jeudi 13 février 2025

Loi handicap de 2005 : « joyeux non-anniversaire »

« Je ne suis pas totalement déçue, juste à 98 % »

 

 

Il y a 20 ans était adoptée une loi censée garantir aux personnes handicapées « l’accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens ». Deux décennies plus tard, comme l’a dit une personne handicapée, « je ne suis pas totalement déçue, juste à 98 % ».

         En effet, malgré les torrents de belles paroles, aucun gouvernement n’a mis les moyens pour faire de l’intégration une réalité. Les discriminations sur le plan du logement, de l’école, de la mobilité ou de l’emploi restent monnaie courante.

         Ce ne sont pas les technologies pour faciliter la vie des travailleurs handicapés qui font défaut. Mais pour que ces moyens soient déployés à grande échelle, il faudra renverser cette société handicapée par la course au profit.

 

Mineurs délinquants : encore une louchée de démagogie

Faire oublier la responsabilité du gouvernement qui diminue les moyens et celle de la minorité de privilégiés

 

Minable !

Proposé par Attal, le projet de loi contre la délinquance comporte toutes les vieilles ficelles réactionnaires : fin de l’excuse de minorité, comparution immédiate à partir de 16 ans, sanctions des parents… Aucune de ces mesures ne fera régresser la délinquance, mais ce n’est pas le but de ces politiciens démagogues qui en font la promotion.

         Pointer du doigt les jeunes et les parents sert à faire oublier la responsabilité du gouvernement qui diminue les moyens consacrés à l’éducation, et celle de la minorité de privilégiés qui s’enrichissent en appauvrissant les classes populaires.

 

Intelligence artificielle, aides réelles au patronat

Grands calculs pro-patronaux

 

 

Le sommet de l’IA est l’occasion pour Macron de se placer en champion de l’intelligence artificielle. En insistant sur les « datas centers propres » en France ou en incitant la population à utiliser une IA française, il cherche à attirer les capitalistes étrangers pour se remettre dans la course face aux États-Unis.

         Mais derrière de grands discours sur l’utilité de l’IA en matière de santé, se cachent des aides matérielles de l’État susceptibles d’attirer les investisseurs. Et si les 109 milliards d’euros d’investissement annoncés proviennent un jour de capitaux privés, le gouvernement propose déjà de mettre à disposition 35 terrains et des infrastructures d’EDF pour implanter les data centers, ainsi que d’investir 360 millions d’euros dans la formation des travailleurs et dans la recherche.

         Quelle que soit la technologie, tout est un prétexte pour arroser les capitalistes d’argent public.