mercredi 25 février 2026

Argenteuil, le logement, une crise toujours plus prégnante pour de nombreux Argenteuillais. Un bilan 2020-2026 bien limité, voire nul au niveau de cette crise (22) Le 28.8.25. (Photo : La cité du Château dont le sort a mis des années à être réglé. Elle est aujourd’hui démolie.

Certes, un problème très compliqué, mais des choix sociaux

 

 

Pour inaugurer cette séquence, la municipalité a une bien belle phrase dans son Bilan : « Garantir la dignité de chacun passe par un logement salubre, un cadre de vie apaisé et des règles partagées ». Le seul souci, et le premier, est que chacun ait un logement. À défaut, c’est tenter de trouver un toit, quelles qu’en soient le prix et les conditions offertes. À défaut ultime, c’est la rue.

         Sur ce dernier point, la municipalité ne se vante pas de la fermeture opérée à la fin de juillet 2023 du Centre d’Hébergement d’Urgence qui eut pendant de nombreuses années un rôle essentiel de soutien et d’empathie sociale. Cette fermeture, une décision qui n’est pas à l’honneur de la municipalité. Un centre qu’il faudra rétablir.

         Pour le logement, pas grand-chose à se mettre sous la dent dans ce Bilan 2020-2026. Des perspectives dans le quartier du Val- Notre Dame, mais dans le futur. Une réhabilitation de la cité Champagne qui a tardé, dont les locataires vivent les conditions difficiles dans lesquelles elle se fait, et dont la responsabilité relève, même pas de la Ville, mais d’AB-Habitat. Et l’affaire de la cité du Château dont les permis municipaux de démolition et de reconstruction ont mis si longtemps à être signés.

         Pour le reste, des projets de construction privée, l’action de promoteurs, dans le cadre de l’évitement de logements populaires de la politique municipale.

         Le résultat, c’est que le problème du logement demeure celui, majeur, de milliers d’habitants. Le Bilan ne donne pas de chiffres sur ce plan.

         Un bilan très terne de l’action municipale que l’on peut constater de visu rue Denis Roy. Certes, un local d’un hypothétique service logement, où il faut prendre rendez-vous, mais à l’activité apparemment extrêmement réduite. Guère de mouvement à cet endroit, je le constate tous les jours. Les demandeurs en ont apparemment pris leur partie, ce n’est pas de ce côté-là que l’on peut espérer une solution. DM (À suivre. Argenteuil, une ville « plus propre, plus belle ». Puisqu’ils le disent dans le Bilan 2020-2026, mais faut-il les croire ? (23) 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-aujourd’hui mercredi, de 9 h.30 à midi          au marché des Champioux ;

-de 14 à 16 heures à l’entrée de la mairie ;

-et de 17 h.30 à 19 heures devant Auchan, Val-Sud ;

-jeudi 26 février : de 17 h.30 à 19 h. : entrée Côté Seine, rue PV Couturier ;

-vendredi 27 février, de 9 h.30 à midi au marché Héloïse ;

-de 16 heures à 16 heures 30 au marché du Val ;

-et de 17 h.30 à 19 heures devant la Maison de quartier du Val-Nord

-et de 17 h.30 à 19 heures, carrefour Babou :

-samedi 28 février, de 10 heures à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à 12 h.30 marché Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-de 14 h. à 16 h devant la mairie ;

Et de 17 h.30 à 19 heures proximité du carrefour Babou ;

-dimanche 1er mars :

-9 h30 à midi, carrefour Babou ;

-10 h à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

-11 h. à midi marché Héloïse ;

-de 14 à 16 heures Carrefour Babou.

-lundi 2 mars, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 3 mars : carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.

mardi 24 février 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 23 février 2026

 Une campagne infecte en faveur de l’extrême-droite

23/02/2026


Le décès du militant royaliste et identitaire, Quentin Deranque, frappé à mort au cours d’une rixe opposant son groupe d’ultra droite à des « antifas », donne lieu à une campagne réactionnaire aussi écœurante que dangereuse.

Une véritable meute réunissant le Rassemblement national, la droite, le gouvernement, une partie du Parti socialiste et la plupart des médias s’est lancée aux trousses de La France insoumise au prétexte qu’elle compte dans ses rangs le fondateur de la Jeune garde dont deux ex-membres sont mis en cause.

Alors que LFI, les « antifas » et l’extrême gauche sont accusés d’avoir une responsabilité morale dans la mort du jeune identitaire et de propager la violence en politique, on assiste au blanchiment du RN, réhabilité dans le camp des démocrates et des républicains, et à la banalisation des idées d’extrême droite. Même les références à Hitler et à Pétain, le chef de la collaboration avec l’Allemagne nazie, sont revenues à la mode.  

