vendredi 11 juillet 2025

Medef : la santé des profits uniquement

 

Opposer notre force collective à leur offensive

 

 

Le Medef a annoncé vouloir donner un coup de vis supplémentaire aux arrêts maladies. Le patronat voudrait des contrôles plus stricts sur les arrêts de longue durée. Et pour les arrêts de courte durée, il propose entre autre, des jours de carence supplémentaire, ne donnant lieu ni une indemnisation par la Sécurité sociale, ni une prise en charge de l’employeur. À cela s’ajoute le marquage à la culotte des médecins qui prescrivent des arrêts, et des salariés ayant obtenu plusieurs arrêts.

         Voilà la réponse du patronat à la hausse des arrêts maladies, qu’il provoque lui-même par une exploitation accrue et le recul de l’âge de la retraite : que le salarié malade s’arrête ou pas, le patronat ne veut rien débourser. C’est un réflexe chez les exploiteurs.

Licenciements. Non aux licenciements ! Chez BDR Thermea – Mertzwiller (67)

BDR Thermea – Mertzwiller : non aux licenciements !

Fin mai, le groupe BDR Thermea (ex-De Dietrich), spécialisé dans les pompes à chaleur et qui compte 7 000 salariés dans le monde, annonçait envisager la suppression de 370 emplois, dont 320 sur le seul site de Mertzwiller, dans le Bas-Rhin, qui en compte 800.

Publié le 09/07/2025 

 

Samedi 5juillet, à lappel des syndicats CGT, FO et CGC, environ 3 000 personnes ont défilé dans la petite commune pour dénoncer les suppressions d’emplois. Le groupe BDR Thermea est né de la fusion entre De Dietrich, le britannique Baxi et le néerlandais Remeha en 2009. Il a profité de subventions de l’État pendant des années. La direction avait déjà contraint les travailleurs du site à accepter de travailler le samedi et à accroître la productivité. Elle avait aussi repoussé les primes annoncées. Finalement, ces attaques n’auront servi qu’à enrichir encore un peu plus les actionnaires avant l’annonce des licenciements, qui étaient certainement prévus depuis un moment.

Ce jour-là, les salariés défilaient dans une marche blanche, avec des croix sur lesquelles étaient inscrits les postes supprimés, dénonçant l’annonce des licenciements comme une mort sociale. À la fin de la manifestation, seules les prises de parole par les organisations syndicales étaient prévues. Lorsque le député Rassemblement national, Théo Bernhardt, est monté sur l’estrade, plusieurs militants, notamment de LFI, de Sud et du syndicat étudiant FSE, ont protesté par des huées avant de se faire expulser violemment par les gros bras du RN, avec un délégué syndical FO dans le rôle de chef d’orchestre. La CGT a décidé de quitter le rassemblement. Mais la plupart des travailleurs sont restés. Le député RN de la circonscription s’en est surtout pris à Macron, exigeant une commande publique de pompes à chaleur, mais n’a surtout pas mis en cause la responsabilité des actionnaires.

Le RN essaie de tirer parti du coup dur de l’annonce des licenciements pour se poser en sauveur, en proposant exactement la même chose que tous les autres, au gouvernement ou dans l’opposition : demander que l’État paye les patrons pour qu’ils veuillent bien maintenir les emplois. Les patrons de BDR Thermea feront comme tous les autres et comme ils ont fait jusqu’à aujourd’hui : empocher les subventions et fermer l’entreprise si ça les arrange.

Les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes. C’est ce qu’ont affirmé les militants de LO et du NPA-R lors de ce rassemblement, en dénonçant en particulier la soumission du RN au patronat.

                                          Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2971)

 

Migrants, États européens, barbouzes d’État

 

Barbouzeries anti-migrants

 

 

Frontex, l’agence européenne de gardes-frontières, a recueilli et donné de manière illégale des données personnelles de milliers de personnes aux polices européennes via Europol. Sous le prétexte de lutter contre les passeurs, ce sont en fait des militants de l’aide aux migrants qui ont été visés et inquiétés par ces enquêtes.

         Après avoir maquillé des renvois illégaux en 2020 et 2021, Frontex montre une fois de plus qu’elle est coutumière des sales méthodes de barbouzes. Mais les pires sont encore ses donneurs d’ordres : les États européens qui utilisent Frontex pour mener la guerre aux migrants.