samedi 21 février 2026

Logement social : diminution programmée

 Logement social : diminution programmée

Un décret publié fin janvier réduit, pour les trois prochaines années, les obligations de certaines communes en matière de construction de logements sociaux.

Publié le 18/02/2026

Ce texte concerne les communes soumises à la loi de Solidarité et renouvellement urbain (SRU), c’est-à-dire celles de plus de 3 500 habitants, ou de 1 500 en Île-de-France, situées dans des agglomérations ou intercommunalités de plus de 50 000 habitants. Jusqu’à présent, le taux minimal de logements sociaux, fixé en principe à 20 %, était relevé à 25 % dans les agglomérations où la demande était particulièrement forte, c’est-à-dire lorsqu’on comptait plus de quatre demandes pour une attribution annuelle de logement. Désormais, ce ratio, appelé « seuil de tension », est porté à 5,5. Concrètement, cela signifie qu’un nombre encore plus important de demandes pourront rester insatisfaites sans que les collectivités soient tenues d’augmenter leurs objectifs de construction.

Cette mesure concerne 87 agglomérations et 144 intercommunalités, parmi lesquelles Toulouse, Avignon, Rouen, Dijon, Caen, Orléans, Pointe-à-Pitre-Les Abymes en Guadeloupe. « Le changement de seuil a été décidé afin de s’adapter aux réalités locales et à la tension croissante partout sur le territoire en matière de logement social », a justifié le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun. En clair, cette réforme allège les règles au lieu d’accélérer la construction : par la magie d’un décret, des collectivités qui étaient auparavant en infraction se retrouvent désormais en conformité.

         À quelques semaines des élections municipales, cette décision est un coup de pouce aux maires qui ne veulent pas voir s’installer davantage de familles populaires dans leur commune et peuvent désormais déclarer qu’ils respectent la loi. Et c’est surtout un coup bas contre les 2,9 millions de ménages en attente d’un logement social.

                                                     Claire Dunois (Lutte ouvrière n°3003)

Argenteuil : journal de la liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs ». L’essentiel : discuter pour convaincre et pour surtout préparer l’avenir

 

Notre programme : préparer les mobilisations et la réorganisation du monde du travail

 

Discussion avec un jeune qui travaille chez Décathlon. Il était surpris que l'on ne fasse aucune promesse électorale, se demandant si cela ne nous desservait pas. Je lui ai expliqué que l'on ne jouait pas dans la même cour que les autres politiciens, que l'on ne voulait pas mentir aux gens pour être élu. Je lui ai quand même parlé de l'intérêt d'avoir un conseiller municipal du camp des travailleurs, mais en rappelant que même avec un tel appui, les travailleurs n'obtiendraient rien sans mobilisation et sans s'organiser. Il était entièrement d'accord avec ça et a ajouté qu'il fallait plus que des "mobilisations à République. Il m'a alors parlé de son travail chez Décathlon, me disant qu'ils possédaient aussi Auchan et d'autres enseignes et qu'ils réalisaient des profits titanesques quand lui n'était payé qu'une misère. Nous avons donc discuté de cela et de la force des travailleurs qui produisent toutes les richesses…

 

Concentrons notre combat pour récupérer les aides distribuées à milliards au grand patronat. Pas de divisions entre travailleurs

 

Discussion avec une dame travaillant à la sécurité sociale. Elle disait être d'accord avec notre constat et notre démarche mais insistait sur le fait que "trop de social tue le social". Je lui ai d'abord dit que l'on ne vivait pas correctement grâce aux aides, ce avec quoi elle était entièrement d'accord. J’ai pris ensuite l'exemple des allocations familiales pour dire que ces "aides" étaient surtout destinées à inciter les familles à faire des enfants pour qu'ils soient ensuite "sacrifiés", comme le dit le général Mandon. Elle m'a répondu : "oui c'est vrai ! Et aussi, comme dit mon fils, à avoir de la main d'œuvre !" Nous avons fini par conclure qu'il ne fallait pas nous diviser entre ceux bénéficiant des "aides" et les autres travailleurs, car cela ne profite qu'à la bourgeoisie, et surtout que la solution serait de se partager le travail entre nous, pour que chacun ait un salaire lui permettant de vivre.

