Gaza :
fuir sous les bombes
Après une nuit de bombardements,
l’armée israélienne a lancé le 16 septembre à l’aube ce que l’état-major
qualifie d’« offensive cruciale » sur la ville de Gaza. Netanyahou peut
s’appuyer sur le « soutien indéfectible » du gouvernement américain,
exprimé la veille lors de la visite du secrétaire d’État Rubio.
Publié le 17/09/2025
De grands immeubles du
centre-ville ont été réduits en poussière quelques dizaines de minutes après
que des SMS ou des tracts largués par avion avant les bombes ont prévenu les
habitants de partir… en pleine nuit. « De nombreuses personnes sont
emprisonnées sous les débris et on peut entendre leurs cris », a témoigné
un voisin. En fait, le message du gouvernement israélien aux 650 000 habitants
de la ville est clair. Un responsable humanitaire de Gaza le résume ainsi : «
Vous n’avez plus de foyer, plus de sécurité et Gaza n’est plus vivable. Des
maisons, des rues, des écoles, des quartiers, des souvenirs sont détruits… »
Et ce responsable ajoute : « En détruisant ce tissu, ajoute-t-il, il
s’agit de rendre la vie à Gaza impossible. Il s’agit de mettre en place les
conditions physiques et psychologiques qui vont faire accepter à la population
de partir vers le sud et ensuite vers une destination inconnue ».
La guerre de Netanyahou a déjà
tué 65 000 Palestiniens, et détruit la vie de familles entières. Le prétexte de
la libération des otages israéliens n’est même plus évoqué, tant il est devenu
évident que c’est l’existence même d’une population palestinienne dans les
territoires occupés qui est devenue la cible obsessionnelle du gouvernement
d’extrême droite. Outre les manifestations hebdomadaires réclamant la fin de la
guerre, plusieurs familles d’otages ont eu beau se rassembler, pour protester
devant la maison de Netanyahou à Jérusalem, rien n’a dissuadé ce dernier de
lancer sur le centre-ville de Gaza son offensive terrestre meurtrière, forte de
20 000 à 40 000 soldats.
Dans la seule journée du
15 septembre, la mort de 49 Gazaouis a précédé la publication d’une
enquête de l’ONU. Comme la plupart des dirigeants des grandes puissances
européennes, la commission d’enquête conclut qu’Israël commet un génocide dans
la bande de Gaza, et que les plus hauts responsables, Premier ministre et
président en tête, l’ont sciemment encouragé. Quelle suite donnent à cela les États
européens ? L’Union européenne envisage peut-être de décider des sanctions
commerciales contre Israël, mais la suspension des livraisons d’armement ou de
composants pour ces armements n’est même pas évoquée pour le moment ! En tout
cas, cela n’a évidemment rien de comparable aux 18 séries de sanctions adoptées
contre la Russie pour sa guerre en Ukraine entre son début en 2022 et le mois
de juillet 2025.
Pour maintenir la position
dominante de l’État d’Israël, gendarme confirmé de l’impérialisme au Moyen Orient,
les dirigeants des grandes puissances sacrifient froidement la population
palestinienne, en même temps que la population israélienne est engagée par son
gouvernement dans une guerre d’extermination.
Viviane
Lafont (Lutte ouvrière n°2981)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région :
-Aujourd’hui samedi 20 septembre, de 10 h.15 à 10 h.55
devant Monoprix ;
--de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité
Joliot-Curie ;
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-de 11 h.15 à midi, devant Auchan au Val-Sud. (Sous réserve)
-dimanche 21 septembre,
Toute la
journée, venez nous rejoindre au stand de Lutte ouvrière à la braderie de
Bezons ;
-de 11 h. à midi au marché Héloïse ;
-lundi 22 septembre, centre commercial, cité des
Raguenets, St-Gratien.