mardi 8 juillet 2025

Iles Éparses : la France impérialiste maintient ses prétentions

 

Un droit du plus fort qui perdure comme chacun sait

 

 

Lors d'une réunion avec des représentants de Madagascar, les diplomates français ont prétendu une nouvelle fois que la souveraineté de la France sur les iles Éparses de l’océan Indien était incontestable.

         Leur argument était qu’au 19e siècle des marins français les avaient revendiquées alors que personne ne les habitait ni ne les possédait. La France les avait ensuite adjointes à sa colonie de Madagascar.

         En réalité ce n'est que le droit du plus fort (à l'époque ou maintenant) qui lui permet de posséder ces cinq ilots de 7 km2 et surtout de dominer une grande zone maritime à des milliers de kilomètres de Paris.

         Non à la mainmise de l'impérialisme français sur ces îles et anciennes colonies !

lundi 7 juillet 2025

Retraites : Bayrou fait durer le feuilleton

 Retraites : Bayrou fait durer le feuilleton

On connaissait Plus belle la vie : le soap opéra de Bayrou pourrait s’appeler Ça n’en finit jamais. Jeudi 26juin, après quatre mois de mascarade, le conclave de Bayrou sur les retraites sest achevé par un échec évident et une conférence tragi-comique.

Publié le 02/07/2025

Après avoir encore une fois tenté de relancer la machine, Bayrou s’est en effet félicité des mérites de ce conclave. Le principal serait à ses yeux d’avoir entériné le nouvel âge de départ à 64 ans, grâce à la participation des syndicats à ces palabres. Il a ensuite évoqué de prétendues « avancées » sur la retraite sans décote ou les pensions des femmes ayant eu des enfants. Tout aussi minimes et surtout théoriques les uns que les autres par rapport à l’attaque d’ampleur qu’est la réforme de 2023, ces aménagements sont dérisoires voire complètement inexistants. Ils dépendront en outre d’une contrepartie à trouver dans le budget 2026, c’est-à-dire dans les poches de la population.

Avec le conclave, Bayrou avait donné un os à ronger au Parti socialiste, sous la forme de prétendues négociations entre patronat et syndicats sur une réforme pourtant déjà en place. En contrepartie, le PS s’était engagé à ne pas voter la censure contre lui et l’échec du conclave l’a conduit à déposer une motion de censure contre Bayrou. Cette motion n’a aucune chance d’aboutir sans les votes du RN qui, pour l’heure, ne souhaite pas faire tomber le gouvernement. Bayrou, qui semble ainsi être revenu à la case départ, déclare vouloir remettre la question des retraites au menu du budget de l’automne. Alors que son gouvernement reste sans majorité assurée au Parlement, il voudrait bien tenter de le faire exister politiquement.

Bayrou obtiendra-t-il ainsi un nouveau sursis pour son gouvernement ? En tout cas, rien n’en sortira pour les retraites… qui étaient au fond la dernière des préoccupations de Bayrou, mais aussi des participants au conclave.

                                                         Marlène Stanis (Lutte ouvrière n°2960)

Crise du logement : la loi et la réalité

Pas de solution sous le capitalisme à la crise du logement

  


Le bilan des recours dans le cadre de la loi pour le Droit au logement opposable (DALO) révèle leur augmentation en 2024 : 110 000 demandes de ménages « reconnus DALO » restent en attente.

         Une loi ne peut pas régler le problème de l’absence d’un plan conséquent de construction de logements sociaux. Seule l’expropriation de la bourgeoisie, et particulièrement des promoteurs, des géants de la construction et des banques, offrira un chemin pour mettre fin à la crise permanente du logement.

 

États-Unis : toujours plus dans la chasse aux migrants

Toujours plus de barbarie

 

En 2018, sous Trump 1 : manifestation contre la chasse aux migrants

Dans sa surenchère anti-migrants, l’administration américaine ne fait pas relâche. Après la promotion par Trump d’un nouveau centre de détention pour migrants illégaux dans les Everglades en Floride, où il promet aux éventuels fugitifs d’être la proie des alligators, c’est l’armée américaine qui est annoncée en renfort.

         Quatre zones frontalières avec le Mexique sont désormais soumises aux règles militaires d’accès restreint après l’élargissement de « zones de défense nationale » sur des centaines de kilomètres le long de la frontière, surveillées par 8 500 soldats, depuis la Louisiane jusqu’au Nouveau-Mexique, pour épauler la police fédérale de l’immigration.

         Qu’elle soit en costume cravate de démagogue raciste ou en treillis de Marine surarmé, c’est la barbarie qui progresse.