Pour les profits « très hauts de gamme »
Après la France, les États-Unis, l’Allemagne, la
Pologne ou encore la Chine, c’est au tour du Mexique de voir l'une de ses
usines Michelin disparaitre. Ce sont près de 500 emplois qui vont être
sacrifiés avec la fermeture du site de Querétaro.
Le
prétexte de la direction est que cette usine ne serait " pas équipée
pour produire les dimensions plus grandes vers lesquelles évolue aujourd’hui le
marché mondial ". Comme si tous les automobiliste " du monde
" roulaient sur des bolides de course avec des pneus de très grandes
dimensions !
Le
marché a bon dos. Depuis plusieurs années, Michelin a fait le choix de
privilégier les pneus "très haut de de gamme" qui rapportent
beaucoup plus, et de délaisser la fabrication des pneus qui ne rapportent pas
assez à son goût, en fermant des usines.
Ce
gâchis économique et surtout humain ne vise qu’à maintenir, voire augmenter les
profits et les dividendes versés aux actionnaires. En effet, malgré des ventes
en baisse au premier trimestre, le PDG, F. Menegaux a tenu à rassurer les
actionnaires : les objectifs pour l’année 2025 restent inchangés. Il prévoit toujours un résultat opérationnel supérieur aux
3,38 milliards de 2024 !