Martine Vassal, candidate de droite à la mairie de Marseille, a repris la devise pétainiste « Travail, famille, patrie ». En voulant hurler plus fort que les autres loups, la macroniste Aurore Bergé a taxé LFI de « parti anti-France ». C’est ainsi que Pétain qualifiait les communistes et les Juifs qu’il faisait arrêter et condamner à une mort certaine lors de la Deuxième Guerre mondiale.

L’Assemblée nationale a fait une minute de silence pour Quentin Deranque, dont on sait qu’il était venu appuyer des militantes d’extrême-droite décidées à perturber une conférence sur la Palestine. Mais combien de victimes tuées par des racistes n’ont même pas droit à une information au journal télévisé ? Et, bien des fois, comme pour le meurtre de Djamel Bendjaballah près de Dunkerque en 2024, le caractère raciste du crime n’est même pas reconnu !

Le ministre de l’Intérieur, prompt à interdire des rassemblements de solidarité avec la Palestine, a aussi autorisé l’ultradroite à rendre hommage à son nouveau martyr. Les nervis spécialisés dans la chasse aux travailleurs immigrés, aux militants de gauche, aux homosexuels et aux musulmans ont ainsi pu tranquillement défiler samedi après-midi dans les rues de Lyon. Après avoir passé la semaine à taguer et vandaliser des locaux de la gauche et de certains syndicats, ils se sont montrés avec leurs chants et leurs saluts nazis.

Derrière tout cela, il y a de sordides calculs politiciens. Pour le gouvernement, il s’agit d’isoler Mélenchon du reste de la gauche pour neutraliser un concurrent important à la présidentielle de 2027. Quant à la droite, elle vient de trouver un super prétexte pour s’allier avec l’extrême droite dans un front républicain inversé destiné à marginaliser LFI.

Cette campagne nous mène droit à un gouvernement du genre de celui de Trump, encore plus violemment hostile aux travailleurs, aux pauvres, aux immigrés, encore plus dévoué aux seuls milliardaires. Alors, il ne faut pas marcher !

Puisqu’il est question de violence, parlons de celle, véritable, qui ravage la société, la violence des guerres et des bombes.

Tous ceux qui se disent effarés par la brutalisation du débat politique y sont-ils opposés ? Pas du tout, ils ont soutenu cette violence-là. Ils ont même combattu ceux qui la qualifiaient, pour Gaza, de génocide, comme si 70 000 hommes, femmes, enfants, ensevelis sous des tonnes de bombes, ce n’était pas assez ! Chaque jour qui passe, ces « non-violents » nous expliquent qu’il faut se préparer à faire la guerre et à mourir pour la patrie, comme les Ukrainiens. Mais ce genre de massacre organisé par l’État et l’armée n’est jamais considéré comme de la violence.

De même, pour eux, la guerre sociale que les capitalistes nous mènent n’est pas de la violence. Mais alors, qu’est-ce que l’exploitation quotidienne avec son cortège de souffrances, de blessures et de maladies et ses 1000 morts au travail par an ?

Les bas salaires, la précarité et les licenciements sont autant de violences imposées à des millions de femmes et d’hommes. Et quand il arrive aux travailleurs de se révolter et de manifester, c’est encore par de la violence qu’ils sont reçus, comme cela a été le cas avec les gilets jaunes.

Alors, ne nous laissons pas intimider par cette campagne ! Les travailleurs révoltés contre l’ordre social actuel ont raison de le dénoncer et de s’inquiéter de son évolution de plus en plus raciste et réactionnaire. Car la solution ne viendra pas du panier de crabes politicien, mais des travailleurs eux-mêmes, de leur capacité à s’unir et à reconnaître dans leurs camarades de travail, quelles que soient leur origine, leur couleur de peau ou leurs croyances, des camarades d’exploitation et de combat.   

                                                                   Nathalie Arthaud 

Salaires : Pour les salaires, tous ensemble !

 

Tant qu’ils ne seront pas contraints, ils feront la sourde-oreille !

 


 

Alors que la saison des négociations obligatoires sur les salaires n’est pas bouclée, des débrayages et des grèves ont lieu de façon dispersée dans des entreprises concernées et dans d’autres, parfois pour une journée, parfois dans la durée.

Les patrons aimeraient bien que les miettes qu’ils proposent soient acceptées sans réaction. Mais les salaires n’ont jamais suivi la flambée des prix, en particulier alimentaires. De vraies hausses de plusieurs centaines d’euros et l’indexation des salaires sur l’augmentation réelle des prix doivent devenir l’objectif pour l’ensemble du monde du travail.