mercredi 18 juin 2025

Spéculation : ils nous mènent au précipice

Ils sont prêts à tout pour garantir leurs profits.

 

 

L’attaque israélienne contre l’Iran a déclenché une augmentation des cours du pétrole et une instabilité boursière qui pourrait dégénérer. Les propriétaires de capitaux se protègent ainsi du risque de perdre de l’argent, quitte à provoquer par leurs spéculations des crises dévastatrices pour les populations du monde entier.

         La guerre économique et les guerres qui font rage, au Moyen Orient et ailleurs, sont deux faces d’une même pièce : la domination sur toute la société d’une poignée de capitalistes prêts à tout pour garantir leurs profits. 

 

Salon du Bourget : la fête des profiteurs de guerre

 

Pour vendre encore un peu plus, détruire toujours plus

 

Lors du salon de 2019

Alors que la guerre fait rage en Ukraine et au Moyen-Orient, qu’une partie du monde est à feu et à sang, les dépenses militaires mondiales s’envolent jusqu’à représenter aujourd’hui l’équivalent du PIB de l’Italie.

         De quoi enthousiasmer Dassault, MDBA, Airbus et autres Thalès qui escomptent qu’avec l’ouverture de cette grande foire de la mort qu’est le salon du Bourget, avions de chasse, drones, missiles et autres projets militaires spatiaux s’arrachent comme des petits pains. Ils comptent leurs milliards, l’humanité compte ses morts.

Michelin : la destruction d'emplois continue

 

Pour les profits « très hauts de gamme »

 

 


Après la France, les États-Unis, l’Allemagne, la Pologne ou encore la Chine, c’est au tour du Mexique de voir l'une de ses usines Michelin disparaitre. Ce sont près de 500 emplois qui vont être sacrifiés avec la fermeture du site de Querétaro.

         Le prétexte de la direction est que cette usine ne serait " pas équipée pour produire les dimensions plus grandes vers lesquelles évolue aujourd’hui le marché mondial ". Comme si tous les automobiliste " du monde " roulaient sur des bolides de course avec des pneus de très grandes dimensions !

         Le marché a bon dos. Depuis plusieurs années, Michelin a fait le choix de privilégier les pneus "très haut de de gamme" qui rapportent beaucoup plus, et de délaisser la fabrication des pneus qui ne rapportent pas assez à son goût, en fermant des usines.

         Ce gâchis économique et surtout humain ne vise qu’à maintenir, voire augmenter les profits et les dividendes versés aux actionnaires. En effet, malgré des ventes en baisse au premier trimestre, le PDG, F. Menegaux a tenu à rassurer les actionnaires : les objectifs pour l’année 2025 restent inchangés.Il prévoit toujours un résultat opérationnel supérieur aux 3,38 milliards de 2024 !