 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui samedi 21 février : de 9 h.15 à 10 h.45 entrée de la mairie ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 13 h45 à 14 h.50 heures et de 17 h.30 à 19 heures, carrefour Babou :

-dimanche 22 février, de 9 heures 30 à 12 heures et de 14 à 16 h. au carrefour Babou.

-lundi 23 février, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 24 février : à partir de 17 h.30, activités à la cité Champagne ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.

vendredi 20 février 2026

Tragédie de Lyon et la violence, les interventions pugnaces de Nathalie ARTHAUD dans un débat sur BFMTV : une victime qui alimente une campagne politique générale très intéressée 15 min 18

Inondations : dégâts des eaux… et d’une politique

 Inondations : dégâts des eaux… et d’une politique

En visite à Cadillac, en Gironde, le 16 février, la ministre Monique Barbut chargée de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, a rendu les collectivités locales responsables des conséquences de la crue dans le Sud-Ouest.

Publié le 18/02/2026

 

Il y a là de quoi soulever la colère de bien des habitants des communes du Lot-et-Garonne et de la Gironde sous les eaux. Car c’est bien l’État qui, pour faire des économies, s’est défaussé en 2018 sur les communautés de communes pour l’entretien des digues. L’État économisait ainsi des centaines de millions d’euros, charge aux communes de faire payer leurs habitants en les autorisant à prélever une nouvelle taxe, la taxe Gemapi, de plus de 40 euros par personne et par an. C’est cette ressource que, selon la ministre, les collectivités n’utiliseraient pas « au maximum ».

En réalité, ce système qui laisse l’entretien des digues à la charge des communes est une catastrophe, d’abord parce que seules les communes les plus riches peuvent réellement faire quelque chose. Le coût de l’entretien et de la rénovation des digues, confiés à des entreprises privées via les marchés publics, s’est ainsi envolé. Bordeaux Métropole vient de dépenser 4,5 millions d’euros pour 400 mètres de digues en bordure de la commune de Bègles, 2,8 millions pour conforter en urgence 200 mètres de digue à Floirac. Les travaux prévus pour les années qui viennent engloutiront près de 80 millions d’euros pour 35 km de digues au nord et au sud de l’agglomération.

Si Bordeaux Métropole, regroupant 850 000 habitants, a les moyens de faire de telles dépenses, ce n’est pas le cas de nombreuses communes rurales. Ainsi à Cadillac, la rénovation de 5 km de digues coûterait 5 millions d’euros à ses 31 000 habitants. Cela ne passe pas… et Cadillac est sous les eaux. L’entretien des digues est en effet crucial. Entre Port-Sainte- Marie et Aiguillon près de Marmande, il a suffi d’un trou de taupe pour que l’eau s’engouffre et finisse par faire céder la digue, inondant 300 hectares de culture.

Faute de moyens, des élus ont renoncé à tout entretien. Ainsi, ceux du Grand Cubzaguais au nord de Bordeaux ont décidé en juin 2023 de ne pas reconnaître juridiquement les digues sur leur territoire, estimant que le coût du système, 23 millions d’euros d’investissement pour 24 kilomètres de digues et 300 000 euros annuels de gestion et d’entretien, était trop important pour leur budget. L’eau ne s’arrêtant pas aux frontières intercommunales, de telles décisions ne touchent pas seulement les communes qui les prennent mais toutes celles aux alentours, montrant l’aberration de ce système décentralisé.

Les conséquences des inondations sont terribles pour beaucoup d’agriculteurs, d’artisans et de petits commerçants, comme le relaye la presse nationale. Mais elles le sont aussi pour bien des familles populaires. Dans le Lot-et- Garonne, en début de semaine du 16 février, 1 600 personnes n’avaient toujours pas pu regagner leur domicile, et étaient accueillies dans des centres d’urgence. Bien des familles protègent leur logement comme elles le peuvent et déménagent provisoirement, en attendant que cela passe.

La visite de Monique Barbut n’a duré que quelques heures. Les inondations durent des jours, et les conséquences des économies sur l’entretien des digues vont durer pendant des années. Les budgets des communes étant de plus en plus contraints, ce système, financé à l’économie, annonce de nouvelles catastrophes.

