mardi 24 février 2026

Impôts : secret de Polichinelle

 

Des lois faites pour les riches par leurs serviteurs

 


 

Éric Lombard, après avoir quitté son poste de ministre de l’Économie et des finances, avait annoncé que des milliers de millionnaires ne payaient aucun impôt sur le revenu. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, avait prétendu que c’était faux.

Or, des sénateurs ont pu accéder aux chiffres de Bercy et révéler que 18 525 riches, malgré le fait qu’ils aient au minimum 1,3 millions d’euros de patrimoine, n’ont payé aucun impôt sur le revenu en 2024. Les lois sont bien faites pour les bourgeois.

De Montchalin, que tout le petit monde politique encense en disant qu’elle connaît ses dossiers sur le bout des doigts, se révèle une idiote ou une menteuse, mais surtout une défenseure acharnée des riches. Qualité qui la désigne pour présider la Cour des comptes.

Argenteuil et la nature, le privilège d’un territoire largement préservé où les édiles n’y sont pour pas grand-chose. Et un bilan très limité en la matière. Bilan 2020-2026 (21). Le 27.8.25.

 

Un bilan très limité dans une ville marqué par la nature

 

Photo Région Ile de France, la butte d'Orgemont

Pour la municipalité, à Argenteuil, « la nature gagne du terrain ». Elle nous ressort à l’appui, la Canopée, la Plataneraie, et le chemin de halage, des espaces sans doute transformés, mais sans guère de plus de « nature ». Pour le « patrimoine arboré et diversifié », c’était une occasion de rappeler le rôle essentiel des agents territoriaux. C’est raté, comme quasiment dans toutes les rubriques du Bilan.

         Deux écoles anciennes doivent bénéficier d’un aménagement végétal, c’est bien, et cela devrait être une priorité d’investissements pour l’ensemble des groupes scolaires de la Ville. Mais le nombre de parc de quartier et leur aménagement n’a pas augmenté, alors que c’est essentiel pour les enfants.

         Dans tous les cas, il s’agit de rappeler que la commune a la chance de bénéficier d’une situation exceptionnelle sur le plan des espaces non urbanisés. Les buttes d’Orgemont et des Châtaigniers, comme résultat de l’exploitation passée du gypse, des carrières ou des milliers de travailleurs donnèrent de leur sueur et de leur sang.

         Au terme de dizaines d’années de remblayage, l’extension de la butte d’Orgemont aux promeneurs est excellente une excellente chose attendue depuis longtemps. C’est chose faite, la municipalité n’y est pratiquement pour rien. Certes, aux abords, quelques aménagements, et le travail d’agents territoriaux.

         La préservation et l’aménagement possible de la Plaine rurale de la route de Cormeilles sont le résultat de l’abandon de la deuxième tranche de construction de la Zone à Urbaniser en Priorité du Val-Nord. Le jardin de mon grand-père, exproprié il y a 80 ans, est toujours retourné à belle nature. Cet aménagement n’avance pas.

         Il y a un espace qui est sous-employé par la Ville, cette butte d’Orgemont qui permettrait de concentrer bien plus d’évènements que les deux ou trois actuellement organisés. Pourquoi, le Forum des associations n’y aurait-il pas lieu ? Dans un quartier périphérique, ce serait super.

Donc un bilan positif pour cet aspect, mais finalement tout à fait limité. DM. (À suivre. Argenteuil, le logement, une crise toujours plus prégnante pour de nombreux Argenteuillais. Un bilan 2020-2026 bien limité (22)

Argenteuil, journal de campagne de la liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs », quartiers populaires, la nécessaire reconstruction des réseaux du parti révolutionnaire des travailleurs

 

Irriguer la conscience, la solidarité, élargir les réseaux militants

 

Lors de notre dernier meeting parisien le 14 février dernier

J’ai participé samedi à une jolie rencontre avec Nora Hamadi pour son livre  « La Maison des Rêves ». Celui-ci porte sur son quartier d’enfance, la cité La Rocade Bel Air » de Longjumeau dans l’Essonne qu’elle revisite. (Commander ce livre très riche au Presse-Papier, la librairie de nos lectures).

         Il est en partie question dans ce livre d’un hymne très chaleureux à l’engagement de bénévoles. Ce qui m’a étonné, c’est que dans l’histoire vécue que l’autrice raconte, ces bénévoles qui animent la vie associative du quartier ne sont pas des militants politiques. Il est vrai que l’implantation du parti ouvrier qui a marqué le siècle passé, le PCF, eut des difficultés supplémentaires à s’implanter dans les ZUP du périurbain tout comme dans les villes nouvelles. Il ne pouvait s’y appuyer sur le réseau militant ancien qui s’était installé dans les villes industrielles de la petite puis de la grande couronne. Des historiens étudieront peut-être un jour ce qui advint à partir de la fin des années 1960 de l’extension de l’implantation du PCF dans les nouvelles cités d’Argenteuil, mais pour le faire il avait déjà une bonne base militante dans les vieux quartiers de la Ville.

         Cela semble loin de notre propos concernant les élections municipales qui approchent vite maintenant. Mais pas pour nous, militants de Lutte ouvrière. Sans réseaux militants dans les entreprises et les quartiers populaires, la force politique du monde du travail n’est rien.

         C’est à cette tâche fondamentale que nous nous attelons depuis toujours. Dans ces élections municipales, il s’agit non seulement pour nous d’en diffuser la nécessité, mais d’avancer dans l’extension ou la création de ces réseaux. Nos activités électorales nous permettent ces rencontres. Au-delà, la lecture de ce que nous écrivons peut susciter des envies de nous rejoindre. Nous vous attendons, lecteurs, nous vous ferons bon accueil. DM