samedi 5 avril 2025

ASSE : les supporters verts voient rouge

Saint-Étienne : une dissolution qui ne passe pas

Samedi 29 mars, une manifestation jeune et populaire de 3 500 personnes a défilé dans les rues de Saint-Étienne pour dénoncer les menaces de dissolution des clubs de supporters de l’équipe de football stéphanoise, Magics Fans et Green Angels.

Publié le 02/04/2025

 


Le ministre de l’Intérieur Retailleau et celui de la Justice Darmanin justifient leurs menaces par des débordements et des violences lors d’un match, il y a trois ans. Ces annonces s’inscrivent dans la surenchère permanente des ministres qui veulent montrer qu’ils défendent l’ordre et la fermeté, surtout quand ils sont dirigés contre les classes populaires. Elles s’ajoutent aux mesures contre les travailleurs sans-papiers et au soutien ministériel inconditionnel aux forces de police.

Les deux clubs visés sont pourtant loin d’être les dangereux rassemblements de hooligans qu’évoquent les autorités. Ils assurent la sécurité collective dans les tribunes et servent d’intermédiaires avec les organisateurs.

La CGT des Territoriaux a rappelé leur investissement dans des causes humanitaires comme l’envoi d’aides aux sinistrés du séisme au Maroc en 2023. Et par exemple, lors des manifestations contre la réforme des retraites, les clubs visés avaient exprimé leur soutien à la contestation en faisant une minute de silence à la 49e minute après chaque utilisation du 49-3, ou en déployant dans les tribunes une banderole proclamant « la police mutile, la police assassine » contre les violences policières.

Dans la manifestation du 29 mars, le mépris à l’encontre des clubs de supporters majoritairement ouvriers était dénoncé, tout comme s’exprimait l’envie de ne pas se laisser malmener par ces ministres. Sans surprise, les politiciens locaux, députés et sénateurs, de gauche comme de droite, ainsi que l’homme d’affaires qui dirige le club de Saint-Étienne, soutiennent les clubs face à Retailleau. Ces notables jouent évidemment la carte de l’union sacrée derrière le club, espérant gagner des soutiens et de futurs électeurs. Cela n’enlève rien à la légitimité de la protestation des membres des clubs qui refusent de céder devant l’autoritarisme croissant de l’État et la démagogie des ministres aussi durs avec les classes populaires qu’ils sont à plat ventre devant les grands patrons.

                                                     Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2957)

 

Migrants : la chasse continue

Retailleau, Darmanin, profession : démagogues

 

 

À Paris, après leur expulsion de la salle de la Gaité-Lyrique le 18 mars, 250 jeunes migrants se sont réfugiés sous des tentes sur les quais. Le 1er avril, ils en ont été à nouveau chassés par la police, après que le tribunal administratif ait rejeté le recours déposé par les associations d'aide aux migrants.

         La carrière de Retailleau, qui brigue le poste de chef de la droite, et celle de Bayrou, qui doit d’être chef du gouvernement aux bonnes grâces des députés du RN, se payent de la peau de ces damnés de la Terre.

 

Argenteuil, pour les petits appareils de droite et de gauche, les prochaines élections municipales déjà en ligne de mire

 

Les questions vitales pour le monde du travail sont ailleurs

 

 

Dans moins d’un an maintenant normalement, les prochaines élections municipales auront lieu. Pour certains, dans les grandes villes, ce sont les élections essentielles qui fournissent des moyens pour un réseau clientéliste, des moyens d’influence et des indemnités.

         À l’extrême-droite, certains montrent le bout de leur nez, se donnant des grands airs pour dénoncer certains mauvais coups de la municipalité actuelle, sans pour autant agir vraiment pour les empêcher. Quant à la municipalité sortante qui tente dès maintenant de sortir du bois, pardon, de la Canopée, on ne sait pas encore derrière quel cheval elle attellera son char, même si le maire sortant a déjà déclaré qu’il comptait se représenter.