                                                        Serge Benham (Lutte ouvrière n°3003)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui vendredi 20 février, de 16 heures à 16 heures 45 au marché du Val ;

-de 17 h. à 18 h.30 devant Auchan, Val-Sud ;

-au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 21 février : de 9 h.15 à 10 h.45 entrée de la mairie ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-de 13 h45 à 14 h.50 heures et de 17 h.30 à 19 heures, carrefour Babou :

-dimanche 22 février, de 9 heures 30 à 12 heures et de 14 à 16 h. au carrefour Babou.

-lundi 23 février, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 24 février : à partir de 17 h.30, activités à la cité Champagne ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.

Argenteuil, journal de campagne : retour sur le « Bilan municipal 2020-2026 » : « La Seine pour horizon ». Comme il est loin l’horizon pour la municipalité… et surtout pour les habitants (20). Le 26.8.25.

Anne, ses frères et ses sœurs ne voient vraiment rien venir

 

argenteuil.fr

Dans les deux pages ayant pour titre « La Seine pour horizon », il est question de tout sauf du sujet auxquelles les deux pages sont censées répondre : la restauration d’un lien direct et facile entre l’espace d’Argenteuil, en son centre plus précisément, et le fleuve qui a marqué toute son histoire, la Seine. Mais ce lien essentiel n’est toujours encore que très, très loin à l’horizon aujourd’hui.

         La municipalité le reconnaît elle-même : « Plus que jamais durant ce mandat, tous les chemins mènent aux berges avec une première reconquête effective sur le chemin de halage ».

         Chemins, chemin, dans ces deux pages, il est donc question pour l’essentiel de chemins qui mènent, mais de destination -la Seine- nenni.

      Tout d’abord, la municipalité a fait un effort incontestable pour la prolongation du chemin de halage du côté d’Épinay vers la berge centrale du fleuve, mais avec le hiatus du port à sables de Fayolle qui n’est réglé que sur le papier.

         Pour le reste, dans ces deux pages, la municipalité parle donc de tout sauf de l’essentiel. Du débouché du quartier du Val Notre-Dame vers le fleuve. De celui de la future Canopée qui n’a pas grand-chose à voir ici avec le sujet, sauf de manière indirecte et négative dans la mesure où pour l’État et le conseil départemental du Val d’Oise ne sont d’autant plus pas prêts à lâcher la RD 311 si la circulation se trouve compliquée avenue Gabriel Péri.

         On nous reparle en revanche d’abondance des implantations industrielles, de l’avenir du quartier du Val, de la Plataneraie sur laquelle il y aurait beaucoup à dire (faite sans « concertation », et comme un contre-feu au projet de liquidation et d’urbanisation de l’espace jean Vilar). On nous parle de l’ex-zone industrielle de la gare et du secteur île Héloïse/Pierre Guienne...

         On nous parle de tout et de rien, sauf de l’essentiel, car cela ne réussit pas à noyer le poisson : le lien sans entrave renoué avec la Seine.

         Cela fait donc des décennies que cela dure. L’affaire où bien d’autres acteurs prégnants ont des intérêts à défendre est sans doute bien compliquée. Mais que la municipalité reconnaisse au moins que rien n’a avancé. Qu’elle informe les Argenteuillais des obstacles qu’elle rencontre. Il est vrai qu’avec la Région et surtout le conseil départemental si loin d’Argenteuil, il n’est pas facile de prendre publiquement ses distances lorsque l’on se revendique de liens d’amitié, politiques au moins.

         En attendant, le fleuve, la Seine, qui tient comme tous ses semblables, une place si importante dans l’imaginaire et le regard des habitants d’Argenteuil, demeure toujours si loin à l’horizon de rien. DM. À suivre. Argenteuil et la nature, le privilège d’un territoire largement préservé où les édiles n’y sont pour pas grand-chose. Bilan 2020-2026 (21).

 

Élections municipales : des militants des listes « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs », pugnaces pour défendre le programme de la lutte de notre classe : Interventions de Marie Ducruet qui conduit la liste à Chambéry "Il faut aller chercher les milliards qui sont dans les coffres-forts..." Débat TV8 MontBlanc- 9 min 52