samedi 28 juin 2025

Retraites : Conclave, parlement ou lutte de classe ?

Conclave, parlement ou lutte de classe ?

Le conclave, imaginé en janvier par un Bayrou fraîchement nommé, devait mettre sous cloche, le plus longtemps possible, la question des retraites de façon à éviter une motion de censure sur ce sujet.

Publié le 25/06/2025


Son échec aussitôt connu, le 23juin, LFI a écrit à tous les partis de gauche pour leur proposer de censurer Bayrou à ce propos. Le PS est daccord et posera lui-même démonstrativement la motion de censure, mais cela ne suffira pas. Il faudrait, pour renverser le gouvernement, l’apport de tout ou partie des voix du RN, comme lorsque le précédent Premier ministre, Barnier, avait été remercié, le 13décembre 2024. Or, le RN a choisi pour le moment un autre positionnement politique et ne veut pas déplaire au patronat, grand ordonnateur de la destruction des retraites. Le Pen et sa troupe réservent donc une éventuelle censure à la discussion budgétaire de septembre. De plus, tout ce petit monde sait que les sénateurs récuseraient tout retour au départ à 62 ans, pour ne pas parler des 60 ans.

En revanche, la non censure permettra au gouvernement Bayrou de passer l’été. Il reste que, avec ou sans gouvernement Bayrou, le rouleau compresseur patronal, contre les retraites, les emplois, les salaires etc. est en marche et qu’il faudra l’arrêter par le moyen de la lutte de classe, plus puissant que les conclaves ou les débats parlementaires.

                                               Paul Galois (Lutte ouvrière n°2969)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui samedi 28 juin : de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 29 juin, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 30 juin, de 18 à 19 heures, centre commercial de la cité des Raguenets de Saint-Gratien.

Mardi 1er juillet : de 10 h.45 à midi : centre cl cité Joliot-Curie.

 

Worldline : transactions sous le capitalisme pourrissant

 

Le secret, dans la nature du capitalisme

 

 

Un consortium de journalistes révèle que la société Worldline, spécialiste français des paiements qui faisait partie du Cac 40 jusqu'en 2023, a traité des milliards d'euros de transactions frauduleuses qui pourraient tenir du blanchiment d'argent.

         Fermer les yeux sur l'origine de son argent fait partie des mœurs de la bourgeoisie depuis toujours. Hier, l’esclavage, aujourd’hui la spéculation sur le blé, le riz, l'énergie ou les matières premières, sans compter le recyclage des milliards issus du trafic de drogue, font une bonne partie de la fortune des gros capitalistes. Et plongent des millions de personnes dans la misère.

         C'est l'ensemble du capitalisme qui est frauduleux et mérite l'expropriation définitive.

Transports en commun, salaires, mépris patronal et réaction ouvrière aux TCL (Transports en commun de Lyon)

1 % qui ne passe pas !

  


Jeudi 19 juin, Keolis, qui exploite le réseau de bus et trolleys pour les TCL a annoncé aux conducteurs une misérable augmentation de 1 % d’augmentation et un coup de rabot sur les primes. Keolis est pourtant un grand groupe qui a de l'argent, filiale à 70% de la SNCF. Cette annonce a provoqué la colère des conducteurs, qui se sentent floués et méprisés.

         Lundi 23 juin, à l’appel des syndicats, ils étaient nombreux en grève et la circulation des bus était largement perturbée, même si maintenue en partie car la direction utilise des travailleurs en intérim. À plusieurs centaines, ils se sont rassemblés devant le siège de Keolis à la Part-Dieu, avant de partir dans une manifestation dynamique au siège de la Métropole de Lyon. Dirigée par EELV, c’est le Métropole qui sous-traite à Keolis.

         Les conducteurs ont martelé des slogans, certains pour le moins fleuris, contre les 1 %. La direction a dû avancer la date de nouvelles négociations. Mais bien des grévistes ont conscience qu’un jour de grève ne suffira pas et qu’il faudra remettre ça.