samedi 21 février 2026

Iran : le massacre n’a pas fait taire la contestation

Iran : le massacre n’a pas fait taire la contestation

En ayant fait des dizaines de milliers de morts, et alors que les arrestations et les exécutions s’accélèrent, les dirigeants iraniens n’ont pas éteint la révolte. Pour tenter de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, ils soufflent le chaud et le froid.

Publié le 18/02/2026

D’un côté, les arrestations, la torture et les pendaisons après des procès expéditifs prennent un rythme rarement atteint. De l’autre, le gouvernement annonce, par exemple, que les femmes sont désormais autorisées à conduire des deux roues, ce qu’elles étaient déjà nombreuses à faire bien que la loi le leur interdisait.

Le 47e anniversaire de la République islamique, le 11 février, devait être une démonstration de force du régime. Mais on a pu voir des femmes non voilées participer à l’événement, tandis que des avocats révélaient que des familles de détenus ont été fortement incitées à y assister en échange d’une libération potentielle. Une autre péripétie a un peu gâché la fête : un présentateur de la télévision officielle a fait un lapsus en commentant les slogans criés à la gloire du régime. Il a dit « Mort à Khamenei ! » (nom du « guide suprême ») au lieu du traditionnel « mort à l’Amérique ! », ce qui a conduit au licenciement du directeur de la chaîne !

Depuis que les milices ont massacré des milliers de manifestants, des rassemblements et des manifestations se poursuivent : pour obtenir l’accès au corps d’un proche sans avoir à payer ni à prétendre qu’il appartenait aux forces de répression, pour la libération de prisonniers ou contre des condamnations à mort. Ces rassemblements, qui témoignent de la solidarité d’une large partie de la population, se tiennent par exemple à l’initiative d’étudiants ou de soignants qui réclament des nouvelles de leurs collègues arrêtés car le régime leur reproche d’avoir soigné les blessés en dissimulant leurs noms.

Les rassemblements traditionnels marquant les 40 jours qui suivent le décès des manifestants tombés autour du 8 janvier ont eu lieu dans la la semaine du 16 février. Sur les tombes ou autour de portraits, ils ont été une nouvelle occasion de défier le régime, avec des danses, interdites, ou des slogans…. À Abdanan, dans l’ouest du pays, où la population avait pendant quelques jours de janvier chassé les forces de répression, la commémoration est devenue une manifestation scandant « Mort à Khamenei », qui a essuyé des fusillades.

Des mouvements ont repris dans l’Éducation, où les places des enseignants et des écoliers tués ou arrêtés sont vides. Il y a de nouveau des grèves pour les salaires car « trop c’est trop, notre table est vide », scandent des ouvriers. Ainsi dans une mine de charbon de la province de Kerman, les intimidations, via des amendes et des convocations au tribunal, ne semblent pas décourager les grévistes. À Ahvaz, la dernière grève s’est soldée par une victoire sur les salaires, tandis que sur le complexe pétrolier de South Pars, la grève interrompue début janvier a repris de plus belle, malgré l’arrestation de plusieurs porte- parole.

La terrible saignée perpétrée par le régime ne suffit visiblement pas à faire taire les travailleurs, ni tous ceux qui refusent de se résigner. C’est un gage d’espoir.

                                                     Elise Patach (Lutte ouvrière n°3003)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-samedi 21 février : de 9 h.15 à 10 h.45 entrée de la mairie ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 13 h45 à 14 h.50 heures et de 17 h.30 à 19 heures, carrefour Babou :

-dimanche 22 février, de 9 heures 30 à 12 heures et de 14 à 16 h. au carrefour Babou.

-lundi 23 février, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 24 février : à partir de 17 h.30, activités à la cité Champagne ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.

 

L’État et les crues : après moi le déluge

L’État et les crues : après moi le déluge

Les propos de la ministre renvoyant la balle aux élus à propos des inondations soulignent bien la désinvolture du gouvernement face aux souffrances des habitants, mais sa responsabilité se situe aussi à un autre niveau.

Publié le 18/02/2026

Tous les hydrologues affirment que si les digues et les barrages sont indispensables pour protéger la population, ces ouvrages n’empêcheront pas pour autant les inondations de se répéter et de s’aggraver. Elles ne prennent pas naissance sur les rives des cours d’eau, mais sur les bassins versants où ruisselle l’eau de pluie. Ils comprennent à chaque fois plusieurs milliers de kilomètres carrés et des dizaines de communes, parfois loin des zones inondables. La construction de parkings, de nouveaux lotissements, de centres commerciaux a fait apparaître autant de surfaces imperméables sur lesquelles l’eau ruisselle au lieu de s’enfoncer dans la terre. Après les épisodes de fortes pluies, la terre gorgée d’eau ne peut plus rien absorber. On peut comprendre la volonté d’un maire d’attirer de nouveaux habitants en construisant, ou de permettre à la population d’accéder à des commerces mais de telles décisions sont souvent prises sans en calculer les conséquences futures, sans aucune planification. C’est l’illustration même de l’anarchie capitaliste, et des répercussions dramatiques qu’elle peut avoir.

Les scientifiques estiment que les fortes pluies et les crues se multiplieront à l’avenir, et qu’elles sont les premières manifestations des effets du changement climatique, mais les responsables politiques n’en tiennent en fait aucun compte. En réalité, les seules à prendre au sérieux ces avertissements sont les compagnies d’assurance qui augmentent les primes pour garantir leur profits, quand elles ne refusent pas tout simplement d’assurer les habitations et les communes menacées.

                                                    Daniel Mescla (Lutte ouvrière n°3003)


Alinea Limoges : Des dizaines de milliards pour la famille Mulliez, la porte pour les salariés d’Alinéa

 

La famille Mulliez peut payer

 

Accueil des clients par les salariés !

Le magasin d’ameublement Alinéa installé à Familly Village va fermer, laissant ses salariés sur le carreau. A qui appartient cette chaine de magasins ? Elle fait partie de la « galaxie » de sociétés détenues par l’association familiale Mulliez qui compte, en autres, Décathlon, Boulanger, Leroy Merlin, Auchan..., et qui affiche 100 milliards de chiffres d’affaires. Sans parler de la fortune de la famille Mulliez elle-même estimée à 28 milliards d’euros !

         Cet argent doit servir à maintenir les emplois et les salaires de tous. Dans cette société, les capitalistes décident de la vie des travailleurs qui, par leur exploitation, font leurs fortunes. Il est plus que temps de les exproprier, de leur prendre le pouvoir pour réorganiser la société.