lundi 24 février 2025

Retraites : au conclave sur le sujet, Madame Irma et la Cour des comptes

Que de la fumée noire

 


Avant même que le conclave sur les retraites n’ouvre, un rapport de la Cour des comptes prévoit une « nette dégradation » des comptes et même un déficit de 30 milliards en… 2045. Fortiche la Cour des comptes ! Personne ne sait ce que sera le monde dans un an, mais elle, peut calculer le déficit de la caisse des retraites dans 20 ans… Madame Irma ne ferait pas mieux.

Ces prétendus rapports d’experts sont du cinéma pour faire croire qu’il n’y a pas d’autre issue que de travailler toujours plus pour avoir droit à une misérable retraite.

 

SNCF : réorganisation et réactions légitimes

SNCF : réorganisation et réactions légitimes

À SNCF Réseau, qui installe et entretient les voies, la signalisation et les caténaires, le manque de personnel se fait de plus en plus ressentir.

Publié le 19/02/2025

Sur le secteur Sud-Ouest parisien (Montparnasse – Dreux – Rambouillet – Étampes) plusieurs rassemblements ont eu lieu la semaine du 12 février pour protester contre les réorganisations programmées par la direction. Le premier a regroupé près de 80 % des travailleurs qui participent aux chantiers, principalement sur la partie souterraine du RER C. Ils dénonçaient le manque d’effectifs et de moyens pour travailler en sécurité. Un des salariés faisait remarquer au directeur venu les rencontrer qu’ils n’étaient même pas venus pour obtenir des choses mais juste pour faire respecter les règles de sécurité et avoir de quoi travailler correctement.

Il faut dire que de plus en plus de chantiers se déroulent à la va- vite. Le remplacement des voies, par exemple, est fait en fonction des temps de coupe, temps où les circulations sont interrompues. Or, ceux- ci sont de plus en plus courts, obligeant à des manutentions de coupons de rail de plusieurs mètres à la main, à l’aide de pinces à rail. Du coup, les accidents sont de plus en plus fréquents.

La même semaine, deux autres rassemblements de plusieurs dizaines de cheminots ont eu lieu, là aussi contre des réorganisations qui auront immanquablement des conséquences directes sur les conditions de travail et les payes, une politique qui s’inscrit bien sûr dans le projet d’ouverture à la concurrence de la SNCF. Une fois les lignes vendues et les ateliers de maintenance privatisés, il en sera certainement de même pour l’entretien du réseau. De nombreuses équipes ont vu leurs effectifs fondre, à la fois par des départs à la retraite non remplacés et des démissions, mais aussi par des licenciements, de plus en plus courants. Pour ceux qui restent, c’est la course, les modifications de planning à la dernière minute et l’impossibilité de prendre des congés de récupération. C’est l’équivalent de plus d’un jour par personne de congés qui n’a pu être pris en 2024, pour l’établissement en charge du secteur Paris Sud-Ouest.

Plusieurs travailleurs ont en tête l’exemple de la privatisation du rail en Grande-Bretagne et ses conséquences, et ne comptent pas se laisser faire.

                                                   Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2951)

Musk : ennemi des travailleurs et danger public

 

Des irresponsables

 


 

Dans sa frénésie à supprimer des postes de fonctionnaires fédéraux, le ministère du milliardaire Musk (le Doge) vient déjà de licencier 10 000 personnes.

Non seulement c’est une attaque contre des travailleurs, mais c’est en plus irresponsable envers toute la société car nombre de ces licenciements ont eu lieu à l’Agence de sécurité nucléaire ou dans une usine d’entretien d’ogives nucléaires. Il en est de même dans la sécurité aérienne, où des centaines de postes sont supprimées pour introduire à la place Space X, l’entreprise de Musk, connue pour n’avoir pas respecté les protocoles de sécurité dans le lancement de fusées.

Les seuls postes dont il faut se débarrasser, ce sont ceux de ces milliardaires dangereux pour toute la société.

Argentine : hold-up à la Maison rose

 Argentine : hold-up à la Maison rose

Le président argentin, Javier Milei, et une partie de son entourage sont impliqués dans une arnaque aux cryptomonnaies qui a fait plus de 40 000 victimes en un temps record.

Publié le 19/02/2025

Vendredi 14 février en fin d’après-midi, Milei postait sur le réseau social X un message faisant la promotion d’une cryptomonnaie inconnue, nommée Libra, créée trois minutes auparavant et qui avait tout d’un canular. Croyant tenir la bonne affaire, environ 44 000 « investisseurs » d’Argentine et d’ailleurs ont aussitôt acheté des Libra, dont le cours a brusquement décollé, avant de chuter de près de 80 % en à peine une heure. Les créateurs de cette cryptomonnaie venaient de vendre leurs actifs, empochant un joli bénéfice estimé à 80 millions de dollars, et ne laissant à leurs suiveurs que leurs yeux pour pleurer. Une vidéo montrant l’un d’eux se lamenter sur la perte de sa Rolex a suscité bien des moqueries, mais, parmi les victimes, se trouvent probablement des petites gens qui ont cru sortir la tête de l’eau en jouant leurs économies…

Depuis, accusé d’avoir trempé dans une arnaque montée d’avance, le président Milei s’est défendu en se présentant lui aussi comme une victime. Pourtant, ses liens avec le monde trouble des cryptomonnayeurs sont connus, et une photo prise en octobre 2024 le montre tout sourire au côté justement du dirigeant de l’entreprise Kip Protocol, mise en cause dans cette affaire.

Une centaine d’investisseurs s’estimant volés et dénonçant un délit d’initiés auraient déjà saisi la justice. L’opposition argentine cherche par ailleurs à lancer une procédure de destitution. On verra quelles seront les éventuelles conséquences, pénales ou politiques, pour Milei et ses acolytes, de cette arnaque, dont il n’est même pas sûr qu’elle sera jugée illégale. Leur morale : « Prends l’oseille et tire-toi. »

                                                         Laura Samos (Lutte ouvrière n°2951)