         À gauche, cela fait longtemps que les partisans de LFI ont l’élection de mars 2026 en tête. Se préparent-ils à se retrouver derrière leur député, ou aux côtés du PCF et de génération, mais qui mènera la danse ? On ne sait, mais les uns et les autres discutent ensemble.

         Le PS devait départager ces jours derniers deux candidats à la candidature, l’ancien député-maire et un de ses anciens adjoints. Mais l’affaire compliquée semble reportée à plus tard.

         En attendant, la bataille ridicule de l’affichage a commencé.

         Certes, comme de nombreux habitants, nous aimerions bien qu’une page se tourne dans un an. La municipalité sortante a fait un certain nombre de mauvais coups qui en définitive ont visé principalement les quartiers populaires de la Ville. Mais l’heure est à se préoccuper d’un autre plan, celui du recul de la situation du monde du travail et les moyens d’en inverser le cours.

         Remise en question des arrêts-maladie, diminution des indemnités chômage alors que celui-ci est reparti à la hausse, RSA dans le viseur, et bien d’autres sujets doivent être au cœur aujourd’hui des préoccupations et de l’activité des militants ouvriers. DM

vendredi 4 avril 2025

Justice : celle des riches et des puissants, et celle des pauvres

 Justice : celle des riches et des puissants, et celle des pauvres

La condamnation de Marine Le Pen et la décision d’exécution provisoire de sa peine d’inéligibilité de cinq ans ont déchaîné la polémique, avec des dénonciations du côté excessif de cette décision judiciaire, voire de son caractère discriminatoire.

Publié le 02/04/2025

Il ne faut pourtant pas renverser les rôles : les dirigeants politiques en vue, loin d’être maltraités, bénéficient de mesures de protection exceptionnelles, comparé au reste de la population.

Un chiffre peut illustrer cette situation, celui des personnes incarcérées en attente de leur jugement. Au premier février, elles étaient 21 631 qui croupissaient en prison, parfois avant d’être innocentées. Et puis le traitement est radicalement différent selon que l’on est au bas de l’échelle, ou bien que l’on occupe un haut poste dans l’administration ou la sphère politique.

Ce qui est considéré comme le bas peuple n’a bien souvent droit qu’à une justice expéditive. Pour des petits délits, on est jugé dans les procédures expéditives de la « comparution immédiate ». Leur nombre a augmenté, passant de 31 213 en 2000 à 60 348 en 2023. À l’issue de ce type de procès, avec un avocat nommé d’office, des peines de prison avec incarcération immédiate peuvent être prononcées. Et le marathon judiciaire se poursuit derrière les barreaux.

Quant aux procès concernant des notables des affaires ou de la politique, c’est une tout autre histoire. Un exemple est celui de la société Apollonia, qui se tient actuellement à Marseille. Il s’agit d’une escroquerie à l’encontre d’au moins 761 personnes, et qui atteint un milliard d’euros. Tous les accusés, du président directeur général à sa suite, comparaissent libres, et il aura fallu des années d’investigation pour qu’ils soient obligés de s’asseoir dans un tribunal. Il y a une véritable mansuétude de la justice à l’égard des hautes sphères de la société, et quand des juges ou des procureurs essaient de leur appliquer la loi, les instances supérieures sont là pour remédier à ce qu’elles considèrent comme des dérapages par rapport aux règles non écrites, mais bien réelles, qui s’appliquent à eux. Ainsi, bien des juges ou des procureurs qui avaient fait incarcérer un grand patron délinquant, voire un politicien, ont vu ce dernier libéré en quatrième vitesse par la chambre de l’instruction des cours d’appel. Pis, le magistrat du parquet trop respectueux de la loi peut se retrouver rapidement muté d’office, pour mettre fin à ses investigations.

                                               Paul Sorel (Lutte ouvrière n°2957)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 4 avril, de 15 h.45 à 16 h.30, marché du Val ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

Samedi 5 avril : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 6 avril, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 7 avril, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.