dimanche 16 février 2025

Argenteuil, drogue, armes, violence, ce genre de contrôles bien loin de la solution du problème

C’est cette solution qui nous préoccupe et est aussi au cœur de notre combat

Un contrôle des élèves a eu lieu avant-hier vendredi, dernier jour à la veille des vacances, à l’entrée de mon ancien établissement, le lycée Georges Braque d’Argenteuil. Il était organisé sous l’égide de la préfecture du Val d’Oise. On peut noter dans le résumé ci-dessous de cette dernière que son résultat a été extrêmement limité, ce qui est très réconfortant pour la santé et l’état d’esprit de l’énorme majorité des élèves originaires pour l’essentiel des quartiers populaires d’Argenteuil.

         La réflexion sur la drogue et la violence n’a jamais été sérieusement menée avec les jeunes durant les douze années où j’ai enseigné dans ce lycée. Les échos que je reçois toujours de mon ancien lycée confirment que sur ce plan rien n’a guère changé. Quant au soutien qui pourrait être celui des services médicaux scolaires, les moyens de ces derniers sont toujours extrêmement limités.

         Je souscris au contenu du communiqué rédigé en octobre dernier par le syndicat départemental de la FSU rédigé à la suite de tels contrôles dans deux établissements au recrutement également très populaire du département.

         Il paraît que des contrôles identiques auraient aussi été menés dans des établissements privés au recrutement social bien différent. Mais, à ce que je sache, en revanche, aucune publicité n’en a été faite. DM

 

Post de la préfecture du Val d’Oise

 


 

samedi 15 février 2025

Sommet de l’IA : du bruit et des watts

 Sommet de l’IA : du bruit et des watts

Publié le 12/02/2025

En organisant à Paris un sommet sur l’Intelligence artificielle (IA), Macron, président sans majorité, a cherché à se placer sur la scène internationale et à montrer qu’il agit pour créer des emplois dans un secteur à la mode et supposé plein d’avenir.

Du côté de l’image, Macron a accueilli Modi, Premier ministre particulièrement réactionnaire de l’Inde, avec force accolades mais il a dû se contenter du vice-président américain et du vice-Premier ministre chinois, les deux pays les plus avancés en matière d’IA. Pendant trois jours, ministres et journalistes ont vanté l’inventivité des start-up tricolores et les performances des mathématiciens ou informaticiens français, tout en déplorant qu’ils soient embauchés par Google et Meta ou exilés aux États-Unis. Ils ont mis au goût du jour le vieux slogan « En France, on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ».

Du côté des emplois potentiels, Macron était tout fier d’annoncer un montant de 109 milliards d’euros d’investissements en France, chiffre qui n’est qu’une addition de promesses faites par divers pays.

La plupart d’entre elles, encore toutes virtuelles, concernent la construction dans diverses régions du pays de quelques dizaines de data centers, des centres de données numériques qui sont indispensables à l’entraînement comme au fonctionnement de tous les programmes d’IA. Ces data centers sont d’immenses bâtiments, remplis de dizaines de milliers de puces très chères, spécialisées dans le stockage des données. Fonctionnant avec peu de personnel, ces bâtiments consomment beaucoup d’électricité pour être alimentés et refroidis, les plus gros nécessitant 1 gigawatt, soit la puissance fournie par une tranche entière de centrale nucléaire.

Alors qu’on nous rabâche qu’il faut réduire la consommation d’énergie pour enrayer le réchauffement climatique, Trump, Macron et autres chefs d’État déroulent le tapis rouge à des firmes privées qui vont, chacune de leur côté, sans la moindre planification, construire des data centers énergivores pour développer des systèmes d’IA, pour la santé… ou pour l’armée. Quel que soit le domaine, informatique, chimie, pharmacie, transport, agroalimentaire, laisser le contrôle et le pouvoir de décision aux capitalistes, c’est aller de catastrophe en catastrophe.

                                                      Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2950)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui samedi 15 février : de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan au Val-Sud,

-de 10 heures 30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie;

-de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-et de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

Dimanche 16 février, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;

-et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 17 février, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

Violence, Ukraine, Otan, impérialisme, guerre économique, mineurs violents… débat avec Jean-Pierre Mercier sur LCI-Le temps de l'info le 10 février. Extraits. 12 min 26

Ukraine : l'impérialisme américain à la manœuvre

Compères sur le dos des peuples

 

Rencontre Trump-Poutine en 2018

Trump et Poutine se sont parlé au téléphone et seraient prêts à ouvrir des discussions sur l'avenir de l'Ukraine. Ni les principaux intéressés, ni les prétendus alliés des États-Unis n'ont été consultés. Cela rappelle que, depuis le début, cette guerre oppose en fait les grandes puissances américaine et russe, avec la peau des populations de la région.

         L’impérialisme américain a peut-être décidé de passer à une nouvelle phase. L’avenir le dira, mais ce qui est certain, c’est que ces trois années de massacres n’ont pas servi la liberté des peuples, comme l’ont prétendu les dirigeants occidentaux. La guerre a été une bonne affaire pour les capitalistes, américains principalement, qui, en plus d’avoir profité des marchés militaires, ont pu commencer à mettre la main sur les ressources de l’Ukraine, ses terres agricoles, ses terres rares… sans oublier le futur marché de la reconstruction.

 

Universités publiques : des coupes sombres contre les études des étudiants

« Du fric pour les facs publiques ! »

 

Manifestation des universités le 5 mars 2020 (crédit photo : F. Blanc)

Le 11 février, des étudiants et des travailleurs des universités ont protesté à Paris et dans d’autres villes contre une coupe d’un milliard d’euros dans le budget de l’enseignement supérieur.

         Alors que beaucoup d’universités doivent s’endetter pour assurer leur fonctionnement quotidien, elles vont devoir, plus encore qu’avant, geler le recrutement tant des enseignants-chercheurs que du personnel administratif et technique, avoir recours massivement aux contrats précaires et multiplier les économies de bouts de chandelle.

         Pour l’avenir de la jeunesse et de toute la société, l’argent public doit aller à l’éducation, pas dans les canons !