dimanche 15 décembre 2024

Dassault, d'Argenteuil à Cergy : premiers débrayages

Dassault – Cergy : premiers débrayages

Publié le 11/12/2024

Il n’y a que quelques mois que l’usine de Dassault Aviation d’Argenteuil a déménagé pour s’implanter à Cergy, dans le Val-d’Oise. Pourtant, il n’aura pas fallu beaucoup de temps pour que cette nouvelle usine soit le lieu d’un premier mouvement de colère.

Sous prétexte qu’ils sont sous-traitants, la direction voulait que des travailleurs laissent leur vestiaire à d’autres salariés. Ils ont alors réagi en l’envoyant se rhabiller, car ils n’entendent pas travailler sans qu’on leur fournisse un lieu correct pour se changer. De plus, la direction ayant tout prévu a minima, elle envoie même les sous-traitants garer leur véhicule sur les supermarchés voisins, le parking interne n’étant pas adapté à l’effectif.

Si le carnet de commandes des Rafale explose, la direction de Dassault apparemment n’a pensé qu’aux dividendes à venir, mais pas à la façon de produire ces avions. Conçue pour quelque 800 travailleurs, l’usine, sous- dimensionnée, en compte maintenant plus de 1 300. Alors, la direction s’emploie à susciter des rivalités entre les « Dassault », les intérimaires, les sous-traitants et les prestataires pour faire passer ses mauvais coups… qui ne passent pas. Dans un autre secteur, tous les travailleurs ont également arrêté le travail alors qu’elle entendait procéder à des essais dans un atelier glacial.

Le nombre croissant de travailleurs, quel que soit le contrat de travail des uns et des autres, constitue une force. Ces premiers débrayages montrent leur confiance grandissante dans leur capacité à se défendre. Si les capitalistes préparent la guerre, les travailleurs doivent se préparer à l’offensive… pour leurs conditions d’existence.

                                                   Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2941)

 

Macron et Notre-Dame : en quête d’un miracle. Nous le savions, il ne pouvait avoir lieu

 

Grâce et disgrâce

 

                                                                   Xinhua

L’inauguration de Notre-Dame, le 7 décembre, a donné lieu à un spectacle très médiatisé, suivant la volonté de Macron, lancé dans une quête de popularité qui n’avait rien de religieux. Parmi les 2 400 personnes dans la cathédrale, les milliardaires Elon Musk, François Pinault, Bernard Arnault, tout ce que l’Europe compte de familles royales ou princières, des actuels ou anciens chefs de gouvernement, et Trump sans lequel le spectacle n’aurait pas été complet. En maître de cérémonie et grand spécialiste du tirage de couverture à soi, Macron s’est adonné à l’emphase qu’il affectionne, vantant « la France des bâtisseurs ».

Après les JO, Notre-Dame était une nouvelle occasion de tenter de faire oublier ses piteuses déconvenues multipliées depuis la dissolution. Mais la magie ne dure qu’un temps et il n’y eut aucun miracle : Macron n’a gagné aucun point de popularité après sa prestation.