lundi 9 février 2026

Prix : le ruissellement… vers le haut

Prix : le ruissellement… vers le haut

Au 1er février encore, certains prix ont augmenté. Lentement mais sûrement, les charges qui pèsent sur les budgets populaires s’alourdissent.

Publié le 04/02/2026

Ainsi les frais bancaires, qui font partie des dépenses obligatoires des travailleurs, augmentent de 3 %, selon l’enquête annuelle de l’association de consommateurs CLCV. Cela s’ajoute à l’augmentation de 2025, déjà de 3 % en moyenne, mais de beaucoup plus pour les frais de tenue de compte qui, après +8 % l’an dernier, augmentent de 6 % au 1er février 2026. Les péages d’autoroute augmenteront, eux, de 0,86 % en moyenne, de même que certains paquets de cigarettes.

Le gouvernement tempère en communiquant largement sur une baisse des factures d’électricité, qui sera très loin de compenser les hausses vertigineuses de ces dernières années, mais oublie la hausse continue des prix des produits alimentaires. Chacun peut le constater : les salaires n’augmentent pas aussi vite que le coût de la vie.

Mais l’argent des ménages populaires ne disparaît pas. Il ne sert pas non plus à augmenter les salaires des travailleurs des autoroutes ou des employés de banque, ni ceux des travailleurs de la grande distribution. Il enrichit directement les patrons des grandes entreprises qui fixent les prix. Les péages alimentent les profits des grandes sociétés d’autoroutes, Vinci, Cofiroute, et autres ; les frais bancaires arrivent directement dans les coffres-forts de la BNP, de la Société générale, du Crédit mutuel ; les prix dans les grandes surfaces enrichissent les industriels de l’agro-alimentaire et de la grande distribution. Autrement dit, l’augmentation des prix sort de la poche des familles ouvrières pour enrichir encore le très grand patronat.

Contrairement à un mythe largement relayé, ce ne sont pas les grands patrons qui permettent aux travailleurs de vivre, c’est toute la population laborieuse qui est rackettée pour gonfler les profits des capitalistes.

                                                     Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°3001)

 


Accords UE-Inde : au bénéfice des patrons

Simples marchandages entre brigands

 


 

L’Inde et l’Union européenne viennent de signer un accord réduisant les droits de douane sur l’automobile, l’aéronautique et les spiritueux européens entrant en Inde, et sur le textile, l’acier, les services indiens entrant en Europe. Des accords militaires, non détaillés, accompagnent également ce traité.

         Outre que cet accord ouvre au patronat européen un vaste marché, il lui bénéficie doublement : les patrons du textile ont par exemple une partie de leur chaîne d’approvisionnement en Inde.

         Présentés comme une défense économique face à la Chine et aux États-Unis, ces accords, loin de protéger les travailleurs d’où qu’ils soient, ne sont que des marchandages entre brigands.

Argenteuil, journal de campagne des élections municipales 2026 : « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! », notre programme.

Internationalisme des prolétaires, nationalisme de la bourgeoisie

 

 


Je n’y étais pas, mais la capture d’écran a été effectuée sur une vidéo prise lors du meeting du candidat LFI-PCF aux élections municipales à Argenteuil qui s’est tenu avant-hier. Les emblèmes rouges du PCF et tricolores y étaient mêlées.

         C’est clair et ce n’est pas une question de détail. Il y a les internationalistes dont l’emblème est unique, le drapeau rouge, et celle des nationalistes, le tricolore. C’est une vieille histoire sans équivoque qui remonte à l’origine du mouvement ouvrier : le rouge pour les travailleurs, le tricolore pour la bourgeoisie.

         Au monde mondialisé, les communistes révolutionnaires avancent la perspective plus que jamais d’actualité, celle de la révolution mondiale, et des États-Unis du monde.

         Une perspective que nous voulons avec acharnement défendre dans ces élections municipales partout dans le pays où nos listes « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » seront présentes. DM