lundi 15 septembre 2025

Suppression d’emplois : à Belfort, General Electric en supprime encore

 

Pour eux, toujours plus de profit !

 

 

General Electric Vernova, l’entité Energie de GE, engage un plan de réduction de ses effectifs en Europe. 600 postes sont concernés, dont 123 en France et 42 à Belfort, qui voit ainsi certains services supprimés, ressources humaines, finances, projets, technologie de l’information et qualité. La justification serait la guerre commerciale de Trump.

         GE Vernova a encaissé un bénéfice net de 1,55 milliard de dollars, l’an passé. Les chiffres sont bons et le carnet de commande est plein. Mais la direction en veut plus en faisant 600 millions d’euros d’économies. De quoi augmenter d'un tiers les bénéfices 2024. 

         En Europe, GE Vernova emploie 25 000 personnes, en France l’entreprise compte 8 000 salariés, dont près de 1 300 à Belfort, dans l’entité turbine à gaz. En 2024, GE Vernova avait déjà supprimé 740 postes en Janvier dernier, dans l’entité des éoliennes en mer.

         Rien ne justifie ces nouvelles économies sur le dos des salariés, si ce n'est la soif jamais satisfaite de profits.

dimanche 14 septembre 2025

Crise parlementaire, crise politique : la façade craquelée de la société capitaliste

 

Crise parlementaire, crise politique : la façade craquelée de la société capitaliste

Comme prévu, le vote de confiance organisé lundi 8 septembre par Bayrou a conduit à la chute de son gouvernement, votée par 364 députés sur 577, dont ceux du RN et de toute la gauche, du PS à LFI.

Publié le 10/09/2025 

 

Le 9 septembre, Macron a nommé Sébastien Lecornu Premier ministre, mais le feuilleton ne fait sans doute que commencer.

Depuis, chacun poursuit ses calculs. Si le PS postulait au poste de Premier ministre, les macronistes tentent de former une coalition de gouvernement. Le RN réclame une dissolution de l’Assemblée nationale, et LFI une présidentielle anticipée.

Ce spectacle pitoyable n’est que la suite d’une crise parlementaire, et même d’une crise du système politique, commencées bien avant le 8 septembre. Pendant des décennies, la droite et la gauche ont pu alterner au pouvoir, l’usure des uns permettant aux autres de se représenter. Mais ce mécanisme bien huilé, qui permettait bon an mal an de poursuivre la même politique en faveur de la bourgeoisie, s’est peu à peu grippé. Sans remonter plus loin, Sarkozy n’a pas réussi à se faire réélire en 2012, et Hollande n’a même pas essayé de se représenter en 2017. Le discrédit des partis de droite et de gauche traditionnels a ouvert la voie à Macron, qui avait montré, comme ministre de l’Économie de Hollande, qu’il était un serviteur fiable de la bourgeoisie. Mais, après cinq années d’attaques contre les travailleurs, il n’a dû sa réélection en 2022 qu’au fait que le RN et Le Pen n’apparaissaient pas encore, dans les milieux dirigeants, comme une alternative crédible. La dissolution de juin 2024 a révélé la vérité des prix : Macron est à son tour discrédité auprès des électeurs et former un gouvernement à partir de l’Assemblée alors élue relève du casse-tête.

Dans un contexte d’abstention massive et de dégoût pour la classe politique, ses bons scores obtenus en juin 2024 ont permis au RN de se rapprocher des portes du pouvoir. Pour y parvenir vraiment, il veut donner à la bourgeoisie tous les gages possibles. De son côté, La France insoumise cherche à ressusciter les illusions dans une alternative de gauche. Son langage radical vise à afficher une distance avec le Parti socialiste et avec ses expériences gouvernementales passées. Cela à peine plus d’un an après avoir fait élire des députés socialistes et même macronistes dans le cadre d’un front républicain.

Mais croire que l’arrivée au pouvoir des uns ou des autres permettrait de rompre avec la politique antiouvrière menée par tous les gouvernements passés serait une folie. Si les partis font tous la même chose une fois au pouvoir, quelles que soient leurs promesses, c’est parce qu’ils acceptent de s’y faire les gestionnaires d’un système capitaliste en crise. Dans un contexte de concurrence de plus en plus féroce et où les perspectives de débouchés se réduisent, la bourgeoisie ne sait trouver de solution qu’en aggravant l’exploitation des travailleurs. Cela se traduit par le blocage des salaires, l’augmentation de la pression au travail, les licenciements, et cela nécessite aussi que les gouvernements imposent des reculs dans tous les domaines : la retraite, le droit aux allocations de chômage, à la santé, aux services publics. Or, plus les attaques contre les travailleurs sont brutales, plus ceux qui les assument s’usent vite et perdent leur crédit auprès de la population. Voilà la raison de fond de la succession de plus en plus rapide des gouvernements et d’une crise qui n’est pas seulement celle de la façade parlementaire.

Cela pose un problème à la bourgeoisie, qui a besoin d’un pouvoir capable de faire accepter aux classes populaires de nouveaux reculs tels que ceux que Bayrou préparait avec son projet de budget. La résolution de la situation, au moins provisoirement, passera-t-elle par une dissolution, par une élection présidentielle ? Les institutions de la Ve République se maintiendront-elles ou ouvriront-elles la voie à un pouvoir plus autoritaire ? Ce que l’on sait déjà en revanche, c’est qu’aucun des partis qui postulent au pouvoir n’a l’intention de remettre en cause la dictature du profit capitaliste sur la société. Alors, tandis que les médias discutent du nouveau gouvernement et de la date des prochaines élections, l’urgence pour la classe des travailleurs est de se rendre capable de prendre la direction de la société.

                                                         Claire Dunois (Lutte ouvrière n°2980)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région, propices à de multiples discussions :

-Aujourd’hui dimanche 14 septembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

-de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 15 septembre, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Europe de l'Est : le baril de poudre se remplit


Loin des intérêts des prolétaires de tous les pays concernés

 

 

Des drones russes ont survolé le territoire polonais et ont été abattus et Macron y a répondu par l’envoi en Pologne de trois avions de chasse.          Que ce soit une provocation volontaire de la Russie, ou le débordement incontrôlé de la guerre qui se déroule en Ukraine voisine, ce type d’évènement augmente la possibilité d'un conflit à l’échelle de l’Europe.

         Des réunions de l’Otan se sont tenues, afin de discuter de la réponse des alliés de la Pologne. Pour l’instant l’escalade est maîtrisée mais les armées européennes se préparent de plus en plus activement à faire la guerre à la Russie.

         Aucune classe ouvrière, de quel pays que ce soit, n’y a intérêt.

Presse, d’Arnault à Bolloré : l'empire s'agrandit

Affaires, exploitation, propagande, le capitalisme !

 

Capitalistes à l’ombre de la Basilique, Argenteuil, mai 2025

Le groupe LVMH de Bernard Arnault s'apprêterait à vendre le journal Le Parisien à Bolloré, milliardaire déjà propriétaire de Cnews, Canal plus, Le Journal du Dimanche, Europe 1, RMC, entre autres. Arnault ramassera une belle somme et Bolloré aura un media de plus pour déverser ses idées réactionnaire et anti-immigrés. Les journalistes du Le Parisien sont à juste titre très inquiets.

         Dans la société bourgeoise, la liberté de la presse est la liberté des capitalistes de posséder la presse.