mardi 17 décembre 2024

Argenteuil, conseil municipal, la vie communale réduite à peau de chagrin

À des années-lumière de la « démocratie » dite locale

 

Quand les habitants sont obligés de s'exprimer en direct

Dans l’incognito général, le conseil municipal d’Argenteuil a lieu ce soir à partir de 18 heures. Les questions qui y seront traitées ne seront qu’une infime partie de toutes celles qui relèvent de l’action municipale et des 2600 agents de la collectivité. L’ensemble mériterait une information générale et des échanges approfondis en amont avec la population. Le mensuel municipal Ma Ville pourrait au moins informer les habitants de tous les sujets, et a minima ceux qui seront abordés lors du conseil municipal prévu.

         Cela dit, nous avons noté quelques points de l’ordre du jour du conseil de ce soir qui ont particulièrement leur importance. Le 2 qui concerne le recrutement d’assistants médicaux dans les centres de santé. Le 3 sur l’adhésion de la Ville à l’école de la 2ème chance. Le 9 où l’on reparle des « mobilités » et du projet d’extension ouest de la ligne T11. Le 17 sur le « Lancement de la procédure d'expropriation pour cause d'utilité publique par la ville d'Argenteuil nécessaire à la création d'un nouveau collège ». Le 18 sur le renouvellement du contrat de délégation de service public pour la gestion des marchés forains de la Ville. Pour terminer, le 20, sur la question des parkings Indigo du Val-Nord et du Centre.

         Sur ces différents sujets, nous reviendrons dans les jours qui viennent. DM

 

lundi 16 décembre 2024

Mayotte : l’État responsable d’un drame prévisible

 

Le résultat de choix politiques

 

 

Après le passage d’un cyclone dévastateur, Mayotte est en ruine. Il pourrait y avoir des milliers de victimes.

         Dans ce département français, plutôt que de construire des infrastructures et des logements solides pour tous, l’État consacre ses moyens à faire la chasse aux immigrés, obligeant toute une partie des habitants à vivre dans des bidonvilles qu’il détruit ensuite.

         Alors les conséquences tragiques de ce cyclone ne sont pas seulement le produit d’un événement naturel, mais bien le résultat de choix politiques.

Bitcoin : symbole du capitalisme sénile

 

Bitcoin : symbole du capitalisme sénile

Publié le 11/12/2024

Dans les premiers jours de décembre, le bitcoin, monnaie virtuelle créée au lendemain de la crise de 2008, a vu sa valeur dépasser 100 000dollars lunité, soit une augmentation de 144 % en un an.

Un bitcoin vaut à présent le quart de la valeur moyenne d’une maison aux États-Unis, et davantage qu’un kilo d’or. L’élection de Trump, favorable aux cryptomonnaies, a dopé leur valeur, mais ce n’est pas la seule raison de leur succès. Se détournant de plus en plus des investissements productifs, les capitalistes privilégient les opérations spéculatives, pariant sur l’envolée de telle ou telle matière première, ou de telle ou telle monnaie virtuelle. En 2009, le bitcoin ne valait qu’un millième de dollar, contre plus de 100 000 quinze ans plus tard.

Devenues un produit spéculatif, ces cryptomonnaies peuvent voir leur cours monter, mais aussi dégringoler très vite. En 2021, une crise du bitcoin avait vu sa valeur s’effondrer, et plus de 1 000milliards de dollars étaient partis en fumée en une semaine.

Les banques centrales s’inquiètent de voir se créer un système monétaire parallèle, qui puisse concurrencer le leur. Les magasins Le Printemps viennent par exemple d’autoriser le paiement en bitcoin. Pour profiter de la folie spéculative, les grands fonds d’investissement ont créé leurs propres produits financiers en cryptomonnaies, accessibles aux États-Unis pour les particuliers depuis janvier2024. Ces « ETF bitcoin » participent à alimenter la bulle financière en captant l’épargne des particuliers vers ces circuits de plus en plus déconnectés de l’économie réelle.

Au 17esiècle, les premiers capitalistes spéculaient déjà sur les bulbes de tulipe. Aujourd’hui, ils le font avec des moyens infiniment plus importants sur des monnaies virtuelles et instables. Et c’est pour continuer à jouer à ce casino complètement fou qu’ils pressurent la classe ouvrière, allongent les journées de travail, baissent les salaires. Le parasitisme de la classe capitaliste mène l’économie et la société à la catastrophe.

                                         Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°2941)