Des prolétaires sans lesquels la société s’arrête
Des Colis, mais combien de travailleurs pour les manipuler ?
Le cœur d’une discussion samedi avec une
militante d’une des deux listes de gauche qui seront présentes lors des
prochaines élections municipales à Argenteuil était éloquent pour comprendre les
terrains bien différents sur lesquels, les uns et les autres, nous menons
campagne.
Pour
notre part, nous considérons que dans cette société qui se trouve dans un
profond cul-de-sac, ce sont les producteurs, le monde du travail, les
travailleurs, qui offrent la seule issue. Ils font fonctionner la société, ils devraient la
diriger en le faisant de façon rationnelle, et en la débarrassant de la loi du profit.
Cette
partisane m’a répondu : « Mais il n’y a plus de classe ouvrière ! ».
Cela démontre comment la mémoire du terme lui-même s’est perdue dans les
sables. Les ouvriers, ce ne sont pas uniquement ceux qui travaillent dans l’industrie,
mais l’ensemble de ceux qui « œuvrent », la classe ouvrière.
Quant
à la classe ouvrière industrielle, elle n’a jamais été aussi nombreuse. Pour le
voir, il suffit de regarder plus loin qu’avec ses lunettes nationales. L’on
découvre alors qu’à la mondialisation capitaliste répond l’existence d’un
gigantesque prolétariat mondial qui demain, uni autour du projet révolutionnaire, aura
les moyens d’abattre le capitalisme. Certes si l’on en reste à une vision
nationaliste, on ne voit rien et l’on ne comprend rien.
Quant
à ceux qui œuvrent ici, il suffit de passe deux heures à la gare d’Argenteuil
dans le petit matin pour voir toutes les catégories de travailleuses et de
travailleurs aller dans toutes les directions, là où l’activité les appelle
pour faire fonctionner la société.
Cette
réalité du « camp des travailleurs », nous voulons la faire exister
et entendre lors des élections municipales qui viennent. DM