samedi 12 juillet 2025

Enseignement privé catholique : des violences couvertes par l’État

Enseignement privé catholique : des violences couvertes par l’État

Les violences subies par des générations d’enfants à Notre-Dame de Bétharram ne sont pas une exception.

Publié le 09/07/2025 

 

 

Après ces révélations plus de 80 collectifs de victimes se sont constitués, en quasi-totalité des anciens élèves des établissements privés catholiques, qui y ont subi des coups, des attouchements ou des violences sexuelles encore plus graves.

Face à cette mobilisation, une commission d’enquête parlementaire s’est penchée sur la prévention des violences dans les établissements scolaires. Son rapport, publié début juillet, montre que les établissements privés sous contrat bénéficient d’une très large complicité, dans tous les domaines, des autorités publiques. En très grande majorité catholiques, ils reçoivent de l’État ou des collectivités locales une dizaine de milliards d’euros de fonds publics par an. Ce financement, qui couvre les trois quarts de leurs dépenses, est attribué sans que l’État se préoccupe de contrôler ce qu’on y fait de cet argent, et plus généralement de ce qui se passe derrière leurs murs.

Le rapport parlementaire, analysant les causes des multiples affaires de violence subies par les élèves des établissements privés catholiques, et de l’omerta qui règne depuis si longtemps sur cette question, évoque l’emprise qui a pu être exercée par les prêtres sur les jeunes, comme sur les parents. Que pouvait peser la parole d’un enfant dans un tel système, face au poids de la religion, à la peur du scandale et à la complicité de la justice ? Et ce n’est pas qu’une affaire ancienne.

Les parlementaires proposent donc de renforcer le contrôle exercé par l’État sur les établissements privés qu’il finance. Cela serait bien le minimum, mais cette proposition bien timorée ne règlera sans doute pas grand-chose. Ce n’est pas un hasard si l’Église, la police et l’armée, en tant que piliers de l’ordre social, bénéficient d’un régime d’exception, mettant leurs membres le plus souvent à l’abri des poursuites judiciaires. Lorsqu’il s’agit d’inculquer la soumission, l’obéissance aux travailleurs, le respect de l’ordre social, et que cela passe par une éducation « à la dure », comme à Bétharram, par le matraquage des contestataires ou par la discipline de la caserne, les autorités sont peu regardantes sur les à-côtés.

                                                Serge Fauveau (Lutte ouvrière n°2971)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui samedi 12 juillet : -de 9 heures 45 à 10 h.45, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

-Dimanche 13 juillet, de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

 

L’impérialisme de la famille Requins : Les bobards de Lombard

 

Gros requins et vieux requin fragile

  


Lors d’une rencontre entre dirigeants européens, le ministre français de l’Économie, Éric Lombard, a affirmé que nous sommes entrés dans « le monde des prédateurs », comparant la Chine, la Russie et les États-Unis à des « caïds » qui ne respectent pas les règles.

         Mais depuis quand le capitalisme obéit-il à une autre règle qu’à la loi du plus fort ? Tous les États se surarment - et la France n’est pas la dernière - pour aider leurs trusts à piller le monde face à leurs concurrents. L’impérialisme français que Lombard représente, même s’il occupe une place de second plan, est tout aussi prédateur que les autres.

États-Unis : inondation meurtrière

États-Unis : inondation meurtrière

Le bilan de la crue brutale du fleuve Guadalupe, au Texas, ne cesse d’augmenter, dépassant déjà les 110 morts et les 160 disparus. En moins de deux heures, le niveau de l’eau est monté de 9 mètres, au moment où le nombre de vacanciers au bord de la rivière était le plus élevé.

Publié le 09/07/2025

Ajoutant à l’horreur de la tragédie, plusieurs dizaines de victimes sont des fillettes, prises au piège dans une colonie de vacances chrétienne, installée en zone inondable, près du fleuve.

Ce phénomène météorologique était exceptionnel, mais pas imprévisible. Aux États-Unis, cette région est surnommée « Flash Flood Alley » (l’allée des crues éclair) car elle est la plus sujette à ce type de crue. En 1987, ces crues avaient emporté un bus scolaire, tuant dix enfants, et en 1998, elles avaient provoqué la mort de 31 personnes.

Cette fois-ci, le NWS, l’organisme de météorologie nationale américain, a attiré l’attention sur le danger la veille. Plusieurs heures avant l’évènement, il a envoyé des messages d’alerte sur les téléphones portables dans une zone pas entièrement couverte par les réseaux. Aucune évacuation n’a été organisée par les autorités.

Les responsables de la gestion des urgences, à l’échelle de l’État du Texas, expliquent avoir transmis les alertes, rejetant la responsabilité de la décision des évacuations sur les élus locaux, qui, eux, ont négligé d’installer des sirènes le long de la rivière par économie. Le NWS est critiqué pour n’avoir pas anticipé l’ampleur exceptionnelle de la crue. Mais cela ne risque pas de s’améliorer après la décision prise par Trump ces derniers mois de supprimer 600 postes.

Les climatologues ont montré que ce type d’événement extrême risque de devenir courant avec le réchauffement climatique, et qu’il faut s’y préparer. Mais l’organisation sociale actuelle est tout aussi incapable de le faire que de limiter les émissions de gaz à effet de serre à l’origine du réchauffement.

Au Texas, les grandes entreprises bénéficient d’un taux d’imposition minime qui en fait un eldorado pour les compagnies pétrolières et les rapaces comme Musk, qui y a installé le siège de Tesla. Le Texas est le deuxième État le plus riche du pays le plus puissant du monde, dont les satellites surveillent en permanence toute la planète et dont l’armée peut intervenir n’importe où, mais qui est incapable protéger sa population et veut dépenser le moins possible pour les risques climatiques.

                                                  Serge Fauveau (Lutte ouvrière n°2971)