordre social dans toute l’Europe.

Même si aujourd’hui il n’existe pas en France de parti fasciste pouvant s’appuyer sur des mobilisations de masse de la petite bourgeoisie, combattre l’extrême droite et ses idées est bien sûr indispensable. Mais le faire au nom de « l’antifascisme » reste une tromperie. Ainsi on a entendu Jean-Luc Mélenchon appeler à la création d’un « front antifasciste », qui serait, selon lui, le pendant du nouveau « front républicain », lequel inclut désormais le RN et exclut LFI. Sous une apparence radicale, c’est en appeler à la constitution d’une nouvelle Union de la gauche comme celle qui a mené une politique anti-ouvrière de Mitterrand à Hollande, démoralisant et poussant vers l’extrême droite une partie des classes populaires. Une partie de l’extrême gauche, le NPA-A entre autres, qui veut lui aussi « faire front » contre le fascisme, se range d’ailleurs derrière cette opération.

De leur côté, les groupes « antifas » veulent combattre les groupes qui se réclament du fascisme, dans la rue, poing contre poing. Il est légitime de défendre les locaux ou les activités des organisations de gauche, quand ils sont attaqués, voire de conclure des accords entre organisations pour un tel objectif. Mais les bagarres de rue contre les « fachos » ne mènent à rien y compris quand elles n’ont pas une issue tragique comme récemment à Lyon.

La progression de l’influence électorale de l’extrême droite peut bien sûr finir par déboucher sur un véritable danger fasciste. Dans cette perspective, il sera déterminant de mener, dans la classe ouvrière, une politique de classe qui ne pourra se dire seulement « antifasciste » mais être révolutionnaire et prolétarienne, sans aucune confusion avec la politique de forces bourgeoises, même se prétendant démocratiques et républicaines. Une politique révolutionnaire dans le monde du travail ne peut avoir rien de commun avec la remise en selle d’une gauche de gouvernement.

                                                     Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3005)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

Aujourd’hui Jeudi 12 mars, de 10 heures à midi, Joliot-Curie,

-de 14 à 16 heures mairie,

-de 17 à 19 h. centre commercial Côté Seine ;

-Vendredi 13 mars : de 10 h. à midi marché Héloïse,

-de 15 heures à 16 heures 30, esplanade du Val-Nord et marché,

-toujours    au Val-Nord de 17 heures à 19 heures ;

Et de 17 h. à 19 heures carrefour Babou.