jeudi 13 février 2025

Argenteuil, lycées, des moyens en moins à la rentrée prochaine ? Des difficultés en plus pour les élèves

À tour de rôle, tous les établissements touchés. Faire poids ensemble contre les attaques gouvernementales

 

 

La majorité des enseignants du lycée Georges Braque ont fait grève hier mercredi. Ils sont en colère contre la baisse programmée des moyens pour leur lycée, prévue à la rentrée prochaine. Elle entraînerait une nouvelle hausse du nombre d’élèves par classe et l’augmentation des difficultés, pour les personnels et les élèves dans ce lycée très populaire.

         Chaque année, le rectorat joue au jeu de diminuer les moyens ici pour les maintenir là, en organisant l’inverse l’année suivante. Un petit jeu qui vise à diviser les personnels.

         Le service public d’éducation connaît des attaques et des difficultés majeures depuis des années. Seul la colère et la lutte massive des enseignants et de tous les personnels peuvent arrêter ces attaques gouvernementales. Il faut préparer cette lutte dans la conscience qu’il faudra qu’elle soit le plus générale possible. DM

 

mercredi 12 février 2025

L'éditorial de Nathalie ARTHAUD en vidéo en vidéo : Refusons d'être les esclaves de leur guerre commerciale !

Immigration : face aux démagogues, une seule classe ouvrière !

Diversion et volonté de division

 

Plus que jamais, migrants : liberté de circulation et d'installation

La campagne contre les immigrés s'intensifie : l'Assemblée nationale restreint le droit du sol à Mayotte, Darmanin et Retailleau se disputent la déclaration la plus anti-immigrés, Bayrou lance un débat sur « Qu’est-ce qu’être Français ? », et Macron n’exclut pas un référendum sur le sujet.

         Tandis que le monde du travail subit chômage, précarité et bas salaires, ces discours visent à faire diversion et à créer une division entre travailleurs en fonction de leurs origines.  

         Contre ce poison, une seule réponse : travailleurs français et immigrés, mêmes patrons, même combat !

 

Lidl : La bonne méthode

Contre l’exploitation, la seule voie : la mobilisation !

 

 

Des milliers de travailleurs de Lidl ont fait grève les 7 et 8 février contre la proposition d’une hausse de salaire dérisoire de 1,2 % et l’ouverture des magasins le dimanche matin. Ils dénoncent aussi des conditions de travail de plus en plus épuisantes.

         Ce mouvement, le premier depuis des années, montre qu’une partie des travailleurs n’accepte plus que les profits des actionnaires passent avant leurs salaires et leur santé.

 

Logement : toujours plus nombreux à la rue

 Logement : toujours plus nombreux à la rue

 Publié le 05/02/2025

Le 30e rapport annuel de la FLD, la Fondation pour le logement des défavorisés, rendu public le 4 février, dénonce l’aggravation générale de l’accès au logement.

Dans le secteur privé de l’immobilier, dominé par les spéculateurs et les géants du BTP, les loyers sont inaccessibles pour beaucoup dans les classes populaires.

Du côté public aussi, la production et les attributions de logements sociaux sont à leur plus bas niveau. En 2023, 2,6 millions de ménages étaient en attente d’un logement social. Dans tous les cas, pour un nombre croissant de familles qui voient leurs revenus chuter du fait d’un licenciement ou d’un salaire insuffisant, payer le loyer devient de plus en plus difficile, même quand il s’agit d’un loyer de logement HLM. Le nombre de familles expulsées augmente : en 2023, elles ont été plus de 21 500, presque deux fois plus qu’en 2021. Et le nombre de personnes qui finissent à la rue suit la même courbe : 350 000 seraient aujourd’hui sans domicile fixe, un nombre deux fois plus élevé qu’en 2012. Selon les associations d’aide aux sans-abri, cela est même sans doute bien en dessous de la réalité. Et en hiver, être à la rue peut signifier la mort.

Parmi ces sans domicile fixe, on compte un grand nombre d’enfants. Tous les soirs, 2 000 enfants sur les 5 000 à 8 000 sans- abri se retrouvent à la rue car l’hébergement d’urgence, le 115, n’a rien à leur proposer. Dans l’agglomération lyonnaise, 400 enfants dorment à la rue, dont plus de 200 dans la ville de Lyon. Le chiffre est en hausse de 20 à 30 % par rapport à 2024, et il a été multiplié par six par rapport à 2022, rien que pour la ville de Lyon.

Dans cette société capitaliste, on ne produit que ce qui rapporte. La construction de logements corrects et à loyers modérés ne rapporte pas, et en tout cas, pas suffisamment. C’est pourquoi elle a longtemps été laissée à l’initiative de l’État, qui, toutes ces dernières années, s’en est désengagé progressivement. Loger décemment toute la population ne sera vraiment possible que dans une société basée sur les intérêts de la collectivité et non dominée par l’argent et les lois de la propriété privée.

                                                 Aline Retesse (Lutte ouvrière n°2949)