Loin de là, nous ne sommes pas à contre-courant
L’expérience des jours passés de
notre campagne pour informer et défendre notre liste « Lutte ouvrière-le
camp des travailleurs » est riche d’enseignements positifs.
D’abord,
notre campagne, c’est en premier lieu de tenter de discuter avec les électeurs,
les habitants d’Argenteuil, mais plus largement, avec toutes les travailleuses
et les travailleurs que nous croisons, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, qu’ils
aient les « bons » papiers ou pas. Nous pouvons dire que nous
discutons largement, que nous n’avons pas de difficultés à trouver des
personnes disposées à le faire. Nous discutons, puis, s’ils le veulent, nous
leur remettons notre tract : un texte, la liste de nos candidats, les
coordonnées où l’on peut nous joindre.
Lors
de nos discussions, il est très peu question de l’actualité générale du moment.
C’est notable.
Il
n’est pas non plus question de ce qui nous distingue des autres listes en
campagne sur Argenteuil, dont les militants sont souvent non loin. Il est vrai
que nos interlocuteurs constatent vite que nous voulons discuter de leur
situation de travailleurs, de leur travail, de la dégradation qu’il subit, du
renforcement de l’exploitation, de la richesse qui s’accumule dans les mains d’une
petite minorité, de la crise de la société, de la marche à la guerre. Ils
entendent et comprennent la plupart du temps l’issue que nous proposons : « Les
travailleurs font fonctionner la société, ils doivent la diriger », et l’outil
nécessaire, celui de la réorganisation du monde du travail, dans les
entreprises et les quartiers populaires, à travers le redéveloppement d’un
parti ouvrier révolutionnaire.
Voilà
en tout cas, et en résumé, le bilan que nous pouvons faire des semaines passées
de campagne, alors que la dernière ligne droite s’annonce avec le début maintenant
de la campagne électorale officielle. Pour
l’équipe vaillante de campagne, DM.