lundi 2 mars 2026

SNCF : bénéfices à grande vitesse

Exploitation, entrave au voyage...

  


« On a amélioré la rentabilité du groupe », a commenté le directeur financier de la SNCF, à l’annonce des 1,8 milliards d’euros de bénéfices pour l’année 2025. Cet argent n’est pas tombé du ciel : il vient de la dégradation des conditions de travail de tous ceux, embauchés ou non, sous-traitants ou non, qui font rouler les trains, entretiennent le matériel, vendent les billets… dont le prix ne cesse d’augmenter.

         Exploiter les travailleurs, tirer profit des voyageurs, voilà le secret de la rentabilité patronale.

 

Argenteuil, journal de campagne, une liste de travailleuses et de travailleurs, actifs et retraités, pour voter pour affirmer les intérêts de notre classe

 

Votez pour une liste de notre classe, le monde du travail

Notre liste est composée totalement de travailleurs, avec un majorité d’actifs mais aussi une forte proportion de travailleurs retraités. Ils habitent dans tous les quartiers d’Argenteuil. Actifs ou retraités, ils subissent les conséquences du recul de la condition ouvrière, au niveau des revenus, du logement, et des services publics qui leur sont nécessaires. De toutes origines, de toutes catégories, ils ont en commun d'appartenir au "camp des travailleurs", et d'en vivre la condition.

         Ouvriers, techniciens, agents territoriaux à la retraite, formatrices, ingénieurs, travailleurs du spectacle, enseignants, agents des hôpitaux, conducteur de bus, étudiant, AESH, agents commerciaux, employés, livreurs, agent de lycée, agent de propreté, monitrice en ESAT… notre liste est à l’image du monde du travail de la Ville et du pays.

 

Notre liste à Argenteuil « LUTTE OUVRIÈRE-LE CAMP DES TRAVAILLEURS »


 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui lundi 2 mars, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 3 mars : carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.

dimanche 1 mars 2026

Iran : Non à la guerre menée par les États-Unis

Si tu veux un monde pacifié, prépare la révolution

 

 

Conjointement avec Israël, les États-Unis ont commencé à bombarder l'Iran. Depuis des jours, l'armée américaine massait des forces dans la région, et plusieurs pays, dont la France, avaient conseillé de quitter le territoire israélien. Ces préparatifs étaient ceux d'une guerre dont l'Iran est victime pour la seconde fois en moins d'un an.

         Pendant qu'il jouait la comédie d'une négociation pour la paix avec les dirigeants iraniens à Genève, l'impérialisme américain ourdissait une guerre dont le maintien et l'extension de sa domination au Moyen-Orient sont l'enjeu principal, au prix d'un chaos permanent au Moyen-Orient.

         Les classe   populaires iraniennes, israéliennes et arabes, tout autant que celles des États-Unis, n'ont aucun intérêt à ces guerres qui les plongent toutes dans l'insécurité.

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui -dimanche 1er mars :

-9 h30 à midi, carrefour Babou ;

-10 h à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

-11 h. à midi marché Héloïse ;

-de 14 à 16 heures Carrefour Babou.

-lundi 2 mars, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 3 mars : carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.


Iran : la révolte n’est pas morte !

 Iran : la révolte n’est pas morte !

Samedi 21 février, quarante jours après les massacres des 8 et 9 janvier 2026, des dizaines de milliers d’Iraniens se sont rassemblés dans le pays, en se servant de la tradition de commémoration de la religion musulmane, pour crier à nouveau leur haine de ce régime assassin.

Publié le 25/02/2026

À Téhéran, des milliers d’étudiants sont descendus dans la rue pour crier des slogans contre le régime dictatorial des mollahs, parmi lesquels « Ni monarchie, ni Guide suprême » ou Pour une personne tuée, mille se relèveront ». Cette fois, les dirigeants de la République islamique n’ont pas osé envoyer leurs tueurs, les gardiens de la révolution, tirer à la mitrailleuse sur cette jeunesse qui relève la tête en s’emparant de cette expression « Même pas peur ! » Les tenants du régime se sont contentés de mobiliser leurs troupes en civil pour tenter, en vain, d’étouffer ce réveil de la révolte.

Partout dans le pays, comme le rapportait le journaliste iranien de France 24 présent sur place, des rassemblements ont eu lieu dans et autour des cimetières pour honorer les dizaines de milliers de victimes de la furie assassine du régime. La mère d’une des victimes, vêtue des habits de son fils assassiné, a pris la parole pour dire : « Je suis morte avec la mort de mon fils, aussi ils ne peuvent plus me tuer car je suis déjà morte. Il faut continuer le combat par la voie qu’ont ouverte ceux qui ne sont plus là ! »

Les profiteurs du régime, protecteurs d’une classe de riches qui se gavent pendant que l’immense majorité de la population a du mal à se nourrir, croyaient être en paix, pour un moment, après les dizaines de milliers d’assassinats perpétrés en janvier. Mais le passé a montré, en Iran même, qu’il n’en sera sans doute pas ainsi.

En 1978, le shah d’Iran, le dictateur mis en place par l’impérialisme américain, faisait lui aussi tirer à la mitrailleuse sur les foules qui manifestaient contre son régime de profiteurs. Mais, tous les quarante jours, les masses revenaient, encore plus nombreuses dans la rue, honorer leurs morts et crier leur haine du régime en affrontant la répression. C’est ainsi que cette révolte devint une révolution. Et il fallut que les dirigeants impérialistes décident d’appuyer Khomeiny et de le renvoyer en Iran pour que lui et ses mollahs réussissent à contenir ce mouvement et à le dévoyer, bien loin des espoirs qu’il avait fait naître.

Aujourd’hui, la classe ouvrière et la jeunesse iraniennes en révolte devront retrouver la voie et les outils qui, en 1917, en Russie ont permis à la révolution prolétarienne non seulement d’abattre un régime honni mais aussi de tracer la perspective d’un véritable bouleversement dans le pays et dans le monde.

                                                                Paul Sorel (Lutte ouvrière n°3004)