jeudi 16 janvier 2025

Droite et extrême droite : qui se ressemble s’assemble

Droite et extrême droite : qui se ressemble s’assemble

Publié le 15/01/2025

Après avoir présenté ses condoléances à la famille Le Pen, Macron a ajouté que le défunt relevait désormais « du jugement de l’Histoire », avec le H majuscule de circonstance.

Bayrou, qui ne pouvait faire moins, a assuré que Le Pen avait été « une figure de la vie politique française » et un « combattant ». Retailleau l’a également qualifié de figure ayant « marqué son époque » et s’est indigné des manifestations de joie constatées ici ou là. Les médias, quant à eux, en ont fait des tonnes, sur le registre de la page qui se tourne.

La page en question concerne surtout le personnel politique de la bourgeoisie et la façon dont il se présente devant les électeurs. Pendant des dizaines d’années, la droite issue du gaullisme, celle de Chirac, a préféré maintenir un cordon sanitaire verbal et électoral la séparant de l’extrême droite, issue, elle, du pétainisme et de l’Algérie française. Cela n’a pas empêché la droite de reprendre le vocabulaire de l’extrême droite, sa démagogie, et tout particulièrement ses propos contre les immigrés.

Mais les temps ont changé ; l’extrême droite progresse à chaque élection, poussée par les reniements permanents et les mensonges évidents des partis au pouvoir. Macron, sorti en 2017 du chapeau de quelques grandes familles bourgeoises et de leurs agences de publicité, est de moins en moins utile à la stabilité du système politique. L’accession au pouvoir présidentiel de l’extrême droite, appuyée sur une majorité parlementaire, commence donc à apparaître possible voire souhaitable dans certains cercles dirigeants.

Une partie de la droite, les amis de Ciotti, s’est déjà ralliée. Une fraction de la grande bourgeoisie, Bolloré et quelques autres patrons du même acabit, milite pour cette solution par l’intermédiaire de puissants médias. La facilité avec laquelle la droite et les macronistes adoptent le langage de Le Pen, le fait qu’ils viennent aujourd’hui quasiment tenir les cordons du poêle à ses funérailles, montrent, s’il le fallait, qu’ils ne sont en rien un rempart contre l’extrême droite. Ils sont au contraire prêts à gouverner avec elle, pourvu que cela assure la stabilité gouvernementale propice à la poursuite des affaires du grand capital.

                                                                Paul Galois (Lutte ouvrière n°2946)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui jeudi 16 janvier, de 16 h.45 à 17 h.30 à l’entrée du parc de la mairie ;

Vendredi 17 janvier, de 15 h.45 à 16 h.30 au marché du Val-Nord ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

Samedi 18 janvier : de 10 h. à 12 h.15 devant Auchan au Val-Sud,

-de 10 heures 15 à midi 15, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 10 heures à 12 h.15 à l’entrée du parc de la mairie ;

-de 9 h.45 à 10 h.15 au marché des Coteaux ;

-de 10 heures à midi 15 au « carrefour Babou »,

-de 10 heures à midi au marché des Champioux,

-et de 10 heures 30 à midi 15 au marché de la Colonie ;

Dimanche 19 janvier, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre ;

-et de 11 h. à midi 15, au marché Héloïse ;

Lundi 20 janvier, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 


 

 

 

Bayrou et les retraites : minables manœuvres

 

Bientôt ou pas renversé ?

 

Manifestation contre la réforme des retraites (11 février 2023, Besançon)

Dans sa déclaration de politique générale, Bayrou s’est contenté d’appeler patronat et syndicats à rediscuter pendant trois mois de la réforme des retraites de Macron. Il espère ainsi éloigner le spectre d’une motion de censure immédiate. On saura bientôt si le PS lui fait ce cadeau.

         Mais aucune avancée pour les travailleurs ne viendra de ces parlottes de salon car Bayrou, comme ses prédécesseurs, manœuvre pour suivre la feuille de route fixée par la bourgeoisie.

Frontières et visas : la jeunesse dorée exemptée

Selon que vous serez riches ou misérables

 

 

Crédit photo : Matt Hrkac

L’artiste franco-iranienne Marjane Satrapi, qui avait soutenu Macron en 2017 et reçu l’an dernier la Légion d’honneur, a décidé de la rendre pour dénoncer « une attitude hypocrite de la France » qui prétend soutenir les droits humains mais refuse des visas à des Iraniens cherchant à fuir la répression dans leur pays, pendant que des enfants d’« oligarques iraniens » se « baladent à Paris comme à Saint-Tropez sans que cela ne pose aucun problème ».

         Avec ses frontières entre États, la bourgeoisie empoisonne la vie de la grande majorité de la population de la planète. Sauf celle des classes privilégiées, pour lesquelles leur fortune sert de visa universel.