jeudi 5 février 2026

"Protectionnisme" : leur guerre commerciale n’est pas la nôtre !

La politique du grand patronat n’est pas la nôtre

 

 

1141 grands patrons européens ont signé une tribune appelant à la « préférence européenne » dans les marchés publics. Ils demandent plus de protectionnisme et encore plus d’aides publiques pour faire face à leurs concurrents.

         Ils prétendent défendre l’intérêt général et les emplois de tous. Mais parmi les signataires, on trouve les PDG de groupes comme Michelin, Air France, Valeo ou Sanofi, qui ont supprimé des dizaines de milliers d’emplois ces dernières années. Leur « préférence européenne », c’est uniquement la préférence pour leurs profits.

 

Lait infantile contaminé : alertez les bébés !

Lait infantile contaminé : alertez les bébés !

Après Nestlé (Guigoz, Nidal), c’est maintenant au tour de Danone (Dumex, Blédilait), Lactalis (Picot) et Vitagermine (Babybio) d’être suspectés d’un nouveau scandale sanitaire dans le lait en poudre pour bébés.

Publié le 28/01/2026

En effet, une toxine, la céréulide, présente dans ce lait, serait à l’origine de graves intoxications et de la mort de deux nourrissons en France début janvier.

Cette contamination concerne désormais plus de 50 pays dans le monde. Les dirigeants de ces grands groupes pleurent, disant qu’ils ont fait le maximum pour retirer massivement et rapidement les lots infectés dès qu’ils ont connu le problème. C’est complètement faux : d’après la cellule investigation de Radio France, il s’est passé onze jours entre la détection de lots contaminés de lait Guigoz et leur rappel, et cinq jours pour le lait Picot du trust Lactalis. En plus, profit oblige, « Nestlé a effectué les rappels au compte-gouttes, et même des “retraits silencieux” dans certains pays, sans informer les consommateurs », selon l’association Foodwatch.

Ce scandale souligne aussi que l’État n’a jamais voulu mettre en place un dispositif sanitaire et une réglementation dignes de ce nom, Comme d’habitude, il laisse les capitalistes de l’agroalimentaire faire des profits sans avoir à rendre le moindre compte. La céréulide est pourtant une toxine dangereuse. Elle est susceptible de provoquer des nausées, des vomissements et des complications pouvant aller jusqu’à la mort. Selon Santé publique France, la bactérie responsable de la céréulide est à l’origine d’un quart des toxi-infections alimentaires collectives en France.

Toujours selon Radio France, personne ne connaît la quantité réelle de toxine qui aurait été ingérée par des nourrissons depuis des mois car les tests réalisés jusqu’à présent l’ont été par les seuls industriels et sans aucun contrôle de l’État, et ils portent uniquement sur la poudre de lait. Or la toxine ne se libère que lors du contact de la poudre avec l’eau, permettant alors seulement d’en mesurer la dose réelle.

De plus, un seul laboratoire public en France est capable de détecter cette toxine dans les échantillons de lait en poudre destinés à des enfants pour lesquels des familles ont constaté des symptômes, et celles-ci ne peuvent le saisir directement. Pire encore, aucun centre national n’est en mesure de repérer cette toxine dans les selles humaines, ce qui rend difficile d’établir le lien biologique entre la consommation du produit et une pathologie. Cela arrange bien les trusts de l’agroalimentaire, qui peuvent tranquillement prétendre qu’il n’y a pour l’instant aucune preuve que la cause du décès des nourrissons soit le lait qu’ils ont ingéré.

Le vrai poison, pas seulement pour les nourrissons, est le capitalisme assoiffé de profit.

                                           Arnaud Louvet (Lutte ouvrière n°3000)

 

Argenteuil, journal de campagne, faire progresser conscience et organisation. Le 5.2.26.

 

Des élections propices à la véritable discussion politique

 

 

Le blog « lo argenteuil » suit régulièrement l’activité locale. Nous en faisons de nombreux commentaires, sur tous les plans. Ils expriment souvent que les édiles dans une grande ville comme Argenteuil sont des notables très loin des problèmes de la population qui ne les intéresse guère et qu’ils ne connaissent pas quand il s’agit des larges secteurs populaires du monde du travail. Si nous souhaitons tous que la municipalité actuelle paie électoralement son large mépris, sa politique à l’encontre du complexe Jean Vilar, la fermeture du Centre d’Hébergement d’Urgence, ou l’ostracisme subi par des associations qu’elle ne contrôle pas, pour notre part, nous ne nous faisons guère d’illusions sur ses concurrents. D’autant plus dans une période d’attaques de l’État contre les communes, et de recul de l’organisation de la population. C’est sur un autre terrain que sont les priorités de l’heure et notre programme dans ces élections.

         Nous voulons faire progresser la conscience au sein du monde du travail qu’il y a une issue face aux problèmes qui l’assaillent, dans leurs dimensions mondiales avec leurs conséquences ici, que nous nous présentons. Nous voulons en même temps par cette campagne faire un pas de plus vers la reconstruction des réseaux d’un véritable parti des travailleurs, communiste, révolutionnaire et internationaliste. DM