dimanche 16 février 2025

Michelin : nouveaux beaux profits, et il pleure la bouche pleine…

Pendant qu’à Vannes et Cholet, la vie des travailleurs est visée par la fermeture de leur usine…

 

 

Les résultats annoncés par Michelin pour l’année 2024, restent au même niveau que les dernières années où les profits avaient atteint des records : 1,9 milliards de bénéfices avoués.

         Pourtant, depuis plusieurs semaines, Menegaux, le dirigeant du groupe, se plaignait publiquement des difficultés que rencontrait l’entreprise dans « un contexte économique et géopolitique particulièrement instable », de la concurrence étrangère, de la fiscalité défavorable et du manque d’aide à l’industrie. 

         A l’occasion de la publication de ces très bons résultats, Menegaux, a salué les « équipes du monde, qui font preuve au quotidien d’un engagement sans faille ». Les licenciés des usines d’Allemagne, des USA ou de Vannes et Cholet apprécieront.

         Les seuls qui se réjouissent sont les actionnaires qui, après une hausse de 8 % l’an dernier, verront leurs dividendes augmenter encore de 2 % cette année. Sans compter qu’ils ne risquent pas d’être licenciés. 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui dimanche 16 février, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;

-et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 17 février, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 

Belgique : mobilisation contre l’austérité

 

Des deux côtés de la frontière, préparer la contre-offensive

 

En 2018, lors d'une manifestation sur les pensions

Plus de 60 000 travailleurs se sont saisis de la journée de mobilisation organisée par les syndicats jeudi 13 février et ont manifesté contre les mesures d’austérité annoncées par le gouvernement belge. Ce dernier voudrait, entre autres, s’attaquer au financement des hôpitaux, s’en prendre aux indemnisations des chômeurs, aux conditions de départ en retraite et développer les "flexi-jobs".

         Comme ici, en France, face aux attaques du gouvernement, préparer une contre-offensive des travailleurs est à l’ordre du jour.

Jeunesse : propagande pour préparer de la chair à canon

Un seul crédo : le garde-à-vous

 

Son modèle

Depuis quelques années, le maire LR de Saint-Raphaël avait déjà imposé aux associations locales d’assister aux cérémonies patriotiques sous peine de se voir supprimer leurs subventions.

         Cette fois, ce sont les enfants fréquentant les centres de loisirs communaux qui se voient infliger chaque matin une cérémonie de levée du drapeau tricolore en chantant l’hymne national. Ils étaient dûment encadrés, pour la première, par des soldats du 21ème régiment d’infanterie de marine basé dans la ville voisine.

         Dans son élan patriotique, cet édile sollicite la ministre de l’Éducation pour étendre cette pratique aux écoles primaires de sa commune dès le prochain trimestre. Car, pour citer ses propos, « le patriotisme n’est pas quelque chose d’inné ».

         Pour ce partisan du militarisme, l’embrigadement des esprits pour préparer la future chair à canons doit commencer jeune, très jeune même... À quand la Marseillaise dans les maternités ?

 

Mulliez : une famille en or, riche de tant d'exploitation...

 Mulliez : une famille en or

Publié le 12/02/2025

L’émission Cash Investigation du 6 février s’est intéressée à la famille Mulliez, l’une des plus riches de France. Si cette famille est omniprésente sur les zones commerciales avec ses 130 enseignes, dont Auchan, Décathlon, Kiabi, Alinea, Jules, Midas, Norauto, Kiloutou, Boulanger..., elle cultive le secret concernant sa richesse.

L’Association familiale Mulliez (AFM) est composée de quatre holdings, dont dépendent en cascade 600 à 700 entreprises. Officiellement ce n’est pas un groupe : c’est ce que ressassent les actionnaires aux salariés qu’ils licencient pour ne pas avoir à les reclasser dans une autre enseigne de la « galaxie » Mulliez.

En revanche, lorsqu’il s’agit d’eux-mêmes, ces actionnaires mettent la devise familiale à exécution : « Tous dans tout. » Ainsi, en novembre dernier, un vaste plan de licenciements a été annoncé dans le groupe Auchan et, au même moment, les actionnaires de Decathlon, autre fleuron du groupe, se sont versé un milliard d’euros de dividendes.

Non cotée en Bourse, l’AFM n’a aucune obligation de publier ses résultats. Mais une vidéo dévoilée par les journalistes de Cash Investigation a montré une cousinade un peu particulière : la réunion de tous les descendants de Louis Mulliez. Ces 300 actionnaires du groupe se sont partagé 674 millions d’euros de dividendes. La richesse professionnelle totale de la galaxie Mulliez se serait élevée à 33,683 milliards d’euros fin 2021.

Ces résultats proviennent de l’exploitation des 650 000 travailleurs qui, de par le monde, font tourner les magasins et les entreprises sous-traitantes qui, au Vietnam, en Chine ou au Bangladesh fabriquent les produits pour ces différentes enseignes.

« Kiabi, la mode à petit prix », ce slogan résume à lui seul le modèle économique de la famille dans les différents magasins, qui est de vendre en grande quantité un grand nombre de produits à prix bas. Les salaires, eux aussi, sont tirés vers le bas à tous les bouts de la chaîne, et cela peut aller jusqu’au travail forcé chez certains sous-traitants.

Finalement, la richesse des Mulliez n’est pas tant un secret de famille qu’un secret de classe, celui de la bourgeoisie qui tire sa richesse de l’exploitation du prolétariat international.

                                                        Joséphine Sina (Lutte ouvrière n°2950)