samedi 15 février 2025

Argenteuil, quartier Joliot-Curie, une cour de récréation ludique, une priorité à réaliser

Pour une « zone d’éducation prioritaire », pas question de tergiverser

 

 

Et en dessous, la nécessité

apprendre-reviser-memoriser.fr

L’école Joliot-Curie est l’école en particulier de la cité du même nom à laquelle elle est accolée. Une cité où la moyenne des revenus est faible, voire très faible. L’école publique a en conséquence un rôle essentiel dans ce territoire périphériques situé dans les lointains du centre d’Argenteuil. Tous les enfants devraient pouvoir y bénéficier d’une même chance.

         Les récréations sont également, ou devraient être, des moments éducatifs très riches. Sur ce plan, l’aménagement ludique des cours est essentiel, avec non seulement des vraies marques de jeu sur le sol, mais la présence de véritables jeux qui permettent aux enfants non seulement un certain exercice physique décontractant mais des contacts apaisés avec les autres.

         Des parents de cette école réclament l’installation urgente de tels jeux, comme c’est le cas dans d’autres écoles de la Ville, et ce qui est même une évidence pour les nouvelles constructions.

         L’espace Orgemont-Joliot-Curie est certes un territoire très loin de l’hôtel de ville. Mais il doit être au cœur des préoccupations de la municipalité. Cette dernière a dépensé dernièrement des centaines de milliers d’euros, et c’est peu de le dire, autour des derniers Jeux olympique. Elle peut et doit dégager quelques dizaines de milliers d’euros pour d’autres jeux bien plus nécessaires, ceux de l’épanouissement des enfants de ce quartier confronté à de nombreuses difficultés. DM

 

vendredi 14 février 2025

Ukraine : Trump ou l’impérialisme sans fard

Ukraine : Trump ou l’impérialisme sans fard

Publié le 12/02/2025

Au sortir de la Première Guerre mondiale, Anatole France avait écrit : « On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels. » Les Ukrainiens viennent d’en avoir une brutale confirmation.

En effet, le 10 février, Trump a déclaré sur Fox News qu’il conditionnait la poursuite de l’aide américaine à l’Ukraine à ce que celle-ci lui cède pour 500 milliards de dollars de terres rares.

Ces terres rares sont en fait 17 métaux indispensables à des secteurs industriels représentant une part notable de l’économie mondiale : le numérique (portables, écrans), l’énergie (voitures électriques, éoliennes en mer), le médical (robots, appareils) et l’armement. Malgré leur nom, ces terres rares se trouvent en abondance sur terre et sous la mer. Mais seule une poignée de pays, dont la Chine, qui détient 60 % du marché mondial, exploitent ces métaux stratégiques car leur extraction et surtout leur traitement nécessitent d’énormes investissements.

Les États-Unis occupent la deuxième place en ce domaine, mais loin derrière la Chine. En octobre dernier, leurs dirigeants ont donc vu une aubaine dans l’annonce d’un « plan de paix » appétissant pour leurs industries, friandes de terres rares, que Zelensky avait concocté. Il proposait à ses « partenaires » dans la guerre avec la Russie, un « accord spécial » prévoyant « l’exploitation commune des ressources stratégiques », dont « l’uranium, le titane, le lithium, le graphite et d’autres ressources de grande valeur ».

Cela a si bien intéressé le « partenaire » américain qu’il réclame, pour ses grands groupes, l’exclusivité de l’exploitation de ces ressources. Et tant pis pour les « partenaires » européens qui n’auront que ce dont les trusts américains ne voudront pas !

Dans l’hypothèse où Zelensky n’aurait pas saisi qu’il n’avait guère le choix, Trump lui a mis les points sur les i. Dans l’interview à Fox News, il a lâché : « Les Ukrainiens pourraient se retrouver russes un jour comme ils pourraient ne pas être russes un jour. » En somme, leur avenir ne dépendra que du bon vouloir de Washington.

Trump a ajouté qu’une « partie de ces ressources minérales se trouvent en zone occupée » par l’armée russe, ce qui était encore une façon de menacer son « allié » ukrainien : vu la progression constante des troupes russes, Kiev risque bientôt de ne plus avoir que peu de terres rares à marchander. Et, dans ce cas, la Maison Blanche pourrait négocier la future exploitation de ces métaux stratégiques plutôt avec le Kremlin. Trump a d’ailleurs reconnu avoir discuté récemment avec Poutine, et que ce n’est pas la première fois.

                                               Pierre Laffitte (Lutte ouvrière n°2950)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui vendredi 14 février, de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

Samedi 15 février : de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan au Val-Sud,

-de 10 heures 30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie;

-de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-et de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

Dimanche 16 février, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;

-et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 17 février, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 

Gaza : Sur France info : deux millions d’humains, un “détail” !

Sur France info : deux millions d’humains, un “détail” !

Publié le 12/02/2025

Mercredi 5 février, au lendemain des déclarations de Trump proposant de transformer Gaza en paradis pour touristes après en avoir expulsé la population, France Info organisait un débat sur le thème « Gaza Côte d’Azur, et si c’était possible ? »

Passant sur l’expulsion des deux millions de Palestiniens, la chaîne publique posait la question de la faisabilité technique, financière et commerciale de cette « Côte d’Azur » à un spécialiste, représentant l’industrie hôtelière. Et ce dernier de disserter sur le fait qu’il n’était pas si facile d’attirer le chaland, rappelant les désastreuses conséquences sur les bénéfices de ses collègues des… grèves d’éboueurs et des reportages sur les punaises de lit parisiennes. On appréciera le parallèle avec la vie dans les ruines de Gaza. L’émission semblait toutefois conclure à la faisabilité du projet.

Devant le tollé suscité jusqu’au sein de sa rédaction par un tel mépris des droits et même de la vie de deux millions d’êtres humains, la direction de la chaîne a dû supprimer l’émission de son site, la qualifiant d’« inappropriée et regrettable ».

Ces quelques minutes en disent long en effet, comme l’attitude de la direction de la chaîne. L’émission n’a pas été retirée parce qu’elle mentait sur Gaza, ce mensonge s’ajoutant à bien d’autres et à bien d’autres malhonnêtetés. Elle a été retirée parce qu’elle montrait trop ouvertement comment se fait l’information sur Radio France.

                                                             Paul Galois (Lutte ouvrière n°2950)