Ces multiples discussions qui font progresser la conscience
La campagne se poursuit pour nous
à travers les multiples discussions que nous recherchons et que nous obtenons.
Pour ma part, trois sujets finissent par être abordés, entre autres, l’absence
de droit de vote pour les travailleurs étrangers, le recul de l’organisation du
monde du travail, l’état d’esprit de la jeunesse.
Vous
vous adressez à un passant. Elle n’est pas électrice, il n’est pas électeur.
Mais elle ou il travaille ici depuis des décennies parfois. Certains ont
abandonné le long chemin de la naturalisation au vue des difficultés
administratives qui se sont accumulées année après année.
Il
est scandaleux que tous ceux qui paient des impôts, c’est-à-dire l’ensemble de
la population puisque nous payons tous au moins la TVA, n’aient pas la
possibilité de voter, une possibilité démocratique pourtant minimale. Sur le
sujet, dans ces discussions, nous tenons à marquer notre différence, et cela
est apprécié par nos interlocuteurs. Il n’y a pour nous qu’une seule classe
ouvrière.
De
nombreux habitants, en particulier des anciens, ont vu décennie après
décennie les organisations ouvrières, syndicales et politiques, s’effriter, et
en sont peinés. Ils louent nos efforts, sans pour autant être convaincus que
nous réussirons. Mais nous tentons à leur faire partager notre conviction d’arriver
à reconstruire ce mouvement ouvrier qui est une nécessité absolue pour l’avenir
et une issue heureuse.
J’ai
rencontré des anciens conscients qu’il y avait un rapport entre leur propre
abandon de l’engagement et le manque de politisation, actuellement, de l’énorme
majorité des jeunes. Mais c’est justement parce que des anciens n’ont pas
abandonné l’idéal du combat pour faire à nouveau avancer positivement la
société qu’il y a des jeunes qui peuvent entendre ce « vieux » langage,
et s’engager à leur tour pour le comprendre et agir.
Je
pense à cette lycéenne de terminale du lycée Georges Braque avec qui j’ai
discuté hier matin. Une jeune très vive, consciente que le monde capitaliste
mène l’humanité dans le mur, et qu’il faut agir. «Mais comment puis-je vous
aider ? ». Elle s’engage à faire partager à des proches, électeurs, l’idée
de voter pour notre liste. Surtout, rendez-vous entre elle et des jeunes
camarades est pris pour les semaines à venir. DM