samedi 19 avril 2025

Argenteuil, Canopée, tunique, circulez vite (si vous le pouvez) et garez-vous où vous le pouvez

 

Pour un pèlerin en forme olympique peut-être, et encore

 


 

Le début des travaux pour la célèbre Canopée amazonienne locale a été reporté. Les travaux doivent apparemment commencer finalement le 22 avril.

         Travaux pour la Canopée avenue Paul-Vaillant-Couturier, grande affaire religieuse locale, cela va créer un sacré bazar pour la circulation et le stationnement dans le Centre. Sur ce dernier point, des banderoles ont fleuri pour indiquer des possibilités de stationnement gratuit : 2 heures 30 dans le parking Côté Seine, mais seulement 30 minutes dans le parking Paul-Vaillant-Couturier si peu accueillant par ailleurs comme chacun sait.

         30 minutes seulement ! C’est peut-être suffisant pour une prière, une petite mais sans tunique il faut bien le dire, mais totalement insuffisant pour effectuer ne serait-ce qu’une petite emplette dans le quartier.

         Bref, tout cela n’est guère catholique… DM

vendredi 18 avril 2025

Dette : creusée pour le patronat, subie par les travailleurs

 Dette : creusée pour le patronat, subie par les travailleurs

Mardi 15 avril, Bayrou avait convoqué un «comité d’alerte» sur la dette afin, dit-il, de mettre tous les citoyens devant leurs responsabilités face à ce problème et de préparer les esprits à une économie de 40 milliards dans le budget de 2026.

Publié le 16/04/2025

 

 

Des représentants du patronat, des syndicats, des organismes sociaux, des collectivités locales, des ministres et autres personnalités qualifiées (on ne sait de quoi ni par qui) ont donc pu papoter la matinée durant. Au bout du compte, Bayrou est arrivé pour conclure exactement de la façon annoncée.

De ses phrases prononcées de façon quasi automatique par tout Premier ministre qui se respecte, il est ressorti la potion habituelle. Il faut faire un effort car le pays est fortement endetté et s’endette chaque jour un peu plus. L’effort ne concernera ni le budget militaire, qui sera augmenté de trois milliards, ni le grand patronat puisque les impôts et les charges des entreprises n’augmenteront pas. Il n’y a eu évidemment aucune mention des cadeaux qui sont faits aux plus grandes d’entre elles, 200 milliards d’euros en 2024, soit cinq fois les 40 milliards d’économies que Bayrou prétend chercher. Le fait que ce sont précisément ces cadeaux au grand patronat, renouvelés d’année en année par tous les gouvernements, qui ont creusé la dette publique, n’a bien sûr pas été mentionné.

En revanche, les économies seront à trouver sur « la très grande dérive des arrêts maladie » et sur la « gratuité qui déresponsabilise » des services publics. Ces mesures, les seules un peu concrètes, comme les généralités habituelles sur « travailler plus, dépenser moins dans les services publics », visent exclusivement les travailleurs.

Bayrou a donc réuni ce comité pour annoncer qu’il poursuivait dans la voie de ses prédécesseurs depuis des dizaines d’années : subventionner le grand patronat, trouver pour cela des fonds en prenant sur les budgets publics, réduire par là-même le niveau de vie des classes populaires, favoriser tout ce qui permet l’exploitation au travail. La différence réside dans le fait qu’il veut faire avaliser ses mesures par les partis politiques, y compris en les adaptant à la marge, avant le 14 juillet. C’est-à-dire en fait avant le débat parlementaire, en septembre, devant une Assemblée sans majorité. «L’alerte» porte en réalité sur la survie politique de Bayrou et de son gouvernement.

Pour les travailleurs, dont l’emploi, l’avenir, la vie sont en jeu, cette survie ou non du gouvernement est une question de quatrième ordre et cette conférence un non- événement.

                                                           Paul Galois  (Lutte ouvrière n°2959)

Trains de la colère

 

Défense des services publics utiles à la population

 

Manifestation sur une voie abandonnée

Mardi 15 avril deux « trains de la colère » au départ de Clermont-Ferrand et sur la ligne POLT, Paris-Orléans-Limoges-Toulouse ont convergé à Paris pour une manifestation d'usagers, de syndicats, d'entrepreneurs et d'élus des territoires traversés.

Tous demandent à l’État des investissements pour ces lignes dont les voies et le matériel sont vétustes, d’où retards et suppressions de trains, ce qui complique évidemment la vie des simples usagers mais gêne aussi des entreprises comme Legrand qui ont besoin pour leurs techniciens et cadres de liaisons rapides et fiables avec la capitale.

Ce qui sème surtout la colère chez les travailleurs et les scolaires, c’est la situation où plus d'un département sur deux sur l'ensemble du réseau est impacté par la fermeture d'au moins une ligne. Par exemple, en dix ans à Limoges ont été fermées les lignes vers Lyon, Angoulême, Clermont-Ferrand et Brive via Saint Yrieix. Limoges-Aubusson-Felletin est annoncée fermée en août.

De nombreuses manifestations d'usagers et de syndicats dénoncent depuis des années l'abandon de ces petites lignes ainsi que les retards ou la suppression de trains encore existants. Les travaux à réaliser sont conséquents et les décideurs, État et Conseils régionaux se renvoient la balle. Et ça ne date pas d'hier. Hollande président en 2014, à propos de la fermeture de la ligne Limoges-Clermont, proposait... de remplacer le train par le bus. Aujourd'hui il manifeste. Facile !

Nombre des "usagers du rang" étaient donc aussi dans "le train de la colère" parce qu'ils ne veulent pas que tous les services à la population soient sacrifiés, sur la ligne POLT ou Clermont-Paris comme sur les autres lignes !

Licenciés pour faute humanitaire

 

Slogan capitaliste : «Sandwichs à la benne, salariés à la rue ! »

 

 

Quatre employés de restauration de l’aéroport d’Aix-Marseille ont été licenciés parce qu’ils donnaient des sandwichs invendus, et à la limite de la péremption, à des sans domicile fixe et à du personnel. La distribution se faisait au vu et au su de tous depuis des années. Les patrons ont rétabli leur ordre : les sandwichs à la benne et les salariés à la rue. Des fois qu’on oublierait qu’ils ont un portefeuille à la place du cœur…